Axel consultant à St Marie 2

Axel, consultant à St Marie - chapitre 12

Mon réveil fut difficile. Encore dans les brumes de la fin du sommeil, je me retournais. Mon poids sur mes fesses me rappela à la réalité. Mon postérieur n’était plus réellement enflammé. Mais la gêne que j’éprouvais au contact du matelas de mon lit, suffisait à me remémorer la punition reçue le soir précédent.

La honte. C’est le sentiment qui dominait. J’avais honte de moi. Des larmes me montèrent aux yeux. Comment avais-je pu me comporter aussi inconsidérément ? A mon âge, ne pas être capable d’entretenir ma chambre, c’était vraiment … un comportement e n f a n t in. Je ne trouvais pas d’autre qualificatif. Je ne savais pas combien de personnes, à St Marie, qui avaient maintenant une piètre opinion de moi, qui devaient me considérer comme un adulte incapable de s’assumer. Comment pourrais-je croiser leur regard ?

J’avais une sensation plus complexe vis-à-vis de la fessée que m’avait administrée Sœur Gabrielle. Bien sûr si j’avais eu mon mot à dire, j’aurais refusé de la recevoir. Je n’arrivais pas à comprendre qu’on puisse soumettre un adulte à une punition aussi humiliante. Ce n’était plus de mon âge d’être fessé et encore moins déculotté. Il est vrai qu’à St Marie, l’âge ne semblait pas un critère prépondérant.

Heureusement que tout cela s’est déroulé en privé. En privé ? Ce n’était pas si certain. Je ne pouvais pas savoir qui avait entendu le bruit de la fessée et de mes cris à travers les cloisons qui séparaient les chambres. Mathilde, à coup sûr puisque j’avais entendu la sienne. Qui d’autre ? La rumeur circulerait certainement rapidement parmi le corps des professeurs.

Pourtant, la fessée était sacrément efficace. Je m’étais promis, hier soir, d’être désormais irréprochable sur le rangement de ma chambre. Ce n’était pas la première fois qu’on m’avait critiqué d’être aussi désordonné ou fait remarquer que je faisais reposer mon désordre sur les autres, leur laissant le soin de ranger un minimum après moi quand ils trouvaient mon fatras insupportable. A commencer par Julie, ma jeune colocataire, pas plus tard que la semaine dernière.

C’était, par contre, la première fois que je me sentais une détermination aussi ferme même après une nuit de sommeil. Bien sûr, il s’agissait de l’image que j’avais de moi-même. La fessée m’avait renvoyé le regard que les adultes portaient sur moi : un e n f a n t trop vite grandi sans avoir appris les exigences qu’impose le fait d’être adulte. Les reproches que j’avais entendus jusque-là n’avaient pas eu la f o r c e de conviction que la punition de Sœur Gabrielle avait rendue incontournable. Il était maintenant acquis que je n’étais pas réellement un adulte et qu’il fallait une autorité ferme pour surveiller mes négligences. Désormais, Sœur Gabrielle en assumait le rôle.

Il s’agissait également d’éviter une nouvelle fessée. Je savais que Sœur Gabrielle n’hésiterait pas à y recourir une nouvelle fois si je lui en donnais l’occasion. Je ne pus éviter de grimacer à la pensée d’une prochaine correction. Sœur Gabrielle me l’avait promise. Selon elle, il était inévitable que j’y sois de nouveau soumis, compte tenu de tout ce qu’il y avait à rectifier dans mes habitudes et mes comportements.

Ce matin-là, dans la chaleur de mon lit, je pris la ferme résolution de ne plus donner de raison à Sœur Gabrielle de me fesser. Je ne voulais plus connaitre l’humiliation d’avoir la culotte baissée, la douleur que provoquait la main de la religieuse sur mes fesses et le sentiment d’être encore un petit garçon. Et surtout, je voulais que Sœur Gabrielle soit fière de moi, je voulais qu’elle me dise combien elle était satisfaite de mes progrès.

« Oh, non, pensais-je en sortant de ma rêverie éveillée. »

L’heure avait tourné et il était presque temps de me présenter au petit déjeuner. Pas de douche ce matin ? Pas de cours d’éducation physique, c’était donc envisageable, c’était impossible avec la perspective de ma confrontation ce soir avec Sœur Gabrielle. Il ne manquerait plus qu’elle s’aperçoive que je n’ai pas pris le temps d’une toilette sérieuse.

Je me levais en catastrophe, filais dans la salle de bain. Ma toilette fut rapide, mais je passais sous la douche sans être certain d’avoir récuré toutes les parties de mon corps que j’oubliais parfois. Je finissais de m’habiller dans le couloir et je courus pour rejoindre le réfectoire. Tout le monde était entré, la porte était refermée. Que dirait Sœur Gabrielle si j’étais en retard ? Serait-ce un nouveau motif de punition ? Considérerait-t-elle que la fessée devait m’être donnée sur le champ, devant tout le monde ?

La peur au ventre, j’entrebâillais la porte et je me glissais dans le réfectoire.

« Ouf, pensais-je, j’arrive à temps. »

Les derniers élèves prenaient leur place à table. Je rejoignis ma place, sur l’estrade avec les professeurs. Sœur Gabrielle s’était-elle aperçue de mon arrivée presque en retard ? Je lui jetais un coup d’œil discret. Elle me regardait et dès qu’elle accrocha mon regard, elle porta sa main à hauteur de son visage, l’agitant de haut en bas en un geste explicite de menace. Je plongeais dans mon bol, cherchant à me faire oublier.

Je ne me sentais pas tranquille. Sœur Gabrielle n’avait pas donné suite à son avertissement. Se réservait-elle pour ce soir ? Là, elle m’aurait sous la main pour me punir de tout ce qui pouvait m’être reproché dans la journée. Ce retard qui n’en était pas vraiment un, méritait-il une fessée ? Je n’arrivais pas à me faire une opinion définitive.

Je revenais sans cesse à la prochaine soirée. Je n’imaginais pas un seul instant que Sœur Gabrielle ne tiendrait pas sa promesse. Elle viendrait vérifier que le ménage de ma chambre avait été bien effectué. Faire le ménage. Cela n’avait jamais été mon fort.

Chez mes parents, c’était toujours ma mère qui s’en chargeait. Je n’avais jamais eu à passer le moindre balai dans ma chambre ni même faire la vaisselle une seule fois. J’avais découvert cette activité en prenant une colocation. Je m’étais débrouillé pour contribuer à la communauté en effectuant d’autres tâches. Depuis trois ans que nous cohabitions Julie, Marc et moi, ma colocataire s’en plaignait régulièrement. Je participais avec un minimum de motivation, ce qui se traduisait dans la qualité du ménage que je faisais.

Ce soir, il n’y aurait pas de faux-semblant. Je devais prendre le nettoyage de ma chambre à bras-le-corps. Je m’en sentais capable, pour d’une part éviter une fessée mais également pour montrer à Sœur Gabrielle que je pouvais assumer mes responsabilités d’adulte. Je rêvais qu’elle me félicitât de la qualité de mon travail. Cette pensée me ragaillardit.

« C’est décidé, me dis-je, ce soir Sœur Gabrielle me complimentera pour le travail soigné que je ferai. »

Je ne pouvais m’empêcher d’avoir un petit doute au coin de mon esprit. Serai-je assez tenace pour m’imposer jusqu’au bout une séance de ménage qui satisferait Sœur Gabrielle ?

« Décidément, pensais-je, la méthode utilisée à St Marie fonctionne très bien, encore plus avec moi. »

L’ombre de Sœur Gabrielle planant au-dessus de moi et les fessées qu’elle promettait m’obligeaient à une plus grande exigence vis-à-vis de moi. C’était sans nul doute l’effet recherché.

Je ressassais toutes ces interrogations sans réponse sans trop prêter attention à ce qui se passait dans le cours de Sœur Thérèse. Observer les méthodes pédagogiques en œuvre n’était pas aujourd’hui ma priorité.

Je fus rattrapé par Sœur Thérèse à la fin du cours.

« Axel, je vous ai vu rêvasser pendant toute une heure. Cela donne un très mauvais exemple aux élèves. Vous profitez outrageusement de ne pas être placé sous mon autorité comme les autres e n f a n t s. Je ne vais pas pouvoir continuer à vous accepter dans ma classe dans ces conditions."

Je marmonnais quelques vagues excuses et fis quelques promesses que je n’avais pas l’intention de tenir.

Le soir venu, dès le dîner terminé, je regagnais ma chambre. En passant devant Sœur Gabrielle qui n’avait pas encore quitté la table, je reçus un regard approbateur. Je rangeais soigneusement mes affaires, fit un tour des placards pour vérifier que tout y était en ordre, puis je commençais le ménage.

D’abord un coup de balai. Je fus étonné par le volume de mouton de poussière que je sortis de dessous mon lit. Il me fallut deux voyages à la poubelle pour évacuer toute la poussière qui ne tenait pas dans une seule pelle. Une éponge, du produit dégraissant et je m’attaquais à la salle de bain. Les ennuis commencèrent. Il y avait trop de produit nettoyant et je fus rapidement dépassé par la mousse. Il me fallut rincer quatre fois le carrelage posé sur le mur pour arriver à évacuer le trop plein de produit. Confronté au même problème au-dessus du lavabo, je décidais d’utiliser la douche toute proche pour accélérer le rinçage. Mal m’en prit. L’eau éclaboussa partout et je dus éponger le sol.

Je trouvais mes efforts mal récompensés. Un peu énervé, je bousculais la bassine remplie d’eau et elle bascula, répandant tout son contenu. L’éponge ne suffisait plus. J’allais prendre une serpillère dans le placard, furieux contre les objets qui se liguaient contre moi. J’essorais ma serpillère dans le bac à douche. Il était maintenant nécessaire de laver le bac une nouvelle fois pour éliminer les résidus de mon essorage.

Je regardais ma montre. Quinze minutes. Cela ne faisait que quinze minutes et j’étais déjà épuisé. Je regardais autour de moi et je constatais que j’avais déjà largement amélioré la situation.

« Il me reste peu de choses à faire, pensais assez satisfait de moi. Je vais faire une pause, je reprendrai plus tard. »

Je pris ma station de jeu et je me plongeais dans l’univers des monstres qui voulaient conquérir la planète que j’étais chargé de défendre. J’étais assez doué pour cette activité. Elle m’absorbait assez facilement et je perdais facilement la notion du temps. Quand, victorieux des aliens, je levais les yeux, un quart d’heure avait passé. Je décidais, bien que j’eusse encore largement le temps, de finir ce satané ménage.

Le produit, dilué dans une eau maintenant trop froide, ne dégraissait plus rien. Il fallait changer l’eau et la remplacer par de la chaude, avec moins de produit. En versant ma cuvette dans le bac à douche, je pris conscience de ma bêtise. Le bac à douche était de nouveau sale, il fallait le nettoyer une troisième fois. Les insultes bien pesées que je lui envoyais n’y changèrent rien, je m’y attelais une nouvelle fois. Afin de me calmer, je fis une nouvelle pause.

Je regardais alors mon travail. Je le considérais comme satisfaisant. La salle de bain avait été récurée, il n’y avait plus de poussière dans la chambre. Tout y était rangé impeccablement. Je ne voyais pas ce que Sœur Gabrielle pourrait trouver à y redire.

« Ce n’est pas parce que je n’ai pas lavé le sol dans ma chambre que c’est sale. Et puis, ça ne se voit pas. »

Encore vingt-deux minutes avant l’arrivée de Sœur Gabrielle. J’avais le temps. J’avais bien en tête que je devais me mettre au coin dès que la fin du nettoyage, mais je me rappelais également la difficulté à tenir la posture que j’avais éprouvé la veille. J’hésitais, puis la raison l’emporta. Je me mis au coin, croisant mes bras dans le dos.

Je commençais à compter dès le début pour ne pas perdre la notion du temps. Cinquante, … soixante. Je regardais ma montre pour vérifier que j’étais dans le bon tempo. Deux secondes d’avance. J’allais un peu vite. Je repris la position. Cent-cinquante, … Deux-cent-vingt, … trois-cent. Je m’ennuyais ferme avec ce temps qui ne passait pas.

« Juste une petite pause, pensais-je. »

Je quittais le coin, songeais à y retourner très vite.

« Quel con ! criais-je tout haut dans ma chambre. »

La pression que me mettait Sœur Gabrielle avait rouillé mon cerveau. Pas besoin de rester au coin aussi longtemps. Il suffisait de m’y mettre cinq minutes avant l’arrivée de Sœur Gabrielle.

« Du temps gagné pour me détendre. »

Je jugeais que je l’avais bien mérité. Je m’allongeais sur mon lit, reprit le jeu vidéo là où je l’avais laissé. Pour plus de précaution, je programmais mon téléphone afin qu’il sonne cinq minutes avant l’heure fatidique. J’avais dix bonnes minutes.

C’est à ce moment précis que j’ai entendu du bruit dans le couloir. Précipitamment, je me lève et je cours vers le coin. Le silence se fait. Pas de Sœur Gabrielle.

« Quel couard, me morigénais-je intérieurement. »

Encore plus de dix minutes. Pas question de rester en pénitence aussi longtemps.

« Cinq bonnes minutes de jeu vidéo de gagnées, pensais-je en me vautrant de nouveau sur mon lit. »

Cela faisait suffisamment de temps que je jouais pour être absorbé par le jeu, mais pas assez de temps pour que l’alarme sonne la fin de la pause détente. La porte de ma chambre s’ouvrit. Sœur Gabrielle entra.

Je sursautais et je me trouvais sur mes pieds en un clin d’œil. Je courus jusqu’au coin où je pris la pause.

« Tu ne pourras même pas dire que tu avais oublié que tu devais te mettre au coin, commenta-t-elle.»

Je m’attendais à ce qu’elle vienne me cueillir au coin pour me donner la fessée. Je l’entendis prendre place sur mon lit.

« Viens ici ! »

Je marchais vers l’endroit que son doigt désignait : le sol entre ses pieds.

« Quel crétin, quel imbécile, quel triple buse. »

Je me sermonnais intérieurement.

« Une fessée que je n’ai pas volé, pensais-je. »

Ce n’était que la troisième fois, mais j’avais déjà l’impression d’un rituel bien établi. Sans un mot et sans précipitation, Sœur Gabrielle déboucla ma ceinture, déboutonna mon pantalon, fit glisser la fermeture éclair de ma braguette, puis, elle baissa mon pantalon. Elle lui fit passer l’obstacle de mes genoux pour le laisser tomber sur mes mollets. Alors, des deux côtés de mes hanches, elle glissa ses pouces sous l’élastique de ma culotte et la fit glisser le long des mes cuisses pour l’abandonner à hauteur de mes genoux.

Je n’avais pas esquissé un geste. Je savais, après l’avertissement d’hier que toute tentative de résistance serait très mal venue. Je la regardais faire, les mains légèrement écartées, lui laissant le champ libre. Je me sentis rougir et, une fois la culotte baissée, je n’éprouvais plus que de la honte.

Sœur Gabrielle me prit le poignet et elle le tira vers elle. Elle me montrait ainsi la position qu’elle souhaitait que je prenne. C’était la même que la veille. Je me courbais pour suivre son mouvement et je tombais doucement en travers de sa cuisse gauche, le nez enfoui dans le drap de mon lit.

C’est alors que l’alarme de mon téléphone retentit.

« Je vois que tu avais tout prévu. C’est donc bien une désobéissance préméditée. La fessée n’en sera que plus sévère. »

La main de Sœur Gabrielle frappa une première fois sur le sommet de ma fesse droite, puis une deuxième de l’autre côté. Je les ponctuais d’un grognement que je réussis à étouffer. Elle y mettait toutes ses f o r c e s. Cela résonnait dans la pièce comme un coup de fouet. Je songeais un instant à ce que mes voisins pouvaient entendre, puis il y eut une autre claque à la jonction avec mes cuisses. Ce n’était plus un grognement, mais un cri qui se termina en un premier s a n g lot. Le suivant fut déclenché par la claque qui me fut aussitôt administrée sur l’autre cuisse. Mes s a n g lots se succédèrent alors sans interruption ? S’y superposaient des cris à chaque fois que je recevais une claque sur les fesses.

Ce fut une longue et vigoureuse fessée. Non seulement Sœur Gabrielle rougit la totalité de mes fesses, mais elle continua en fessant le haut de mes cuisses, ce qui me fit redoubler de s a n g lots et émettre des cris encore plus perçants.

Je pleurais encore quand Sœur Gabrielle me releva et me conduit au coin. Une fois positionné, elle compléta la fessée par une dizaine de claques sur chaque fessier.

« Je ne veux pas te voir remuer ne serait-ce qu’un petit doigt avant que je t’y autorise ! »

Je n’avais aucune intention de me faire remarquer. Finalement, le coin était un endroit bien plus confortable que les genoux de Sœur Gabrielle.

« Bon, fit-elle, une bonne chose de faite. Voyons ce que ce garnement a fait comme ménage. J’espère, pour lui, qu’il est irréprochable. »

Je l’entendis faire le tour de la pièce. Je craignais le pire.

Axel, consultant à St Marie - chapitre 13

Je ne restais pas longtemps au coin. J’entendis Sœur Gabrielle s’exclamer dans la salle de bains.

« Le petit chameau ! »

Puis, ses pas se dirigèrent tout droit vers moi. Elle me prit par le lobe de l’oreille et je n’eus d’autre choix que de la suivre.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? »

En me tirant l’oreille, elle m’avait courbé juste au-dessus de la cuvette des toilettes. De là où j’étais, je voyais parfaitement les poils pubiens restant sur le siège et les traces marron sur le bord de la cuvette, sans compter l’eau qui stagnait au fond qui était plutôt trouble. Rien d’étonnant à cela, dans ma précipitation, j’avais oublié cet endroit.

« Vas-tu prétendre que tu as nettoyé les toilettes ?

– Non, ma Sœur, … aïe, … j’ai oublié, … aie ! »

Le pinçon sur mon oreille me faisait horriblement mal.

Sœur Gabrielle me ramena dans ma chambre, tout en claquant mes fesses à chaque pas. Je ne savais plus ce qui faisait le plus mal : les claques sur mes fesses ou mon oreille tenue par la religieuse.

« J’aurai laissé passer le sol de la chambre qui n’a pas été lavé, s’il n’y avait pas eu ta désobéissance J’avais donc résolu de te fesser comme hier. Mais, là, il faut que je fasse un effort. Je te trouve à jouer avec une console de jeux alors que le ménage n’est pas fini. Si tu avais vérifié, tu t’en serais aperçu. C’est encore une conséquence de ton dilettantisme et de ta fainéantise. »

Elle me tourna légèrement sur le côté et me donna quelques claques bien senties sur le haut des cuisses.

« La fessée d’hier n’a pas fait suffisamment impression. Il faut que j’y mette plus d’énergie. Je crois que j’ai ce qu’il faut »

Sœur Gabrielle disparut dans le couloir pour quelques secondes. Elle revint presqu’aussitôt munie d’une brosse de bain en bois avec un long manche. La tête de la brosse avait une forme ovale et certains des poils blancs qu’elle portait, semblaient manquer.

Sœur Gabrielle me rapprocha du lit où elle prit place. Elle posa la brosse à côté d’elle. Elle me plaça entre ses pieds et elle m’obligea à me coucher sur son genou. C’était la position qu’elle me faisait depuis hier prendre pour me fesser. L’arrivée de la brosse dans le scénario de la punition, faisant suite à la promesse d’une fessée exemplaire n’était pas pour me rassurer. Je fus encore plus inquiet quand Sœur Gabrielle me prit la main droite, celle qui pouvait s’interposer au cours d’une fessée, et la posa sur mes reins, repliant ainsi mon bras dans mon dos. Elle referma alors ses genoux, immobilisant mes cuisses. Je ne pouvais plus du tout bouger. Tous ces préparatifs étaient inquiétants.

« Après cette fessée, je te promets que, demain, tu auras du mal à rester assis sur une chaise. »

Il n’y eut pas un bruit jusqu’au claquement mou de la brosse sur mes fesses. Une onde de douleur parcouru tout le bas de mon dos. J’avais retenu ma respiration tétanisé au moment du contact de la brosse sur mon postérieur. Je n’avais pas repris ma respiration quand Sœur Gabrielle appliqua une deuxième fois la brosse sur mes fesses. Il fallut une troisième fessée pour que j’émette un cri de détresse.

Je bandais mes muscles et, pour la première fois depuis que Sœur Gabrielle me donnait la fessée, je cherchais vraiment à me libérer de son étreinte. Je luttais une ou deux secondes, mais la brosse revint claquer mes fesses, m’obligeant à lâcher prise. Je hurlais une nouvelle fois et je laissais échapper un s a n g lot. Je repris ma lutte qui fut de nouveau interrompue par la brosse qui augmentait la cuisson de mes fesses à chaque contact. Je recommençais deux ou trois fois, puis j’abandonnais. J’avais besoin de toute mon énergie pour absorber la brûlure qui embrasait mes fesses.

Les dix ou vingt dernières fois que Sœur Gabrielle appliqua la brosse sur mon postérieur, elle ne me tenait plus. Elle avait juste posé sa main sur mon dos pour m’éviter de glisser quand je ruais sous l’impact. Je battais des pieds dans le vide et ma main gauche, bloquée dans le dos de la religieuse, frappait bien inutilement le matelas.

Puis elle cessa. Je restais longtemps dans la même position, pleurant comme le petit garçon sévèrement puni que j’étais. La sévérité de la fessée avait juste été à la hauteur de l’âge de mon corps. Sœur Gabrielle me laissa pleurer tant que mes s a n g lots restèrent incontrôlables. Puis, quand elle sentit que je reprenais le contrôle de mon corps, elle me fit glisser sur mes genoux. Elle posa ma tête sur sa cuisse, tout contre sa hanche, me laissant pleurer dans sa robe. Sa main caressait mon dos et descendait parfois jusque sur mes fesses ce qui ravivait mes pleurs.

« Allons, allons, mon grand garçon, c’est fini, chut, … chut. »

Je me détendis tandis qu’elle me berçait doucement. Ses mots étaient apaisants et sa main était une consolation que je n’aurais pas pu imaginer, la même main qui avait tenu la brosse qui avait si durement meurtri mes fesses. Puis, je ne frissonnais plus quand sa main massait mes fesses. Alors Sœur Gabrielle redressa ma tête et elle prit mon menton dans sa main.

« Après cette bonne fessée, il faut finir le ménage, mais d’abord… »

Elle me plaque de nouveau contre sa cuisse, me souleva suffisamment pour que ce soit elle qui supporte mon poids et que mes genoux soient décollés du sol. Elle délaça mes chaussures et me les enleva. Alors elle fit glisser mon pantalon puis ma culotte et mes les enleva complètement. Elle me remit sur mes genoux.

« De toute façon, dit-elle en posant sa main sur mes fesses, avec la couleur qu’a encore ton postérieur, je pense que tu ne seras pas fâché de le laisser un peu à l’air libre, n’est-ce pas ? »

Je ne savais pas trop quoi répondre. Cela était trop confus dans ma tête. Il était préférable d’abonder dans son sens.

Elle agissait vraiment comme si montrer mes fesses nues n’avait aucune importance pour personne. Cela en avait au moins pour moi. J’avais des voisins et surtout des voisines qui pouvaient passer dans le couloir à tout instant. Je me voyais mal leur expliquer que si mes fesses nues étaient publiquement exposées, c’est parce qu’aux yeux de Sœur Gabrielle, je n’étais qu’un petit e n f a n t qu’elle venait de punir.

« Allons, fit-elle, va chercher ce qu’il te faut pour finir le ménage ! »

Je me dirigeais vers la porte, puis je m’arrêtais avant de l’ouvrir et je me tournais vers elle, l’air suppliant.

« S’il vous plait, lui dis-je.

– Axel, gronda-t-elle, que tu sois les fesses nues n’a pas d’importance. Avec le tintamarre que tu as fait pendant la correction que je t’ai donnée, tout le monde, à cet étage, sait que tu as reçu une fessée. Tu n’es pas le seul à être puni de cette façon. Certains professeurs en ont besoin de temps en temps. Ils sont également déculottés avant d’être fessé. Nul ne sera étonné de croiser un puni sans culotte. C’est l’habitude ici. »

Elle se leva et ouvrit la porte.

« As-tu l’intention de désobéir encore une fois ce soir ? »

Sa menace suffit à me faire céder. Je longeais le couloir le cœur battant. J’arrivais au placard et j’y pris ce qu’il me fallait. C’est presqu’en courant que je revins dans ma chambre.

Sœur Gabrielle m’emmena tout d’abord devant la cuvette des toilettes. Là, sous sa stricte supervision, je la nettoyais jusqu’à ce qu’elle fût immaculée. Elle m’indiqua quels produits il fallait utiliser et comment m’y prendre. Cela ma sembla facile grâce à ses conseils. Ensuite, je passais la serpillère sur le sol de ma chambre. Sœur Gabrielle m’indiqua la quantité de produit à mettre dans le seau d’eau. Comme je lui faisais part de mes déboires avec la mousse, elle me fit remarquer qu’il m’aurait suffi de lire l’étiquette. Tout y était indiqué. Mon air penaud la fit sourire.

« Tu sauras pour la prochaine fois ! »

Muni de tout le matériel, je dus aller le ranger non sans avoir auparavant rincé les éponges et la serpillère. Durant tout ce temps, j’étais cul nu là où il aurait suffi qu’un de mes voisins ou voisine sorte pour me contempler dans cette tenue indécente. Fort heureusement, cela ne se produisit pas.

Sur le pas de la porte de ma chambre, Sœur Gabrielle m’annonça comment allait se terminer ma soirée.

« D’abord, tu vas aller te mettre au coin, en attendant que le sol sèche. Il ne faudrait pas marcher là où c’est mouillé, tu salirais tout. Et puis, un bon moment au coin te permettra de réfléchir aux avantages qu’il y a ici à faire correctement son travail et à obéir. De plus, tu as du temps au coin à rattr a p e r. Je viendrai te dire quand tu pourras en sortir. Je te mettrai alors au lit. Mais auparavant tu auras une fessée. »

La petite tape qu’elle me donna sur les fesses me fit grimacer.

« Va au coin ! »

Je n’avais, bien entendu, aucunement envie de discuter ses consignes. Je posais mon nez dans l’angle de la pièce, croisait mes bras dans le dos et je cessais de bouger.

Sœur Gabrielle prit les pans de ma chemise et les releva. Elle les glissa sous mes bras.

« Quand on est au coin, les fesses sont découvertes. Dorénavant tu relèveras ta chemise pour qu’on puisse voir que tu as été puni. »

Je l’entendis faire quelques pas dans la chambre.

« J’oubliais, je confisque la console de jeu. J’espère que quand je reviendrai tu n’auras pas bougé quoiqu’il se passe derrière toi. Soit sage ! »

J’entendis ses pas s’éloigner.

J’avais beaucoup de choses à penser. Une fois statufié dans l’angle de la pièce, la cuisson de mes fesses redevint ma préoccupation principale. Elle m’avait semblé plus supportable alors que je faisais le ménage. Etre occupé avait détourné mon esprit de l’état de mes fesses. J’avais maintenant l’impression que des vagues de douleur se répandaient sur mes fesses depuis les endroits où les coups de brosse avaient été les plus appuyés. Cela devint rapidement insupportable. Je me remis à pleurer doucement.

Progressivement, la douleur devint moins vive, sans disparaitre aucunement, mais elle était plus constante, sans les élancements aigus qui me parcouraient les fesses depuis la fin de la fessée. Mes pleurs s’espacèrent au même rythme. La première pensée qui me vint à cet instant était pour me reprocher mon inconséquence. Comment avais-je pu penser que je pouvais désobéir avec autant de légèreté ? J’étais furieux contre moi. Si Sœur Gabrielle n’avait pas sévi, je crois que je l’aurais fait moi-même. Je pestais contre mon inconstance qui me détournait d’une tâche aussi simple que de faire le ménage dans ma chambre. Quelle idée de m’autoriser à ne faire que la moitié de ce que je devais faire ! Pour jouer avec ma console au lieu de me mettre au coin !

Puis, le temps de la colère passé, vint le temps de l’ennui. Il était inutile de compter, je ne savais pas combien de temps Sœur Gabrielle envisageait de me laisser le nez contre le mur. De toute façon, je n’imaginais pas du tout bouger. Etre surpris à prendre des libertés avec ma mise au coin ? Très peu pour moi ! Une fois m’avait suffi. Je sentis venir les premiers engourdissements dus au peu de mouvements qui m’étaient autorisés.

Depuis combien de temps suis-là ? Pour combien de temps encore ?

La fessée. Plus jamais. Plus jamais avec la brosse à bain. Imaginer la possibilité d’y être soumis une nouvelle fois redonna une nouvelle vigueur à la boule qui s’était formée au creux de mon ventre. Evidemment, ça ne dépendait que de moi. Si j’avais obéi à Sœur Gabrielle, j’aurai peut-être eu une fessée si le ménage n’avait pas été tout à fait bien fait, mais elle me l’aurait donnée avec sa main.

« Bon, pensais-je, bien sûr, ça fait mal, mais comme la brosse ! »

Je me promis qu’à partir de maintenant, je serai sage et obéissant, que je ferai avec minutie le travail que Sœur Gabrielle me donnerait, que j’irai au coin quand elle me le dira, que … Je m’arrêtais là. La liste des résolutions était déjà longue, mais elle était moins longue que les comportements qui me vaudraient la fessée.

« La fessée, d’accord ! Quand je l’ai méritée. Mais pas avec la brosse. »

La seule problème, c’est que ce n’était pas moi qui en décidais.

« Etre sage, être obéissant, bien faire mon travail, répétais-je, comme une litanie. »

Depuis combien de temps suis-là ? Pour combien de temps encore ?

La fessée. Il y en avait une encore au programme de ce soir. Je sentis mes larmes inonder mes yeux et la boule que j’avais dans le ventre grossir un peu. Pourvu que Sœur Gabrielle ne veuille pas reprendre la brosse. Je serai sage si Sœur Gabrielle ne l’utilise pas.

« Désobéir pendant une fessée ? Quelle niaiserie ! me réprimandais-je, ce serait la brosse à coup sûr. De toute façon je serai obéissant. Avant pour me pas aggraver la sévérité de la fessée et après pour ne pas en risquer une autre. »

Depuis combien de temps suis-là ? Pour combien de temps encore ?

L’engourdissement s’était peu à peu transformé en crispations des muscles. Je fis bouger mon poids pour soulager ma jambe gauche ont le mollet tremblait sans que je puisse l’en empêcher. Une petite douleur apparut dans mon épaule droite qui supportait difficilement l’immobilité de mon bras. Pourtant, il ne fallait pas que je bouge. Si Sœur Gabrielle prenait mes mouvements pour de la désobéissance, ce serait la brosse à coup sûr.

C’est difficile de savoir ce qui se passe dans son dos quand on est au coin. A part la tâche sur le mur à la hauteur de mon nez, je ne voyais rien. Les sons me donnaient l’indication la plus précieuse, mais depuis le départ de Sœur Gabrielle, l’endroit était plutôt silencieux. Comment pourrais-je savoir si Sœur Gabrielle arrivait ? Elle était déjà entrée dans ma chambre sans que je l’entende. La luminosité quand elle passerait la porte ?

Sœur Gabrielle avait laissé la porte de ma chambre ouverte. Le coin dans lequel elle m’avait mis n’était heureusement pas placé face à l’ouverture béante.

« J’ai de la chance, pensais-je. »

Cependant, il suffisait qu’un de mes voisins fasse un pas ou deux à l’intérieur de la pièce, pour m’entrevoir sans difficulté. Depuis que j’habitais là, cela était arrivé une fois ou deux que l’un des membres du groupe des plus jeunes, entrât dans la chambre d’un autre.

« Pourvu que ce ne soit pas ce soir ! »

Je sentais un petit courant d’air qui, entrant par la porte béante, venait gentiment effleurer mes fesses nues. Je frissonnais, pas tant de froid que de l’image que je donnerais si qui que ce soit entre dans ma chambre ?

Depuis combien de temps suis-là ? Pour combien de temps encore ? Vivement que Sœur Gabrielle revienne !

La position devenait intenable. C’était maintenant ma jambe gauche qui ne supportait plus mon poids. De retour sur mes deux jambes, la gauche recommença presque tout de suite à s’engourdir. Mes mains faillir tomber de mon dos. J’agrippais ma chemise pour soulager mes épaules. J’avais l’impression de devoir lutter à chaque instant pour pouvoir rester figé au coin.

J’attendais avec impatience que Sœur Gabrielle arrive pour mettre fin à mon calvaire. Je savais que cela signifiait recevoir une autre fessée, mais tout était préférable à cette attente dans cette position que je ne pouvais plus tenir.

Depuis combien de temps suis-là ? Pour combien de temps encore ? Vivement que Sœur Gabrielle revienne !

Axel, consultant à St Marie - chapitre 14

Je perçus une modification de la lumière qui entrait dans ma chambre. Positionné comme je l’étais, il était difficile d’en être sûr et je n’allais pas me retourner pour le vérifier. Retenant mon souffle, j’écoutais plus attentivement. Il y eut un léger frottement sur le sol venant de l’entré de ma chambre.

« Ouf, songeais-je, Sœur Gabrielle est de retour. »

Pendant un moment, il n’y eut plus de bruit, … puis un nouveau frôlement qui venait toujours du même endroit.

« Pourquoi Sœur Gabrielle met-elle tant de temps à pénétrer dans ma chambre ? »

C’était bizarre et ne correspondait pas avec les manières franches et directes de Sœur Gabrielle. Je sentis monter mon angoisse au creux de mon estomac. Qui pouvait bien être là ?

« Axel ? »

C’était Mathilde ! Que faisait-elle là ? Je m’enfonçais un peu plus dans mon coin. Je crois que pendant un long moment je cessais de respirer. Si elle n’avançait pas plus loin dans la pièce, elle ne pouvait pas me voir. Le coin où je me tenais était situé complètement à droite et j’étais dissimulé par l’armoire. Dissimulé, oui, à condition qu’elle ne fît pas un pas de plus. Je fermais les yeux, comme si cela me pouvait me cacher un peu plus. Je crois que mon immobilité a été totale pendant tout ce temps.

« Pourvu qu’elle s’en aille, pourvu qu’elle s’en aille. »

Je ne cessais de répéter cette incantation dans ma tête, une prière muette à je ne sais quel dieu.

« Mathilde, que fais-tu là ? »

Il n’y avait aucun doute. C’était la voix de Sœur Gabrielle. Elle avait pris le ton qu’elle utilisait pour gronder un élève.

« Oh, répondit la jeune femme, je … je … je suis venu pour … enfin pour …

– Tu es venue pour satisfaire ta curiosité. Je vois que je n’ai pas encore réussi à te faire passer ce défaut. Ne t’inquiète pas, jeune fille, je sais être persévérante. Tu voulais voir ? Et bien tu vas voir ! »

Il y eut le bruit étouffé d’une claque qui atterrissait sur des vêtements. Puis j’entendis clairement les pas des personnes qui entraient dans ma chambre.

« Voilà, tu vois maintenant. Axel est au coin, la culotte baissée. Il a les fesses toutes rouges parce qu’il a reçu une sérieuse fessée avec la brosse dont on voit encore les traces sur ses fesses. »

J’étais m o r t de honte. Mon visage devait être aussi rouge que mes fesses.

« Tu sais ce que c’est que de recevoir la fessée à la brosse, n’est-ce pas ?

– Oui, ma Sœur, oui, mais je ne voulais pas …

– Ne te lance pas dans des mensonges abracadabrants. Nous savons toutes deux que c’est la curiosité qui t’a amenée là. Tu as entendu quand je fessais Axel, et tu n’as pas pu résister à l’envie de venir voir.

– Oh, oui ma Sœur !

– Bon, je préfère quand tu reconnais tes bêtises. J’espère que tu as bien vu parce que tu vas aller le rejoindre. »

Il y eut un déplacement dans la pièce accompagné de demandes de pardon émises faiblement par Mathilde. J’entendis Sœur Gabrielle s’asseoir sur mon lit.

« Viens ici ! »

Un bruissement de tissus.

« Ah, … non, … pardon, … non, pas ici ! »

La première claque tomba sur les fesses nues de Mathilde, il n’y avait pas à se tromper à l’écoute du bruit que cela faisait. Depuis le coin, je ne voyais évidemment rien, mais le fracas que faisaient la fessée et Mathilde suffisait à en deviner le déroulement.

Sœur Gabrielle commença par une avalanche de claques qui provoquèrent un roulement de tonnerre continu dans la chambre. Mathilde pleura dès le début de la fessée, une fois passé la stupeur occasionnée par la douleur des premières claques. Sœur Gabrielle maintint ce rythme une bonne minute. Puis, elle frappa les fesses à un rythme régulier, détachant bien chaque claque de sa suivante. Il y avait un petit écho qui répétait chaque gifle sur les fesses. Sœur Gabrielle attendait que cette réverbération s’éteigne pour recommencer. Les pleurs de Mathilde et les cris qu’elle poussait, rompaient l’harmonie sonore.

« As-tu encore envie d’être curieuse, petite fille ? »

Mathilde réussit à répondre en deux s a n g lots :

« Non, … non, ma Sœur !

– Hum, fit Sœur Gabrielle, je ne suis pas convaincue que cette fessée soit suffisante pour te guérir de cette détestable manie. C’est la troisième fois depuis la rentrée de cette année que je dois te punir pour avoir été curieuse. Cela commence à suffire. »

La fessée reprit de plus belle et avec elle les plaintes de Mathilde.

« Faudra-t-il que je te fesse devant tous les professeurs, comme j’ai dû le faire l’année dernière ? »

Il y eut une nouvelle série de claques.

« Je vais évoquer tous ces points avec Sœur Marie Joseph. Je vais lui suggérer de te priver de sortie ce week-end. Deux jours à travailler à la préparation de tes cours sous la houlette de Sœur Marie Véronique, cela va te faire beaucoup de bien. Et si tu as du temps libre, et bien nous l’occuperons aux cuisines ou au ménage des classes. »

Je ne sus pas si la plainte de Mathilde fût provoquée par l’annonce de sa punition ou par la fessée qui recommença.

« Bien évidemment, je te donnerai une fessée chaque matin et chaque soir et je doublerai celles que te donnera Sœur Marie Véronique. A quelle heure est ton premier cours demain ?

– Dix heures, ma Sœur.

– Parfait, tu auras donc le temps de me faire une punition. Tu copieras cent fois : je promets de ne plus jamais être curieuse. Tu viendras m’apporter la punition avant de te rendre à ton premier cours. J’espère pour toi que ce sera bien écrit et sans faute, autrement tu commenceras ton premier cours avec les fesses toutes rouges sous ta jupe. Est-ce compris ?

– Oui, ma Sœur ! »

Pour faire bonne mesure, Sœur Gabrielle rajouta une dizaine de claques sur les fesses de Mathilde.

« Pour l’instant tu vas aller remplacer Axel au coin. Relève-toi ! »

Il y eut des pas qui venaient vers moi.

« Axel, viens ici pour recevoir la fessée que je t’ai promise ! »

Je me retournai et je croisais le regard de Mathilde. Nous rougîmes tous les deux et, chacun baissant la tête, nous nous croisâmes. Sans pantalon ni culotte et tenant ma chemise relevée, je donnais à Mathilde une vue totale sur mon sexe et mes fesses. Elle, de son côté, tenait sa jupe au-dessus de sa taille. Ses fesses et son pubis étaient nus. Je peux vous assurer qu’il n’y avait rien d’érotique, ni dans sa nudité partielle, ni dans la mienne. Nous étions juste deux e n f a n t s punis, obéissant à la grande personne chargée de sévir.

Mathilde prit ma place au coin. Elle avait les mêmes consignes que moi, celles en vigueur pour tous les punis de St Marie. Elle prit donc la même pose, nous laissant Sœur Gabrielle et moi en tête à tête, ce dont je me serais bien passé.

Sœur Gabrielle me fit signe de me mettre debout devant elle.

« Je suis très déçue de ce que tu as fait ce soir. J’avais pensé que la fessée d’hier serait suffisante pour te remettre dans le droit chemin. Tu es beaucoup moins mature que je ne le croyais. Tu as le plus souvent des comportements de gamin. Je te traiterais donc comme un gamin. Je vais étroitement surveiller ce que tu fais et tu auras la fessée aussi souvent que nécessaire. Je te la donnerai là où elle est méritée. Si tu ne veux pas le recevoir devant d’autres personnes que Mathilde, tu vas devoir faire très attention. »

J’étais mal à l’aise. Pas tellement parce que je me tenais à demi-nu devant une personne de sexe féminin qui, elle, était habillée. Pas tellement parce que je savais comment cette réprimande allait finir. J’étais mal à l’aise d’avoir déçu Sœur Gabrielle.

« Nous avons des comptes à solder mon garçon, mais je veux que tu comprennes pourquoi tu as mérité une autre fessée. La première fessée que je t’ai donnée, quand je t’ai trouvé à jouer sur ton lit, c’était pour la désobéissance. La deuxième, c’était pour le travail mal fait. Je vais t’en donner une troisième pour ta paresse. »

Sœur Gabrielle m’avait fait approcher entre ses pieds. Elle avait posé ses deux mains sur mes fesses encore endolories et elle les massait doucement.

« Je devrais t’en donner une quatrième, et une sévère avec la brosse, pour t’être débattu pendant la fessée. Je vais te l’épargner parce que c’était la première fois que je me munissais d’un instrument punitif. Maintenant que tu sais ce que ça fait, tu pourras t’y préparer. Si je te donne la fessée, c’est parce que tu en as besoin. Il n’est donc plus question que tu cherches à y échapper. La prochaine fois, ce sera une deuxième fessée encore plus rigoureuse que la première. »

Elle tapotait doucement mes fesses.

« As-tu entendu, mon vilain garçon ?

– Oui, ma Sœur.

– Met-toi en place ! »

Sœur Gabrielle désignait sa cuisse et ses bras étaient prêts à m’accueillir pour me positionner à sa convenance. Je m’y allongeais à plat ventre, laissant mes fesses à disposition de la religieuse. Le sermon de Sœur Gabrielle avait ravivé mon sentiment de culpabilité. Je ne voulais pas qu’elle soit durablement fâchée avec moi. En coopérant, je souhaitais lui montrer que j’acceptais la fessée en juste punition de ma paresse.

Sur mes fesses encore marquées par la brosse, la main de Sœur Gabrielle fit des ravages. Faisant fi de mes récentes résolutions, je me tortillais sur le genou de Sœur Gabrielle, je lançais mes jambes dans toutes les directions, j’étreignais le drap, … j’extériorisais la souffrance que la main infligeait à mes fesses. Je finis en pleurs, suppliant pour que la fessée s’arrêtât, mais je laissais Sœur Gabrielle aller au bout de la punition sans que je fasse quoi que ce soit pour l’en empêcher.

Elle finit par s’achever et me laissa avachi sur la cuisse de Sœur Gabrielle, totalement vidée de mon énergie. Sœur Gabrielle me releva après un court instant. Je voulus mettre mes mains sur mes fesses. Les claques que je reçus sur ma cuisse m’en dissuadèrent :

« Il est interdit de masser ses fesses après une fessée. Tu dois pouvoir profiter le plus longtemps possible de la cuisson de tes fesses, afin de t’en souvenir un bon moment. Frotter ses fesses, atténue la douleur. Je ne veux plus le voir. C’est passible d’un autre séjour sur mes genoux. »

Sœur Gabrielle m’emmena par le bras vers le coin où Mathilde restait figée.

« Mathilde, viens avec moi, je vais te coucher. Pendant ce temps, Axel, tu restes au coin. Je viendrai te mettre au lit dès que Mathilde sera prête à dormir. »

Mathilde et moi échangeâmes nos places. De retour au coin, il me restait deviner ce qui se passait dans mon dos juste avec les bruits que j’entendais.

Le seul bruit notable que j’entendis venant de la chambre de ma voisine, fut une claque sur les fesses, suivi d’un cri sonore. Après cela, le coucher de Mathilde se déroula en silence, autant que je pusse en juger.

J’espérais disposer d’un répit avant que les crampes ne reviennent. Il n’en fut rien. Mes muscles retrouvant leur position abandonnée juste quelques instants durant ma fessée, s’engourdirent presque aussitôt. Sœur Gabrielle ne revenait pas et pourtant elle allait être là d’un instant à l’autre. Je devais tenir.

Depuis combien de temps suis-là ? Pour combien de temps encore ? Vivement que Sœur Gabrielle revienne !

Enfin, Sœur Gabrielle revint. Elle me fit patienter encore un petit moment. Durant tout ce temps, je trouvais plus facile de rester au coin. Je suivais les différents déplacements de Sœur Gabrielle aux frôlements que j’entendais. Elle fit un tour complet de ma chambre et de la salle de bain, s’arrêtant souvent en différents endroits, devant chaque meuble de rangement, me sembla-t-il, si j’avais bien jugé de la position où elle se trouvait.

« Viens ici Axel ! »

Enfin, je pouvais quitter le coin, sans risque de fessée, espérais-je. Sœur Gabrielle était assise sur mon lit. Elle me prit par la main et je dus approcher d’elle.

« Viens t’asseoir ici, dit-elle en tapotant ses genoux du but de ses doigts. »

Elle me guida à califourchon sur ses genoux, face à elle. Puis elle me prit la nuque et elle posa ma tête sur son épaule, le visage caché dans le tissu de sa robe. Alors elle posa ne main sur mes fesses nues et caressa doucement mes fesses en un massage circulaire. Son bras me tenait serré contre sa poitrine.

Toute la tension accumulée depuis le début de la soirée disparut en un clin d’œil. Je me relâchais dans ses bras et je recommençais à s a n g loter doucement. Sa main vint masser ma nuque.

« Allons, allons, mon grand garçon, chut, … chut … »

Je me laissais aller contre elle. Sa main passait de ma nuque à mon dos, puis elle descendait jusqu’à mes fesses. A chaque fois qu’elle passait sur une zone où la brosse avait particulièrement marqué son passage, cela faisait naître un frisson tout au long de mon dos, mélange de douleur et de douceur. Elle murmurait à mon oreille un doux refrain apaisant dont les paroles importaient moins que le bercement de sa litanie.

Elle ma laissa ainsi jusqu’à ce que mes pleurs deviennent presque imperceptibles.

« C’est fini. Tu as reçu une bonne fessée, mais elle était méritée. Est-ce que je me trompe ? »

Elle m’écarta de sa poitrine et sa main posée sous mon menton m’obligeait à la regarder droit dans les yeux.

« Non, ma Sœur.

– Ça t’a fait certainement beaucoup de bien, sauf à tes fesses, bien entendu, mais ça c’est pour un jour ou deux. Après ça ira mieux. Il te restera le souvenir de ta désobéissance, de ton travail approximatif, de ta paresse et de la punition que cela a nécessité. Ce n’est pas que tu ne recommenceras plus, une seule fessée en suffira pas, mais tu hésiteras certainement la prochaine fois à recommencer les mêmes bêtises, n’est-ce pas ?

– Oui, ma Sœur. »

Elle me lâcha et je reposais ma tête sur son épaule.

« Est-ce que tu boudes ?

– Non ma Sœur, c’est que …

– Oui ? »

La tendresse dont Sœur Gabrielle m’entourait m’incitait aux confidences.

« C’est que j’ai honte.

– De quoi as-tu honte ? D’avoir reçu une fessée ? Que Mathilde t’ai vu la culotte baissée ?

– Ah, ça, non, … euh, enfin oui, bien sûr. Mais c’est surtout d’avoir été désobéissant comme un petit garçon et … de vous avoir fâchée. »

Sœur Gabrielle resserra son étreinte.

« Mon grand garçon, bien sûr, c’est mieux quand tu es sage et obéissant. Mais je sais ce que c’est qu’un petit garçon, même quand il est dans un corps d’adulte. De temps en temps, il ne peut pas s’empêcher de faire une bêtise ou deux. Ce qui est important c’est qu’il trouve, au bon moment, une grande personne qui se fâche et le punisse. Comprends-tu ?

– Oui, ma Sœur.

– Je me fâche, c’est vrai, mais c’est nécessaire. Ensuite après t’avoir donné la fessée, il n’y a plus de raison de se comporter avec toi comme avec un coupable. Une fois puni, il est normal que tu sois pardonné. Un petit câlin dans mes bras, comme maintenant, pour te faire comprendre que ce n’est pas la fin du monde. Tu redeviens alors un gentil grand garçon, n’est-ce pas ?

– Oui, ma Sœur, lâchais-je dans un soupir de soulagement. »

Dans cet instant, j’aurais pris toutes les fessées de l’univers pour ce moment de sécurité.

« Voyons cela de plus prêt. »

Sœur Gabrielle me fit passer sous son bras, puis elle passa son bras entre mes jambes. Son bras et sa main se plaquèrent sur mon ventre et elle me souleva pour poser mon bassin en travers de ses genoux. J’eus un instant de crainte. Posé ainsi à plat ventre sur ses genoux, mes fesses étaient idéalement positionnées pour recevoir une fessée.

Sœur Gabrielle passa sa main sur mes fesses. Elle massait légèrement la peau entre ses doigts. L’examen dura un petit moment.

« La fessée a laissé des marques. Tu auras des difficultés à t’asseoir demain. C’est exactement ce que je voulais. Ainsi, toute la journée, tu te rappelleras de cette fessée. Tu viendras me voir demain soir. Je regarderai comment tout cela évolue. »

Aussi facilement que quand elle m’avait couché sur ses genoux, elle me remit dans la position assise sur ses genoux. Je ne me rappelais pas avoir été si facilement manipulé par une autre personne depuis que j’étais tout petit. Entre ses mains, j’avais l’impression d’être un fétu de paille.

Sœur Gabrielle déboutonna ma chemise et me l’enleva. Ma gêne de se trouver nu devant elle se raviva. J’avais oublié ma nudité durant tout le temps qu’avait duré le câlin. Je mis mes mains pour protéger mon sexe, gênant Sœur Gabrielle dans mon déshabillage.

« Axel, gronda-t-elle, veux-tu bien me laisser faire ! »

Sa main claque mes fesses une seule fois. Cela suffit pour que j’enlève ma main, mais je rougis aussitôt.

« Quel e n f a n t illage ! Prendre le risque de désobéir, pour cacher ce que tu me montres depuis à peu près une heure : des fesses de garçon. »

Sœur Gabrielle me passa alors le haut de mon pyjama. Puis elle me fit mettre debout, et une jambe après l’autre à sa demande, j’enfilais la culotte. Alors, elle ouvrit les draps de mon lit et m’ordonna :

« Au lit ! Sur le ventre ! Cette nuit, tu ne pourras pas faire reposer ton poids sur tes fesses. »

Je préférais ne pas essayer. Je m’allongeais sur le ventre. Sœur Gabrielle rabattit les draps et les borda. J’étais un peu serré, mais je me sentais protégé. Sœur Gabrielle éteignit la lumière. Aurai-je le droit à un bisou comme hier soir ?

Elle revint s’asseoir sur le bord de mon lit. Elle se pencha et déposa un bisou sur ma tempe.

« On dort, maintenant. Je ne veux plus t’entendre ! »

Sa voix avait un ton à peine sévère. Sa main me caressa les cheveux, jouant avec les mèches qui s’égaraient sur mon front. Puis elle descendit, massant mes épaules, puis le dos en se glissant sous le drap.

Je m’endormis alors que Sœur Gabrielle veillait encore sur moi.

Axel, consultant à St Marie - chapitre 15

Sœur Gabrielle n’en était pas à sa première fessée ; elle connaissait son affaire. Cela me fut confirmé quand je constatais que ses prévisions se réalisaient à la lettre. La douleur sur mes fesses s’était transformée en un tiraillement continuel. Ma main passée sur mes fesses confirma que si la température de ma peau avait retrouvé un niveau normal, il restait une raideur certaine. Comme à mon habitude, je m’assis pour sortir de mon lit. Ce n’était plus une souffrance vive comme hier soir, mais des élancements à l’endroit où mes fesses entraient en contact avec mon lit.

La douche, prise un peu froide me fit du bien, mais je dus redoubler de précaution avec ma serviette lorsqu’il fallut m’essuyer. Le premier pantalon que je passais était trop serré. J’avais l’impression que tissu rêche frottait sur la peau de mes fesses. Un deuxième, plus large, était plus facilement supportable.

Au petit déjeuner, mes fesses prirent contact pour la première fois, depuis la fessée, avec une chaise. Je réussis à retenir le cri, mais pas la grimace. D’un coup d’œil circulaire, je vérifiais que personne n’avait remarqué ma réaction. Sœur Gabrielle, deux tables plus loin, me surveillait et elle hocha la tête en un signe d’assentiment. A une table plus proche, Mathilde me regardait du coin de l’œil. Lorsque nos regards se croisèrent, chacun plongea dans son bol en rougissant.

Ma journée, assis sur une chaise en bois, fut difficile. Je ne pouvais pas rester dans la même position plus de quelques minutes. Chaque changement d’assise s’accompagnait d’élancements et j’avais du mal à dissimuler les rictus qu’ils provoquaient immanquablement. Je me fis un point d’honneur à ne rien changer à mes habitudes. Je faisais mes affaires dans mon coin pendant que la classe suivait son propre chemin.

Pauline et Antony continuaient leur long calvaire à chaque récréation. Je me fis la réflexion que mes fesses étaient loin d’être aussi marquées que les leurs. Ils finissaient chaque récréation sous le bras de leur professeure qui leur appliquait une pommade réparatrice.

Pendant la deuxième heure de cours, Sœur Thérèse m’interpella en plein cours.

« Vous semblez bien agité, Monsieur Fournier, vous vous comportez comme si la chaise sur laquelle vous êtes assis, avait quelque échardes irritantes. Vous perturbez le cours. »

Sœur Thérèse était-elle au courant de la punition que Sœur Gabrielle m’avait donnée hier soir ? Je tentais de me faire discret, mais je ne pouvais pas arrêter mes changements de position.

Ma confusion fut à son comble au cours de l’heure qui suivit. Sœur Thérèse continuait son cours d’histoire. A part moi qui gesticulais le plus discrètement possible dans le fond de la classe, tout le monde était concentré sur un devoir sur table. Sœur Thérèse, assise à son bureau, corrigeait des copies. Elle leva doucement la tête.

« Mademoiselle Marine, apportez-moi donc le papier que vous tentez de lire difficilement sous la table. J’espère que vous ne trichez pas. »

Sœur Thérèse n’avait pas monté le ton, mais la menace était claire.

« Oh non, ma Sœur, ce n’est pas ça.

– Laissez-moi en juger. Venez donc me donner cette missive. »

Marine se leva. On sentait bien à sa démarche que ses jambes la portaient à peine. Debout devant le bureau, elle remit à la religieuse un bout de feuille qui tenait au fond de sa main. Sœur Thérèse en prit connaissance.

« Effectivement, vous avez raison. Ce n’est pas avec le contenu de ce billet que vous allez faire des étincelles sur votre devoir. »

Sœur Thérèse se leva et lut tout haut son contenu.

« On dirait plutôt qu’Axel a pris une fessée. Il parait que c’est Sœur Gabrielle qui la lui a donnée. »

Elle me jeta un regard et poursuivit :

« Je dois dire que ce n’est pas trop mal observé, mais évidemment, je ne peux laisser passer cette légèreté. Où irions-nous si chacun pouvait à sa guise faire circuler sa prose durant les cours ? Qui plus est pendant un devoir sur table. Ne croyez-vous pas, Marine, que cela mérite une fessée ? »

Marine qui était déjà bien pâle devint livide lorsque le mot « fessée » fut prononcé par sa professeure. Elle savait maintenant qu’elle ne serait pas épargnée.

« Cependant, il ne serait pas juste que vous en soyez la seule bénéficiaire. Il serait bon que l’auteur d’un tel chef d’œuvre vienne bous rejoindre. »

Le silence se fit dans la classe. Chacun avait suspendu ses écrits pour suivre la scène qui se déroulait sous les yeux. Les élèves se regardaient, cherchant qui aurait ce malheureux honneur.

« Je crois, reprit Sœur Thérèse, que j’ai une bonne idée du nom du coupable. Vous remarquerez qu’avec cette appellation, selon nos règles de grammaire, il peut aussi bien s’agir d’un garçon que d’une fille. Je lui donne encore cinq secondes pour se dénoncer. Après, je me déplace pour aller le chercher. »

Chloé se leva et se rendit sur l’estrade.

« C’est donc vous la rédactrice de mot que vous avez si obligeamment fait passer à votre camarade ?

– Oui, ma Sœur, répondit la jeune fille d’une voix étranglée. »

Nous venions d’assister un une phase fondamentale de la méthode disciplinaire à St Marie. La professeure avait amené la coupable à se dénoncer. Dans l’incertitude de ce que savait Sœur Thérèse, Chloé avait préféré avouer sa responsabilité plutôt que de prendre le risque d’une fessée bien plus sévère. Une variante de « faute avouée est à moitié pardonnée » dans laquelle la « moitié pardonnée » est celle, hypothétique, qui aurait conduit la jeune fille à recevoir une double correction s’il s’était révélé que Sœur Thérèse connaissait effectivement la coupable.

Sœur Thérèse avait-elle réellement identifié qui était à l’origine de l’infraction ? Nul ne le saura jamais, mais il suffisait que, de temps en temps, l’auteur d’une infraction soit pris sur le fait et sévèrement puni pour rendre crédible toute injonction à se dénoncer. Chloé en était la victime.

L’étape suivante consistait à ce que la fautive soit consentante à sa propre correction. Une façon douce de demander, soi-même, à recevoir la fessée ou peu s’en faut.

« Je vous félicite pour votre perspicacité, mais pas pour le moyen utilisé pour la faire connaitre. Vous conviendrez qu’il serait injuste que Marine soit fessée et pas vous.

– Oui ma Sœur.

– A la bonne heure ! Nous sommes donc tous du même avis. »

Le ton de Sœur Thérèse pouvait paraître enjoué, mais son visage démentait cette première impression.

« Relevez donc votre jupe Mesdemoiselles ! »

Les deux jeunes filles s’exécutèrent et Sœur Thérèse les déculotta aussitôt.

« Puis-je vous demander de patienter un peu au piquet ? Je vous en prie. »

Sœur Thérèse désignait le mur à côté du tableau. Il n’y eut pas besoin d’expliquer plus précisément à Marine et Chloé ce qu’on attendait d’elles. Le fruit de l’habitude.

« Il reste, reprit Sœur Thérèse, un mystère à éclaircir. Comment ce pli a-t-il pu franchir les deux rangs qui séparent nos deux demoiselles ? Il a dû lui falloir quelques mains complices. Je pense qu’il faudrait que ces âmes secourables nous rejoignent. »

Un garçon et une fille se levèrent, résignés à leur sort.

« Avons-nous tout le monde ? Plus personne ne se sent impliqué dans cette infraction caractérisée aux règles de St Marie ? »

Sœur Thérèse laissa un petit temps.

« Il va de soi que je me verrai contrainte d’aller chercher par l’oreille celui ou celle qui n’a pas le courage d’assumer ses actes. Il faudrait alors une double fessée pour punir cette double faute. Non … plus personne ? C’est votre dernier mot ? «

Sœur Thérèse laissa vivre le silence pendant quelques instants.

« Bien, fit elle. »

Elle s’engagea dans l’allée entre les tables et marcha jusqu’à Ghislain. Elle le prit par l’oreille et le mit debout.

« Aïe, aïe, non ma sœur, ce n’est pas…

– Vous feriez mieux de vous taire avant d’ajouter le mensonge à vos autres écarts. J’ai parfaitement suivi le parcours de ce message depuis le début. Oserez-vous dire qu’il n’est pas passé entre vos mains ?

– Oui ma Sœur, euh, non ma Sœur … oh !

– Taisez-vous et suivez-moi, cela vaut mieux pour vous. »

Ghislain n’eut pas vraiment le choix. Il était assez grand, il dut donc suivre Sœur Thérèse, courbé en deux pour suivre son oreille que la religieuse tenait à hauteur de son épaule. Arrivé sur l’estrade, Sœur Thérèse défit elle-même son pantalon, puis elle le déculotta prestement.

« A genoux, dit-elle en lui montrant le sol à ses pieds. Vous êtes trop grand pour que je puisse vous prendre sous mon bras. »

La différence de taille était impressionnante. Ghislain avait presque deux têtes de plus que Sœur Thérèse. Elle aurait pu passer sous son épaule. Agenouillé, Ghislain était à la bonne hauteur pour être courbé sous le bras de Sœur Thérèse. Il reçut une vigoureuse fessée. Malgré sa taille, le jeune homme ne résista pas plus que tous les autres élèves. Il fondit rapidement en larmes ce qui n’arrêta pas sa punition. Les claques se succédaient à un rythme endiablé. Sœur Thérèse semblait infatigable.

Enfin, elle relâcha Ghislain une fois ses fesses d’un bel écarlate bien réparti. Elle le remit sur ses pieds en le tenant par l’oreille et le conduisit au coin. Là, il reçut encore une bonne fessée.

« Ne croyez pas, jeune homme, que j’en ai fini avec vous ! »

Elle reporta son attention sur les deux élèves, debout sur l’estrade. Ils avaient tous deux les yeux humides.

« Préparez-vous ! »

A tour de rôle, ils reçurent une fessée déculottée que les spectateurs jugèrent clémentes au regard de ce que Sœur Thérèse venait de montrer. Elle poursuivit la punition jusqu’à ce qu’ils furent tous les deux en s a n g lots.

« Encore envie de jouer les facteurs ?

Reniflant, entre deux s a n g lots ils réussirent à répondre.

« Non, ma Sœur.

– Reculottez-vous et aller finir votre devoir ! »

Tous deux, malgré la fessée reçue, se sentirent chanceux de la mansuétude de Sœur Thérèse : une petite fessée dont l’échauffement disparaîtrait en quelques minutes et pas de mise au piquet. Leur cas semblait bénin en comparaison avec celui des trois autres protagonistes.

« Venez ci, jeunes filles ! »

Les deux jeunes filles avaient la tête de condamnées se rendant à l’échafaud. Elles étaient au bord des larmes. Le temps passé le nez contre le mur leur avait laissé la possibilité d’anticiper ce qui allait leur arriver. En pensée, elles avaient déjà subi une bonne partie de leur punition qui était cependant encore à venir, une façon d’être corrigées deux fois à moindre énergie.

« Marine, je commence par vous. »

Sœur Thérèse ceintura la jeune fille, l’obligeant à se courber sous son bras. La position mettait les fesses de Marine en évidence, les plaçant à portée de main de Sœur Thérèse. Le sens de l’équité de Sœur Thérèse l’obligeait à punir l’élève qu’elle tenait sous son coude, plus sévèrement que les deux précédents. Nous nous doutions tous qu’elle voulait également garder des marges pour que la fessée des deux suivants soit encore plus dissuasive.

Marine reçut une longue et énergique fessée qu’elle accompagna des cris et supplications qui allaient avec. Je supputais sur le moment où, abandonnant toute fierté, elle fondrait en larmes. Cela ne tarda pas. Elle passait d’un pied sur l’autre, pliant ses jambes en un ballet réglé par le rythme des claques qu’elle recevait. Puis, vint le moment où la fessée ne faisait plus autant réagir la jeune fille qui pleurait maintenant continûment. Sœur Thérèse s’en tint là.

Quand Sœur Thérèse la relâcha, Marine resta comme hébétée, sans réaction.

« Retournez mettre votre nez contre le mur et faire étalage de votre splendide fessier coloré. »

Comme Marine n’obtempéra pas sur le champ, elle y fut encouragée par une formidable claque sur la cuisse.

« Ne vous inquiétez pas, je vous envoie de la compagnie sous peu. »

Elle se retourna vers Chloé. La jeune fille avait été aux premières loges pour assister à la punition de son amie. Sentant le regard de Sœur Thérèse se poser sur elle, elle fondit en larmes.

« Inutile de pleurer dès maintenant. Je vais vous donner très bientôt de très bonnes raisons de le faire. »

Sœur Thérèse installa une chaise au milieu de l’estrade. C’était le signe qu’une fessée magistrale était en préparation. Sœur Thérèse prit place et il suffit d’un geste pour que Chloé la rejoigne. Sœur Thérèse la repositionna plus commodément pour elle. Puis elle posa une main sur les fesses nues. D’un mouvement réflexe, Chloé crispa ses fesses.

« Ne soyez pas aussi impatiente, jeune fille. Vous allez avoir tout le temps nécessaire pour nous montrer votre danse fessière. »

Sœur Thérèse donnait de petites claques sur le postérieure de la jeune fille à plat ventre en travers de ses genoux.

« Ne croyez-vous pas, Chloé, que vous êtes directement responsable de tout ce qui vient de se passer ?

– Oui, ma Sœur.

– Il semble donc normal, puisque vous accepter d’en endosser la responsabilité, que vous soyez celle qui reçoive également la punition la plus magistrale. Qu’en dites-vous ?

– Oui, ma Sœur.

– Je m’en doutais. Je crois qu’il faut donc que je recoure à la règle, afin de ne pas vous décevoir.

– Oh, non, ma Sœur. Je vous demande pardon.

– Pourquoi non ? Si c’est ce dont vous avez besoin pour apprendre à ne pas recommencer à faire circuler vos avis manuscrits. Expliquez-moi !

– Pas la règle s’il vous plait ma Sœur.

– J’ai bien peur, ma petite, que ce ne soit pas à vous d’en décider, n’est-ce pas ?

– Oui ma Sœur. Pardon, ma Sœur, pardon.

– Hélas, Chloé, vous savez bien qu’ici, le pardon est accordé, mais après la punition. Rarement avant. »

Chloé se mit à gémir et à pleurer faiblement.

« Voulez-vous aller me chercher la règle, jeune fille ? »

Sœur Thérèse aida Chloé à se relever. La jeune fille prit la règle et après l’avoir remise à sa professeur, elle se coucha de nouveau sur ses genoux.

La fessée commença aussitôt. Je vis tout de suite que Sœur Thérèse avait décidé que Chloé n’oublierait pas de si vite cette correction. La règle tombait sur les fesses nues à un rythme soutenu. Il ne fallut que quelques instants pour que Chloé perde le contrôle de son corps. Elle se tortillait sur les genoux de Sœur Thérèse sans que cela ne gêne le déroulement de la fessée. Ses jambes gesticulaient dans tous les sens, laissant voir son anatomie intime. C’était alors la moindre de ses préoccupations. Sœur Thérèse la fessa jusqu’à ce qu’elle s’abandonne, épuisée. La règle ne provoquait plus qu’un tressaillement de sa peau.

Ses pleurs s’écoulaient en continu. J’avais l’impression de voir ses fesses luire tellement elles étaient rouges.

Sœur Thérèse ne laissa que peu de temps à Chloé pour retrouver ses sens. Elle la remit debout et, d’une claque sur les fesses, la renvoya au coin.

Ce fut alors le tour de Ghislain. Sœur Thérèse le fit venir devant elle.

« Vous êtes bien grand pour que je vous prenne sur mes genoux. Sœur Gabrielle m’a montré une autre façon de faire. »

Elle ordonna à Ghislain de s’agenouiller entre ses pieds et le coucha sur sa cuisse gauche. Je reconnus la position que Sœur Gabrielle m’avait fait prendre.

« C’est une bonne position pour recevoir la fessée, n’est-ce pas Axel ? »

Je ne savais pas comment me sortir de cette situation. Il était préférable de répondre afin de ne pas attirer l’attention.

« Oui, ma Sœur. »

La règle fit le même travail sur les fesses de Ghislain que ce qu’elle avait fait sur celles de Chloé. Etre plus grand ne semblait pas rendre plus endurant vis-à-vis de la fessée. Comme Chloé l’avait fait, le grand garçon exprimait sa douleur en se tortillant sous le bras de Sœur Thérèse. Il reçut une fessée qui lui transforma les fesses en une douleur écarlate.

Les trois punis passèrent la fin de l’heure au piquet, mains sur la tête, la culotte baissée laissait voir leurs fesses portant les traces de la règle pour deux d’entre eux. Cette fessée aurait des suites, ils le savaient. Dès le soir, quand il faudrait présenter son carnet et offrir ses fesses à la justice parentale. Mais également le jour où, rendant les copies à la rédaction interrompue, Sœur Thérèse constatera une note insuffisante et en châtierait les auteurs.

Tout cela était prévisible. Chacun des trois le savait. Aucun ne songeait à s’en plaindre. Ainsi allait la vie à Sainte Marie, là où les adultes, en corrigeant les e n f a n t s même lorsqu’ils étaient devenus grands, prenaient grand soin d’eux.

Axel, consultant à St Marie - chapitre 16

Si les trois punis avaient parfaitement conscience des conséquences futures de leur punition d’aujourd’hui, les répercussions sur mon avenir m’avaient totalement échappées. La mécanique était lancée elle ne s’arrêterait plus, comme un engrenage entraînant les faits l’un après l’autre.

Le premier arriva, en début d’après-midi, sous la forme d’une convocation signée de la main de la directrice. J’étais attendu à seize heures quarante-cinq, dans la salle du conseil. Je supposais que Sœur Marie Joseph souhaitait me faire part de quelques ajustements dans les conditions de ma présence. Je ne savais pas encore combien j’avais raisonné juste.

Je ne prêtais pas attention à cet enchaînement si parfait de mon emploi du temps. Seize heures quinze, fin des cours, comme chaque vendredi. Rendez-vous alors avec Sœur Gabrielle, ce qui me laisserait le temps d’être à l’heure pour la convocation. Je me réjouissais de pouvoir faire face à toutes mes obligations, sans imaginer que d’autres y avaient également songé.

J’étais surtout préoccupé de la lente publicité qui se faisait sur les fessées que me donnait Sœur Gabrielle. Mathilde avait pu le constater de visu, mais je savais sa discrétion acquise. Par contre, la rumeur courrait à St Marie, les élèves s’en faisaient l’écho et je ne voyais pas comment la démentir. Les allusions de Sœur Thérèse étaient claires. Elle avait été mise au courant du traitement que m’avait réservé Sœur Gabrielle. Qui d’autre avait été mis dans la confidence ?

Quand j’arrivais dans le gymnase, Sœur Gabrielle était occupée. Elle tenait un garçon courbé sous son bras. Sa culotte baissée laissait voir ses fesses que Sœur Gabrielle rougissait à tour de bras. Cette scène se déroulait dans le couloir et les autres élèves circulaient autour, contournant l’obstacle que constituaient les deux acteurs de la scène. Personne ne s’arrêtait, mais chacun contemplait furtivement le tableau, conscient qu’il aurait pu en être l’un des interprètes.

Ces circonstances m’inquiétaient. Puisqu’il s’agissait d’inspecter l’état de mes fesses, je supposais qu’un déculottage était au programme. Je ne voyais pas ni comment faire autrement, ni comment m’y soustraire. Je comptais bien que celui-ci se déroulât en privé, dans le bureau de Sœur Gabrielle, où, si on excepte la fenêtre donnant sur la cour, j’avais peu de risque d’être aperçu dans une tenue impudique. Entraînée par son élan Sœur Gabrielle pourrait-elle décider d’effectuer ce contrôle là où elle venait de déculotter le garçon que se trémoussait sous sa main ?

Que mon statut de grand garçon soumis à la discipline de Sœur Gabrielle se répande comme une tâche d’huile, était ma hantise depuis les sous-entendus de ce matin. J’acceptais, contraint et f o r c é , les punitions de Sœur Gabrielle. Les attentions et exigences de sa part qu’elles mettaient en évidence, répondaient à un besoin profond que je découvrais un peu plus chaque jour. Je m’accommodais donc de ces fessées tant qu’elles restaient une affaire entre Sœur Gabrielle et moi. Je n’imaginais pas comment je pourrai supporter qu’elles sortent de cette intimité.

Son devoir accompli, Sœur Gabrielle se tourna vers moi.

« Axel, je vous attendais. Allez donc m’attendre devant la porte de mon bureau. »

Je n’étais pas encore tiré d’affaire, mais cela prenait le bon chemin. Je stationnais donc dans le couloir, devant le bureau, ce qui m’attirait des regards interrogateurs. C’était un emplacement où aucun élève ne demeurait avec plaisir. Attendre là, était souvent le signe d’une fessée programmée. Je sentais bien les questions muettes de ceux qui passaient devant moi dans le couloir. Ils s’abstenaient de les formuler, la curiosité, à propos des fessées des autres, n’étant pas encouragée à St Marie. Je savais que cela relancerait les spéculations et les rumeurs. Que pouvais-je faire d’autre que le déplorer ? Prendre le risque d’une désobéissance ? La réponse était évidente.

Le calme revint dans le couloir et je respirais un peu mieux. Tout risque n’était pas écarté. Je pouvais, par exemple, être questionné, sur ma présence à cet endroit, par un professeur. Que lui répondre s’il demandait des détails ? Se lancer dans un travestissement de la vérité ?

L’arrivée de Sœur Gabrielle mit fin à toutes ces incertitudes. Elle me fit entrer dans son bureau et referma la porte derrière nous. Les stores étaient baissés, ce qui plongeait la pièce dans une semi pénombre. J’aurai donc le droit à un espace intime.

« Quelle heure est-il ? se demanda Sœur Gabrielle. Vingt-cinq, bon ça nous laisse largement le temps pour arriver à l’heure au Conseil des professeurs. »

Je glanais des informations. Ce n’était pas uniquement avec Sœur Marie Joseph que j’avais rendez-vous, mais avec l’ensemble ses professeurs. L’affaire était peut-être plus sérieuse que je ne l’avais imaginé.

« Je pense que ta journée a été inconfortable. La position assise n’est pas de tout repos après une bonne fessée. J’espère que tu as senti les impacts de la brosse toute la journée.

– Oui, ma Sœur.

– Voyons cela. »

Elle m’attira derrière elle en me tenant par la main jusqu’à une chaise placée près de son bureau. Sans plus de cérémonie, elle baissa mon pantalon, puis ma culotte. Je ne pus retenir la bouffée de honte qui m’envahit. Mon pénis nu était juste sous ses yeux et je sentais l’air frais qui circulait sur mes fesses et entre mes jambes. Son indifférence à ma pudeur montrait combien elle dominait la situation.

Une personne extérieure aurait pu croire à une situation ambiguë. Il n’en était rien. Les éventuelles connotations sexuelles étaient balayées par la façon dont Sœur Gabrielle me traitait. Il était évident qu’elle avait devant elle un e n f a n t ce qui l’autorisait, en tant qu’adulte, à avoir accès à son intimité.

« Tourne-toi que je vois tes fesses ! »

Je pivotais pour lui présenter mes fesses.

« Non, pas comme ça, attends. »

Elle se leva, ceintura ma taille de son bras et je me retrouvais courbé sous son bras. Une fois placé dans cette position, je ne pouvais m’empêcher de ressenti une petite crainte. La fessée pouvait tomber à n’importe quel moment. Il n’y avait aucune raison de me punir et je faisais confiance au sens de la justice de Sœur Gabrielle : elle ne m’aurait pas corrigé sans une bonne raison. Cependant, je me posais f o r c é ment une question dont la réponse pourrait être douloureuse : n’y avait-il pas un écart qui m’avait échappé ?

Sœur Gabrielle me fit alors faire un quart de tour pour tourner mes fesses vers la lumière. Elle posa sa main sur mes fesses pour en estimer la souplesse.

« Laisse-moi faire, je n’y vois rien. »

Sœur Gabrielle me souleva et elle s’approcha de la fenêtre. Elle remonta le store et la lumière inonda le bureau. Il est des réflexes qu’on ne peut contrôler. Je tentais de me relever et je mis ma main pour dissimuler mes fesses à un éventuel passant de l’autre côté de la fenêtre. Les réflexes de Sœur Gabrielle étaient aussi rapides que les miens. Elle enleva ma main qu’elle saisit dans la sienne sous mon ventre, puis, de sa main libre, elle me donna une petite fessée. Je gémis de la brûlure qu’elle avait réveillée.

« Sois sage et laisse-moi faire ! »

Je relâchais mes muscles, me soumettant à la position dans laquelle elle m’avait placé. Je craignais une fessée plus sévère, mais elle ne vint pas.

« Que se passe-t-il ?

– On pourrait me voir.

– C’est parce qu’on pourrait apercevoir tes fesses par la fenêtre ? La belle affaire ! Tes fesses ressemblent à toutes celles des grands garçons et tu sais qu’ici, on en voit à peu près tous les jours. Cela n’aveugle personne.

– Je sais, mais ce sont tous des élèves, pas moi.

– Oui, c’est d’ailleurs un problème. Je crois qu’il va falloir que je m’occupe de cela également. »

Sur ces paroles que je trouvais un peu énigmatiques, son examen reprit. J’aurais aimé qu’il soit rapide, mais ce que faisait Sœur Gabrielle était toujours fait à fond. Elle prit son temps.

« Hier soir, je t’ai donné une vraie fessée. Tes fesses n’en sont pas encore remises. Là où la brosse a frappé le plus fort, les marques ont tendance à se transformer en bleus. Il faut s’en occuper. »

Elle me souleva et m’emmena vers son bureau. Cela me convenait, nous n’étions maintenant plus directement à la vue de l’extérieur. Sans me poser au sol, elle me coucha sur ses genoux. Je n’étais pas particulièrement lourd, mais tout de même. Elle me manipulait si facilement que j’avais l’impression de ne rien peser entre ses mains, comme un e n f a n t porté par un adulte. Cela m’incitait à l’obéissance. Je savais qu’elle n’aurait aucun mal à m’imposer sa décision si c’était nécessaire.

Sœur Gabrielle ouvrit un tiroir, mais je ne voyais pas ce qu’elle faisait. Elle fit quelques préparatifs, sans s’occuper de moi, gisant sur ses genoux. Puis je sentis sa main sur mes fesses. Elle y étala une pommade qu’elle fit pénétrer dans ma peau en longs massages circulaires. La sensation était mitigée. Sa main, sur mes fesses douloureuses, intensifiait un peu la cuisson que je ressentais à chaque contact. Puis je sentis l’effet apaisant de la pommade presque tout de suite. Elle insista un peu plus sur le bord de la raie de mes fesses, là où ma peau était le plus sensible.

« Ecarte les jambes ! »

Elle passa sa main recouverte de pommade sur le haut de mes cuisses. Quand elle l’étendit sur la peau entre mes jambes, elle frôla à plusieurs reprises mes bourses, sans que cela ne produise plus qu’un tressaillement de ma part.

Elle me reprit sous son coude et vint me poser devant la fenêtre, là d’où nous étions partis. Elle prit le temps d’examiner son travail, puis elle me laissa là. Elle se lava les mains, les frottant longuement, puis elle les essuya. Je n’osais pas ni bouger ni couvrir mes fesses. Je n’en avais pas reçu l’autorisation. Je restais donc là, exposé à qui passerait devant la fenêtre. Fort heureusement, à cette heure, il n’y avait plus grand monde dans l’établissement. Je ne vis personne, je supposais donc que personne ne me vit.

Sœur Gabrielle revint vers moi et me reculotta. Je sentis la boule qui était au creux de mon ventre à chaque fois que Sœur Gabrielle était dans les parages, perdre de son volume. J’avais passé cette épreuve avec succès, je pouvais me détendre. Il me restait un zeste de prudence qui me maintenait vigilant en présence de la religieuse. Un moment d’inattention et une erreur était si vite arrivé. Les conséquences pouvaient être importantes avec Sœur Gabrielle.

« Je te laisse la pommade. Tu t’en mettras deux fois par jour jusqu’à lundi matin. Une fois le matin après ta toilette et une fois le soir juste avant de te coucher. Il faut faire pénétrer la pommade dans la peau. Il faudra que tu t’appliques. En fait, ce serait préférable que tu demandes à une autre personne de s’en occuper. Ce serait certainement mieux fait. »

Je voyais mal à qui demander. Une image que je repoussais immédiatement naquit dans mon cerveau. C’était Julie, ma colocataire, qui, m’ayant déculotté et couché sur ces genoux massait mes fesses avec sa main enduite de pommade. Compte tenu de sa tendance à vouloir nous commander, Marc et moi, je la sentais bien capable de prendre cette responsabilité. Je n’y tenais pas.

« Qui pourrait s’en occuper ? insista Sœur Gabrielle.

– Non, je ne vois pas, … personne je crois. Je le ferai moi-même.

– Voyons un peu … Tu ne rentres pas chez tes parents, ils habitent trop loin. Un oncle ou une tante à proximité ?

– Non, ma Sœur, personne.

– Et du côté de tes colocataires ? »

J’étais obligé de lui en dire un peu plus. Elle en tira elle-même ses conclusions.

« Marc, … mais ça ne semble pas évident. Il faut essayer Julie. Telle que tu me la décris elle semble avoir la tête sur les épaules.

– Oui, ma Sœur.

– Bon, tu demanderas à Julie. Veux-tu que je lui téléphone ? »

En une fraction de seconde, je vis Sœur Gabrielle expliquer toute l’affaire à Julie. J’étais à peu près certain qu’elle accepterait de prendre soin de mes fesses. Cela lui donnerait un ascendant sur moi dont je ne voulais pas prendre le risque.

« Non, non, ma Sœur, je vais le faire.

– Très bien, faisons comme cela ! »

Je m’en sortais bien. Je m’étais vu piégé. Je pris vaguement conscience qu’il faudrait faire un peu d’équilibrisme si Sœur Gabrielle remettait plus tard le sujet sur le tapis.

« Il est temps de nous rendre au Conseil. Nous sommes attendus. Ne soyons pas en retard. »

Le Conseil des professeurs nous attendait au grand complet. J’y avais déjà été auditionné, juste avant le rentrée. C’est lui qui, in fine, avait donné son accord pour que je puisse mener mon étude à Sainte Marie. Je gardais un mauvais souvenir de ce moment. J’avais été sur la sellette tout au long de la réunion.

Les professeurs siégeaient tout autour de la table ovale. Sœur Marie Joseph était assise à un bout. Elle en assurait la présidence. On me désigna ma place, à l’autre bout. Comme la dernière fois, j’avais l’impression d’être devant un tribunal. Cela me fut confirmé dès l’ouverture de la séance.

« Monsieur Fournier, commença Sœur Marie Joseph, votre présence dans la classe de terminale pose un certain nombre de problèmes que nous voulons évoquer avec vous. Je vais laisser les professeurs concernés exposer leurs doléances. Sœur Thérèse, voulez-vous commencer ?

– J’ai accueilli bien volontiers Monsieur Fournier dans ma classe. Je pense qu’il n’a pas fait les efforts d’intégration nécessaires. Il a une attitude générale consistant à défier les règles de la maison, ce que son statut au sein de l’établissement lui a permis de faire. Il est présent durant les cours, mais il ne les suit pas. Son attention à ce qui se passe en classe est défaillante. Ostensiblement, il adopte une attitude nonchalante qui contraste fortement avec l’ambiance de travail qui règne dans la classe. J’ajouterai qu’il s’est montré à la limite de l’insolence à plusieurs reprises. A chaque cours, j’ai donc dans le fond de la classe un perturbateur qui ne suit que ses propres règles, au détriment de celles qui cimentent notre communauté éducative. »

Sœur Thérèse donna de nombreux exemples que je ne pouvais pas démentir.

« Sœur Marie Véronique, reprit la directrice, quel est votre avis ? »

La religieuse interpellée se tourna vers moi. Elle attendit que je baisse les yeux, puis se lança dans son propos.

« Je ne peux, hélas, que confirmer les propos de Sœur Thérèse. Tout ce qu’elle décrit s’est également produit dans ma classe. »

Il y eut un murmure s’assentiment qui parcouru le Conseil.

« Je dois rajouter que cela a déteint sur les élèves. Je n’ai jamais eu à donner autant la fessée, pour des raisons d’infraction aux règles, qu’en ce moment. Les autres élèves ont sous les yeux l’exemple même de ce qu’ils souhaiteraient être si nous ne maintenions pas un haut niveau d’exigence tant pour les aspects de comportement que de travail. Je pense pouvoir affirmer qu’il est directement responsable de certaines désobéissances qui ont valu une fessée à plusieurs élèves. »

Sœur Marie Véronique conta par le menu plusieurs anecdotes. Elle commença par ce qui était arrivé à Fabrice en début de semaine. Sœur Thérèse compléta par l’épisode de ce matin.

« Il est un objet de distraction pour nos élèves qui sont intrigués par son positionnement : pas du tout professeur, il n’en a pas la rigueur et pas non plus élève, il n’est pas soumis aux règles qui leur sont imposées. »

Sœur Françoise et Sœur Dominique abondèrent dans leur sens en l’illustrant par ce qui s’était passé dans leur classe.

Il y eut un moment de flottement pendant lequel les religieuses commentèrent en aparté ce qu’elles venaient d’entendre. Il y eut de nombreux regards courroucés dans ma direction.

« Pour être tout à fait complet, intervint Sœur Marie Joseph, il convient de rajouter l’épisode de la pétition. Il semble bien que ce sont les échanges entre Monsieur Fournier et les élèves qui soient à l’origine de cette idée scandaleuse. Des élèves, habituellement irréprochables subissent une punition parmi les plus terribles de notre arsenal répressif. Au moins moralement, Monsieur Fournier en porte une part de responsabilité. »

Sœur Marie Joseph fit, des yeux, le tour des professeurs.

« Rien d’autre à ajouter ? »

Un silence approbateur lui répondit. Puis ne voix s’éleva. C’était Sœur Gabrielle.

« Peut-être devrions-nous écouter ce que Monsieur Fournier a à nous dire sur tous ces incidents ?

– Excellente idée, répondit Sœur Marie Joseph. Monsieur Fournier nous vous écoutons. »

Je fus pris au dépourvu. Je n’avais pas songé un seul instant qu’elles me laisseraient la parole.

« Et bien … je …, bredouillais-je, je ne voulais pas … je ne croyais, … je vais faire attention, …

– Je crois qu’il vaut mieux que je vous questionne. Reconnaissez-vous avoir fait tout à fait autre chose que suivre les cours quand vous étiez en classe ?

– Je ne voulais pas …

– Ce n’est pas ce que je vous demande. Répondez à la question ! Alors ?

– Oui, ma Sœur, mais je n’ai pas …

– Nous avons compris, me coupa Sœur Marie Joseph. »

Son regard noir me fit taire instantanément.

« Avez-vous répondu à Sœur Marie Véronique quand elle vous en faisait la remarque ?

– Euh … oui, ma Sœur.

– Pouvez-vous m’expliquer en quoi cette attitude vous permettait de mieux analyser nos méthodes pédagogiques, puisque que c’est ce que vous êtes censé faire ? »

Je ne voyais plus comment me sortir de la nasse qui s’ouvrait devant moi.

« Non, ma Sœur, dis-je en baissant les yeux.

– Regardez-moi dans les yeux ! Je veux savoir si vous essayez de me mentir. »

Je rougis jusqu’aux oreilles, mais je levais la tête.

« Si je comprends bien, votre attitude n’avait rien à voir avec la qualité de votre étude. Il s’agissait juste de perturber notre fonctionnement … ce qui ne peut que nuire à votre travail. Je ne sais pas ce qu’en pensera votre directrice de laboratoire.

– Non, s’il vous plait, ma Sœur, ne le lui dites pas ! Elle m’expulserait du laboratoire et je ne saurai …

– Nous verrons. Taisez-vous maintenant. Nous devons prendre une décision. »

Je baissais la tête. Je me doutais qu’elles n’accepteraient plus de me voir dans leur classe. Si le contrat avec St Marie était rompu par ma faute, cela faisait une source de financement absolument indispensable pour le laboratoire qui disparaitrait. La professeur Girard n’aurait pas d’état d’âme, elle mettrait fin à mon contrat, faute de financement et je doutais de pouvoir trouver ailleurs une université qui accepterai de m’accueillir, après avoir été renvoyé de la mienne. Ma directrice était trop influente dans le milieu pour que d’autres universitaires prennent le risque de se mettre mal avec elle, juste pour embaucher un post-doctorant inconnu.

« Mes Sœurs, que proposez-vous ?

– Cette étude, depuis le début, est une mascarade. Nous savons tous qu’elle ne sert à rien. Nos méthodes donnent d’excellent résultat, c’est évident. »

Sœur Thérèse venait d’énoncer tout haut ce que chacun, dans cette salle pensait tout bas.

« Je ne serai pas aussi affirmative que vous. Imaginons que les conclusions de ce jeune homme soient tout à fait favorables à nos méthodes. Cela leur donnerait une caution scientifique, appuyée sur l’autorité académique du professeure Girard. Ce n’est pas rien. »

Sœur Marie Joseph avait un temps d’avance sur tout le monde. Son analyse surprit tout le monde. C’était une stratégie à laquelle personne d’autre n’avait pensé.

« Qui peut nous assurer du sens dans lequel iront ces conclusions ?

– En fait, elles sont déjà bien avancées. J’ai eu un échange téléphonique avec le professeure Girard. Toute la matière recueillie va dans le sens que nous souhaitons. Je pense qu’il est préférable de laisser cette étude aller jusqu’à sa conclusion. Il est possible de Madame de Sainte St Foix ait une désagréable surprise à la fin de ce travail. Il se pourrait que ce soit la dernière fois qu’elle essaye de nous nuire. »

Je repris espoir un court instant.

« Je propose donc, reprit Sœur Thérèse, que nous laissions le travail de ce jeune homme aller jusqu’au bout. Mais il n’est plus question qu’il puisse suivre ma classe avec une telle attitude. Cela nuirait aux autres élèves que je me verrai contrainte de fesser. Déontologiquement, nous ne pouvons faire cela. »

Cet argument avait porté. Je le sentais bien.

« Il pourrait, par exemple, proposa Sœur Marie Véronique, finir son travail dans son laboratoire, sans revenir à St Marie.

– Cela pourrait se retourner contre nous s’il apparait que nous avons mis des obstacles au bon déroulement de l’étude. Cependant, je ne vois pas comment faire autrement. Il faut en prendre le risque. »

Cette solution m’obligerait à avouer au professeure Girard que mon attitude avait fait courir un risque à ma position au sein de mon terrain d’étude. Ce n’était pas une bonne chose.

« Il y a peut-être une autre solution, plus satisfaisante pour tout le monde. »

Sœur Gabrielle sortait du silence qu’elle avait observé jusque-là.

« Axel, je crois que c’est comme cela que nous l’appellerons désormais, mes Sœurs, si vous suivez mon avis. Axel, donc, suit les cours d’éducation physique depuis trois semaines. Cela ne provoque aucune perturbation. Il y a deux raisons à cela. La première est qu’il se fond dans la masse des élèves. Quand il est en cours, plus rien ne le distingue des autres. Il est habillé comme eux et il suit leur programme. La deuxième est qu’il ne bénéficie d’aucun privilège. Je le traite comme n’importe quel autre e n f a n t . A ces deux conditions, il ne peut plus être un modèle alternatif, dans la classe qui pourrait donner des idées aux autres. »

J’avais eu peur qu’elle aborde la question des fessées. Heureusement, elle n’avait éludé cet aspect de mon statut sous son autorité.

« De cette façon, il pourrait continuer son observation de l’intérieur. Il ne pourrait nous être objecté que nous avons mis de la mauvaise volonté. Quoi de mieux que d’être au cœur de l’action pour la comprendre au mieux ? »

Il n’y avait plus que des signaux d’approbation autour de la table.

« Je ne pense pas qu’un élève de plus dans la classe pose un problème insurmontable. »

Sœur Thérèse et Sœur Marie Véronique hochèrent la tête pour confirmer l’hypothèse de Sœur Gabrielle.

« Voici une solution à laquelle je n’avais pas pensé, avoua Sœur Marie Joseph. Je vous remercie ma Sœur. Il me semble que cette proposition résout favorablement la plupart des questions que nous posions. »

Le Conseil des professeurs adopta cette recommandation sans aucune restriction. Sœur Marie Joseph se tourna alors vers moi.

« Axel, dit-elle, »

Il n’y avait plus de « Monsieur Fournier ».

« Axel, vous avez une alternative. Soit nous ne vous acceptons plus dans nos locaux, soit vous y êtes accepté, mais vous perdez tous vos privilèges. Quel est votre choix ? »

Je ne pris qu’une seconde pour réfléchir avant de répondre.

« Je veux rester, ma Sœur.

– Bien voilà qui clôt notre Conseil. Axel, dorénavant vous porterez l’uniforme de Sœur Thérèse. Vous resterez dans la classe de terminale qui vous accueille depuis deux bonnes semaines. Vous y suivrez les cours comme tous les autres élèves. »

La séance fut levée sur ces conclusions. Je me dirigeais vers la sortie, quand je fus rattrapé par Sœur Marie Joseph.

« Axel, vous passerez voir Sœur Marie Madeleine qui vous donnera un bon pour aller chercher votre uniforme. »

Axel, consultant à St Marie - chapitre 17

De retour dans l’appartement que je partageais avec mes colocataires, je me réfugiais dans ma chambre. Tout n’avait pas été explicité au cours de cette réunion. Il restait pour moi une grosse inconnue : étais désormais soumis à la fessée comme tous les autres élèves ? L’uniforme, cela me semblait acceptable. Mais la fessée en public, devant toute la classe … Cette question n’aurait pas de réponse avant la fin des vacances de la Toussaint qui commençaient. J’avais donc une semaine de répit.

Marc, Julie et moi avions pris l’habitude de prendre notre dîner ensemble lorsque nous étions présents tous les trois. Je pris place sur ma chaise, sans prendre de précaution. La grimace que je fis à la douleur qui électrisa mon postérieur, fut éloquente. Julie, à qui rien n’échappait, fronça les sourcils.

« Que t’arrive-t-il ? Ta as un problème ? »

Je me lançais dans une explication que je trouvais moi-même peu convaincante : un choc contre une table, un bleu qui disparaitrait bientôt, … Julie me regardait. Il y avait du doute dans son regard.

« Tu devrais mettre une pommade contre les coups. J’en ai une si tu veux. »

Julie faisait des études de médecine. Elle prenait toutes les questions liées à la santé avec un sérieux qui annonçait son futur professionnalisme. Je la remerciais et je l’assurais que j’avais ce qui me fallait.

Le soir venu, je me passais de la pommade sur les fesses comme l’avait demandé Sœur Gabrielle. Debout devant la glace, je vérifiais que j’avais bien enduit toute la surface de mon postérieur de l’onguent qui me faisait vraiment du bien, mais il était malaisé de le faire pénétrer dans la peau. Je n’étais pas dans une bonne position. Demander à Julie ? Il n’en était pas question. Je passai la nuit allongé sur le ventre. C’était la seule façon que j’avais trouvé pour que mes fesses me laissent tranquilles.

Je me levais de bonne heure le lendemain matin.

« Je vous ai pris un rendez-vous à neuf heures trente demain matin. »

Sœur Marie Madeleine m’avait bien recommandé d’être à l’heure. Madame Mac Cormac, la propriétaire du magasin ne supportait pas les élèves qui arrivaient en retard.

Je pris une douche et je me passais, une nouvelle fois, de la pommade sur les fesses. La douleur s’était atténuée. Elle ne se réveillait que quand cas de contact appuyé sur mon postérieur. M’asseoir était encore douloureux, mais j’arrivais à le faire sans montrer la difficulté que cela représentait. Ma guérison était en bonne voie.

Il y avait un point qui me chagrinait. Les marques ovales bleues que la brosse de bain avait laissées, marquaient encore mes fesses et mes cuisses. Elles ne paraissaient pas diminuer, ni en taille, ni en couleur. Les vacances me laissaient un peu plus d’une semaine pour les faire disparaitre avant que mes condisciples puissent les voir lors des douches qui concluaient les cours d’éducation physique. J’espérais que cela suffirait.

Le magasin de confection avait une toute petite vitrine. Quand on y pénétrait, on voyait que l’intérieur laissait place à de l’espace dont avaient besoin des clients plutôt fortunés. Aurai-je les moyens de m’offrir les services d’une telle boutique ?

L’accueil était à la hauteur du standing du magasin. Une jeune fille vint à moi.

« Bonjour Monsieur, que puis-je pour vous ?

– J’ai rendez-vous pour un uniforme scolaire.

– Vous êtes Monsieur …

– Axel Fournier. »

La jeune fille consulta un planning.

« Effectivement, nous vous attendions. C’est Madame Mac Cormac, elle-même qui va s’occuper de vous. Vous avez dû être recommandé. »

Elle me désigna un petit espace salon om tout était fait pour le confort des clients qui patientait.

« Si vous voulez bien vous installer. »

L’accueil me rassurait. Tout semblait feutré dans ce décor cossu. Je n’attendis pas plus de dix minutes avant qu’une forte femme s’approche.

« Monsieur Fournier ?

– C’est moi, dis-je en me levant.

– Vous venez bien pour un trousseau scolaire de St Marie ? »

Je ne voyais pas bien ce qu’elle voulait dire par « trousseau », mais n’y connaissant rien dans ce secteur, je supposais qu’il s’agissait bien de l’uniforme scolaire que je venais chercher.

« Sœur Gabrielle, que j’ai eu au téléphone à votre propos, m’a demandé de m’occuper personnellement de vous. Elle semble tenir à ce que votre tenue soit parfaite pour la rentrée. Suivez-moi, je vous prie. »

Elle me dirigea vers une cabine d’essayage qui avait la taille d’une petite pièce. Il y avait bien plus de place que dans celles que j’utilisais habituellement dans les magasins que je fréquentais. Il aurait été possible de s’y trouver simultanément à quatre ou cinq personnes sans s’y sentir à l’étroit. Le long d’un mur, il y avait un banc. Un grand miroir couvrait deux des murs de telle sorte qu’on pouvait s’y contempler sous tous les angles.

Madame Mac Cormac me suivit à l’intérieur. Elle referma le rideau derrière elle.

« Otez donc votre pantalon et votre chemise, je reviens de suite avec de quoi prendre vos mesures. »

Les difficultés commençaient. Me montrer en sous-vêtements faisait certainement partie des normes dans une cabine d’essayage. Je devais toutefois cacher les marques sur mes cuisses. Je résolu de me placer toujours face à Madame Mac Cormac. Elle revint quelques instants plus tard, alors que je finissais d’enlever mon pantalon.

« Bon, voyons cela. »

Elle s’approcha de moi et elle marqua un arrêt.

« Hum, hum, je comprends mieux pourquoi Sœur Gabrielle parlait d’un trousseau complet. Votre maillot de corps et votre culotte ne sont pas du tout réglementaires. Il faut changer cela. Enlevez-les. »

Je crus avoir mal entendu.

« Pardon ?

– Vous avez parfaitement entendu, ôtez vos sous-vêtements. »

Je ne savais plus bien comment faire. Madame Mac Cormac semblait sûre d’elle. Elle attendait, les bras croisés, que je m’exécute. Lentement l’ôtais le tee-shirt. Puis je m’arrêtais. Comprenant qu’elle n’avait pas l’intention de me laisser l’espace d’intimité nécessaire, je formulais, le plus poliment possible ma demande :

« Pouvez-vous, s’il vous plait, m’apporter une autre culotte pour me changer, c’est plus … »

Je ne savais plus comment finir ma phrase, tant la conclusion me semblait évidente.

« Jeune homme, vous me faites perdre mon temps. Je veux prendre toutes vos mesures en une fois, culotte comprise. Pour cela, j’ai besoin que vous ôtiez celle dont vous n’aurez plus besoin une fois habillé avec l’uniforme de Sainte Marie. »

Son ton montrait une exaspération croissante.

« Otez tout de suite votre culotte ! »

Tout son langage corporel montrait un mécontentement corporel. Je portais mes mains à ma taille mais je ne pus aller plus loin. Je m’arrêtais là.

« Bien, dit-elle, Sœur Gabrielle m’a expliqué que je pourrais rencontrer des difficultés avec votre obéissance. Elle m’a également expliqué comment y remédier. »

Avant que j’aie pu faire un geste, elle m’avait saisi par le bras et elle me tira vers le banc sur lequel elle s’assit. Son mouvement continua et elle me fit basculer en travers de ses genoux. Sans me laisser de répit, elle baissa ma culotte à mi-cuisses et sa main frappa le centre de mes fesses.

Seulement alors, je tentais de me relever. Son bras, encerclant ma taille, m’en empêcha. Elle me recoucha sur ses genoux. Je reçus une deuxième claque sur les fesses qui me laissa une brûlure là où elle avait frappé. Je plaçais ma main droite sur mes fesses pour les protéger.

« Je vois que Sœur Gabrielle s’est déjà occupée de vous. D’ailleurs, j’ai un message pour vous, de sa part. Elle vous fait dire qu’au cas où je me verrais dans l’obligation de vous punir, elle attend de vous que vous acceptiez votre fessée. Sinon, elle viendra sans occuper, sans attendre la rentrée des vacances. »

Sans attendre la rentrée ! Elle projetait de venir chez moi ? Ce n’était pas possible.

« Jeune homme, ôtez votre main que je puisse vous donner la fessée. »

J’hésitais, mais je n’en eus pas le courage.

« Je pense que je vais demander à la jeune fille de l’accueil de venir ici, pour me donner un téléphone portable. Je vais alors pouvoir appeler Sœur Gabrielle. Je vous donne une dernière chance. »

Que la jeune fille de l’accueil me voie dans cette tenue, et Sœur Gabrielle décidée à venir me fesser chez moi, c’en était trop. J’enlevais ma main. La fessée reprit aussitôt. Elle ne fut pas bien longue, mais particulièrement cuisante et humiliante.

J’avais honte de me trouver quasiment nu sur les genoux d’une dame que je ne connaissais pas il y a cinq minutes, pour y recevoir une fessé. Mais par-dessus tout, la main de Madame Mac Cormac frappant là où la brosse avait laissé ses marques, rendait la fessée insupportable.

Conscient d’être dans une cabine d’essayage absolument pas insonorisée, je retenais mes cris, les étouffant au mieux. Le bruit des claques sur mes fesses devait déjà être assez évocateur pour qu’il n’y ait pas de doute sur ce qui se passait. Une claque plus forte ou administrée là où mes fesses étaient le plus sensible, provoqua mon premier cri. Ce fut alors comme si un barrage venait de céder. Je ne maîtrisais plus mon flot de paroles :

« Aïe, … aïe, … je vais obéir, aïe, … je vais, aïe, … ôter ma culotte, aïe, … aïe, … »

Puis, mes paroles devinrent beaucoup moins claires lorsqu’elles furent entrecoupées de s a n g lots.

Quand la fessée cessa, j’avais les fesses en feu. Toute la douleur de la brosse était revenue. Je restais allongé sur les genoux de Madame Mac Cormac qui m’enleva mon sous-vêtement.

« Debout ! »

Pendant tout le temps où elle prit mes mesures, elle me donnait ses ordres sèchement.

« Tournez-vous ! … levez les bras ! … redressez la tête ! … écartez les jambes ! »

J’y obéissais le plus vite possible mais cela ne m’évita pas quelques claques bien senties sur les cuisses ou les fesses.

« Bon, fit-elle après avoir rempli un carnet de chiffres, je crois que j’ai tout ce qu’il me faut. Allez vous mettre au coin en attendant que je prépare tout cela. »

Nu comme un ver, je me plaçais là où elle me l’indiquait : le coin face à la porte.

« Ici, c’est comme à St Marie, si on bouge du coin avant d’y avoir été autorisé, on reçoit une autre fessée. J’ai un bon martinet dans un tiroir de mon bureau, je vous y ferai goûter.

Je l’entendis écarter le rideau, mais pas le refermer. Je devais être visible pour toute personne qui passerait dans l’allée du magasin. Que pouvais-je y faire ? Je craquais et j’eus une autre crise de larmes.

Quand elle cessa, j’étais toujours au coin. J’entendis, peu à peu le magasin devenir plus bruyant. Il y avait un plus grand nombre de clients. Ce qui devait arriver ne tarda pas. Une dame qui passait devant la cabine dans laquelle je me tenais, m’aperçut. Elle marqua un arrêt devant la porte grande ouverte.

« Il semble qu’il y ait là un grand jeune homme qui n’a pas été sage ! Oh, à voir la couleur de ses fesses, je pense qu’il a compris. Je parie qu’il va désormais être bien obéissant. »

Sa remarque fut accompagnée de quelques rires émis par les personnes qui l’accompagnaient.

J’entendais d’autres personnes passer. Certaines se contentaient d’une exclamation. Je ne sais pas si j’en étais à l’origine. D’autres restaient silencieux. M’avaient-elles aperçu ?

Il y eut des pas décidés qui entrèrent dans la cabine.

« Bon, je vois que vous avez enfin décidé d’être obéissant, mon garçon. Cela vous évitera d’autres fessées. »

J’avais retenu ma respiration. Je soufflais de soulagement. C’était bien Madame Mac Cormac. Je voyais le bout de mon cauchemar.

« Posez tout cela ici, Mademoiselle.

– Oui Madame. »

La vois était juvénile. Madame Mac Cormac n’était pas revenue seule. Elle était accompagnée d’une jeune vendeuse. Je crispais mes fesses et je frissonnais de désespoir.

« Mademoiselle, vous allez m’habiller correctement ce grand garçon, selon les normes de St Marie. Je veux qu’il soit impeccable. S’il vous fait quelques difficultés, vous avez ma permission de le fesser. N’hésitez pas ! Est-ce bien compris ?

– Oui, Madame. »

J’entendis les pas de Madame Mac Cormac s’éloigner, sans refermer le rideau derrière elle.

« Venez ici, mon garçon ! »

La vendeuse avait pris une voix ferme. Celle, sans doute, qui lui semblait correspondre à une personne représentant l’autorité. Je fis demi-tour pour découvrir une toute jeune fille qui s’était assise sur le banc. Elle ne semblait pas avoir plus de vingt ans. Son visage avait un air grave.

« Plus près ! »

Elle me désignait le sol à ses pieds. Je mis mes mains devant moi pour cacher mon sexe et je m’avançais.

« Enlevez vos mains, elles vont gêner ! »

Elle me donna une petite tape sur les mains, comme si elle avait affaire à un petit garçon désobéissant. Cela ne suffit pas pour me faire obéir. Elle me donna alors quelques claques sur le haut des cuisses.

« Faut-il que je vous fesse pour vous faire obéir ? »

La menace était réelle. J’ôtais mes mains.

« Allez-vous être sage ou faut-il que je vous donne une fessée pour commencer ?

– Non, s’il vous plait, pas la fessée ! »

Je reçus malgré tout une nouvelle claque sur la cuisse.

« Non, qui ? »

Je ne mis pas plus d’une seconde à comprendre ce qu’elle attendait.

« Non, Mademoiselle ! »

Elle sourit et me tapota les fesses.

« C’est bien, mon garçon. Je pense que tu vas être sage pendant que je t’habille. D’abord les chaussettes. Tiens-toi à mon épaule. »

Malgré son jeune âge, elle n’en était visiblement pas à son premier habillage. Je posais ma main sur son épaule pour garder mon équilibre, tandis que je levais les pieds, l’un après l’autre, à son invite, pour qu’elle m’enfile des socquettes blanches. Elle passa alors au maillot de corps qui était de la même couleur.

« Levez les bras ! »

Je lui obéis. Elle me présenta ensuite une culotte, blanche elle aussi.

« Votre pied ! … l’autre ! »

Je passais mes pieds l’un après l’autre dans l’espace prévu pour mes jambes. Elle remonta alors la culotte et fit passer le maillot de corps à l’intérieur, le lissant contre mes hanches en insérant ses doigts dans la culotte. Une chemise blanche qu’elle boutonna, puis ce fut le tout du pantalon bleu marine qu’elle me présenta comme elle l’avait fait pour ma culotte. Ma chemise y fut ramassée avant de le boutonner. Il y avait une ceinture qui faisait partie de l’uniforme. Elle me la passa autour de la taille et la boucla. Il restait une veste, bleu marine elle aussi, qu’elle ajusta sur mes épaules. Elle noua la cravate beaucoup plus adroitement que je n’aurai su le faire.

Tout était ajusté, du sur mesure. La jeune fille me donna deux paquets. L’un volumineux dans lequel, comme elle me le précisa, il y avait mon trousseau et dans l’autre, mes vêtements « civils ».

« Voilà, dit-elle, bien propre, comme doit l’être un élève de St Marie. »

Dans la glace, je remarquais un jeune homme qui ressemblait à tous ceux qui fréquentaient l’école dont je portais maintenant l’uniforme.

La vendeuse me donna une claque sur la cuisse. Cela ne pouvait me faire du mal à travers le pantalon, mais c’était plutôt vexant.

« On ne t’a pas appris à être poli à St Marie ? Qu’est-ce qu’on dit ? »

Je restais interloqué, sans comprendre. Une nouvelle claque au même endroit me fit comprendre ce qu’elle voulait.

« Merci, Mademoiselle !

– C’est bien ! Un grand garçon bien habillé et bien poli, tout à fait ce qu’il faut à St Marie. »

Elle me laissa là avec mes deux paquets. Madame Mac Cormac arriva presqu’immédiatement.

« Voyons cela ! »

Elle me fit *pivoter devant elle.

« Parfait, dit-elle, exactement ce qu’il fallait ! »

Elle me prit poussa en dehors de la cabine jusqu’au comptoir où se tenait toujours la jeune fille de l’accueil.

« Sœur Marie Joseph a décidé de prendre en charge financièrement votre trousseau. Vous n’avez donc rien à régler. Vous pouvez rentrer chez vous.

– Euh, je vais me changer et remettre mes vêtements d’abord. »

Madame Mac Cormac fronça les sourcils.

« Il n’en est pas question. Vous devez vous habituer à porter fièrement l’uniforme du collège. Sachez qu’il vous sera demandé de l’avoir sur vous à chaque fois que vous arriverez à l’école et, bien entendu vous l’aurez encore en sortant. Si vous ne respectez pas cette règle élémentaire, j’ai peur que vos fesses aient à en souffrir. La fessée que je vous aie donnée tout à l’heure vous paraîtra alors comme une douce plaisanterie. »

Elle avait évoqué ma punition devant la jeune vendeuse qui assurait l’accueil. Je rougis en croisant son regard. Je marmonnais un vague remerciement et je filais vers la sortie.

Axel, consultant à St Marie - chapitre 18

Julie m’accueillit avec des yeux écarquillés.

« Qu’est-ce que c’est que ce costume ? »

Il n’y avait pas d’autre solution que de faire passer ce qui m’était imposé pour tout ce qu’il y avait de normal.

« Oh, c’est l’uniforme de St Marie.

– Tu portes l’uniforme de St Marie, c’est nouveau, ça ! Je croyais que c’était réservé aux élèves ?

– C’est bien réservé aux élèves, mais nous nous sommes mis d’accord avec les professeurs que cela me permettrait d’être plus intégré dans le groupe d’élèves. Il faut aller plus loin dans l’observation participative.

– Observation participative … je vois. »

Je n’étais pas certain de l’avoir convaincue mais du moment qu’elle ne cherchait pas plus loin, cela m’allait très bien. Je me changeais aussitôt, pour retrouver une tenue plus habituelle. Mes mouvements étaient difficiles. La fessée de Madame Mac Cormac avait rendu toute sa sensibilité à mon postérieur. Je ne pouvais effleurer un objet avec mes fesses sans que cela m’amène au bord des larmes.

Je pris soin de suspendre soigneusement mon uniforme dans la penderie. Je ne voulais pas prendre le risque d’être accusé de négligence lors de mon retour à St Marie. Si j’avais été seul, je n’aurai porté aucun vêtement couvrant mes fesses. La seule tenue qui m’allait ça aurait été de rester cul nu. Avec Julie à proximité, il n’en était pas question. Je mis un boxer large et un pantalon qui ne me comprimait pas les fesses.

Nous nous retrouvâmes pour le déjeuner. Il n’y avait que deux couverts.

« Marc ne mange pas avec nous ?

– Oh non, il ne sera pas là de toutes les vacances, même un peu après. Il est en vacances chez des copains sur la côte basque. Cela va lui faire manquer des cours, je ne trouve pas ça très sérieux.

C’était typique de Julie : sérieuse, trop sérieuse pour son âge. D’un côté, cela nous arrangeait bien, Marc et moi, elle dirigeait la maintenance de la maison, même si elle se plaignait de notre peu de d’application sur ce sujet. Nous pouvions être un peu insouciants, Julie assurait. Il suffisait, quand elle faisait trop pression sur nous, de consentir à effectuer nous-même quelques tâches pour la soulager. Nous étions arrivés à un équilibre dont Julie était la poutre maîtresse. Elle avait pris ce rôle de garante de notre espace de vie quotidienne, bien qu’elle soit plus jeune que nous.

Absorbé par ces pensées, je ne pris pas assez de précaution. Je m’assis assez rudement sur la chaise, devant mon assiette. Je me relevais aussitôt en poussant un cri et je portais mes mains à mes fesses pour en faire diminuer la douleur. Je vis le regard inquiet de Julie.

« Tu as l’air d’avoir encore plus mal que ce matin, ce n’est pas normal. La douleur devrait diminuer, surtout si tu mets de la pommade. La fais-tu bien pénétrer ?

– Oui, je t’assure, c’est juste que j’ai perdu l’équilibre ce matin et je me suis cogné au même endroit. Ce n’est rien.

– Ce n’est rien, c’est vite dit. Si tu as mal comme cela, cela peut être grave. As-tu un bleu ? »

Je ne savais pas trop quoi répondre. Au moins un bout de vérité, c’est toujours plus crédible.

« Oui, un petit.

– Tu devrais me laisser regarder. Comme tu as mal à la hanche, baisser le pantalon devrait suffire, si c’est ce qui te fait peur. Tu sais depuis que je fais des stages en hôpital, j’en ai vu bien d’autre.

– Non, je te remercie, ce n’est pas utile. »

Pas utile, sans doute, mais j’avais autant de difficulté à rester assis que la veille sur la chaise à St Marie. J’écourtais le repas et je passais une bonne partie de l’après-midi à plat ventre sur mon lit. Je n’osais pas baisser mon pantalon et ma culotte, pourtant ce n’était pas l’envie qui m’en manquait. Le frottement du tissu suffisait à me provoquer une gêne qui, à la longue, devenait presque insupportable, m’obligeant à changer de position.

En m’installant pour le dîner, je pris toutes les précautions pour m’asseoir. Julie me regardait d’un air navré, mais elle ne fit pas d’autre commentaire. Nous en étions presqu’à la fin du repas, quand le téléphone sonna.

« Laisse, dit-elle, je vais répondre. A la vitesse à laquelle tu bouges, ça aura raccroché bien avant que tu te sois levé. »

Julie disparut dans le couloir. J’en profitais pour me frotter un peu les fesses.

« Vivement que la pommade calme tout cela, pensais-je. »

Julie revint, le téléphone à la main.

« C’est pour toi ! »

Elle me passa le combiné.

« Bonsoir Axel, comment allez-vous, mon garçon ? »

Je reconnus la vois dans l’instant. C’était Sœur Gabrielle ! J’eus un moment de panique : que voulait-elle ? Elle continua sans attendre ma réponse.

« Madame Mac Cormac m’a raconté comment elle a dû vous fesser ce matin. Je comptais sur elle pour vous habiller correctement. Je pense que j’ai eu raison. Je ne suis pas surprise que vous ayez fait un caprice. Il y en aura d’autres, mais je saurais vous guérir de cette mauvaise habitude. »

Je ne savais plus quoi dire. Mon mutisme alarmait Julie qui, face à moi, fronçait les sourcils.

« En fait, ce n’est pas pour cela que je vous appelle. Je suis inquiète pour l’état de vos fesses. La fessée de Madame Mac Cormac se rajoutant à la mienne, cela fait beaucoup. Je connais l’application que notre fournisseuse d’uniformes met à fesser les élèves récalcitrants quand elle les habille. Je pense que vous devez avoir les fesses dans un sale état. »

La conversation prenait une tournure délicate, surtout avec Julie en face de moi. Elle s’eff o r ç a i t de comprendre ce qui m’arrivait.

« Axel, ça va ? glissa-t-elle près de mon oreille. Tu es tout rouge ! »

Je pris conscience que je retenais ma respiration depuis le début de la discussion, si l’on pouvait appeler discussion le monologue de Sœur Gabrielle.

« Bon, reprit Sœur Gabrielle, j’entends que votre colocataire est près de vous. Cela tombe bien. Je ne vous fais pas vraiment confiance pour prendre soin seul de vos fesses. Un peu trop irréfléchi pour ce faire. J’ai bien entendu votre réticence à demander de l’aide à votre entourage. Encore une gaminerie ! Je dois prendre les choses en mains. »

J’étais désespéré.

« Mettez le haut-parleur de votre téléphone, je veux que vous entendiez ce que je vais dire à Julie, c’est bien Julie son prénom si je me souviens bien. Passez-moi votre colocataire ! »

Je donnais le téléphone à Julie.

« C’est Sœur Gabrielle, lui dis-je. »

Julie eut un ait étonné, mais elle prit résolument le combiné que je lui tendais.

« Bonjour, Mademoiselle, je suis Sœur Gabrielle, l’un des professeurs de St Marie.

– Enchantée de faire votre connaissance.

– Vous avez sans doute remarqué combien, depuis hier soir, Axel a du mal à s’asseoir ?

– Oui, effectivement. Je me demandais ce qui lui est arrivé. Il prétend s’être cogné, mais en tant que futur médecin, j’ai des doutes. Un simple choc ne pourrait lui avoir fait autant d’effet.

– Vous avez raison. Il ne s’agit pas de cela, en fait j’ai dû lui donner une fessée ou plutôt deux. Une mercredi soir, mais je n’ai utilisé que ma main, elle n’a donc pas laissé de traces durables. Par contre, celle de jeudi soir lui a été donnée avec une brosse de bain. C’est cet instrument qui a laissé les marques que vous verrez sur ses fesses. Comme il en eu une autre ce matin, je me doute que ses fesses sont très douloureuses. Ce n’est pas grave en soi, il avait mérité toutes ces fessées, mais il ne faudrait pas laisser tout cela tourner à la contusion. »

Je n’osais plus regarder Julie qui hochait la tête lentement, comme pour approuver les propos de Sœur Gabrielle.

« Je ne fais que modérément confiance à Axel pour prendre ces questions avec le sérieux nécessaire. De plus, il n’est pas aisé de se pommader soi-même les fesses en étant certain de faire du bon travail. Je voudrais que vous vous en chargiez. »

Sœur Gabrielle expliqua alors les soins qu’il fallait apporter à mon postérieur. Que Sœur Gabrielle ne demandât pas mon avis n’avait rien d’étonnant. J’étais, par contre, stupéfait que Julie ne s’en préoccupât pas. Elle acceptait la situation comme si elle entrait dans les cadres habituels des traitements qu’on réservait aux adultes de mon âge.

« Vous pouvez me faire confiance, répondit-elle, je m’en charge. Axel bénéficiera de toute mon attention.

– Oh, encore une chose, s’il vous créée le moindre problème, n’hésitez pas à me rappeler. Je n’en ai que pour une demi-heure à venir jusqu’à chez vous pour le punir de sa désobéissance. »

La conversation téléphonique se finit sur cette promesse de Sœur Gabrielle que je savais qu’elle tiendrait en cas de besoin.

« C’est donc ça, la fessée ! Il y a eu quelques mensonges depuis hier qui mériteraient d’y recourir dès maintenant. »

Elle s’était mise dans la peau d’une adulte grondant un e n f a n t avec une très grande facilité.

« Finissons de manger. Nous allons voir cela après. »

« Va te mettre en pyjama ! »

Dès le repas terminé, Julie m’avait pris la direction des opérations. D’autorité elle m’avait assigné les tâches que j’avais à faire pour ranger les reliefs de notre dîner. J’avais dû ranger la vaisselle et passer le balai sur son ordre. Puis elle était revenue à sa responsabilité quant à l’état de mes fesses.

« Ensuite, tu vas dans la salle de bain.

– Mais, Julie, je n’ai pas besoin que tu t’en …

– Axel, m’interrompit-elle en prenant une voix sévère, tu vas obéir sans rouspéter. En pyjama, puis dans la salle de bains !

– Oui, mais je peux le faire tout seul. Ne n’est pas parce que …

– Veux-tu, Axel, que je téléphone à Sœur Gabrielle ?

– Non, non, j’y vais. »

Julie disposait de l’arme ultime. Celle qui lui permettait de me faire céder sur tout. La menace suffisait. Furieux, mais conscient d’avoir perdu une bataille décisive, je marchais vers ma chambre et marquant le plus ouvertement possible mon mécontentement. En entrant dans ma chambre, je claquais la porte. Elle se rouvrit quasiment dans l’instant.

« Recommence cela une seule fois et je mets Sœur Gabrielle au courant ! »

Je baissais les yeux. L’heure n’était plus au défi. Je sentais que j’avais été à la limite de ce que Julie pouvait supporter. Il était temps de faire profil bas.

« Déshabille-toi ! »

J’espérais qu’elle quitte la pièce, mais elle n’en faisait rien. Je commençais par ôter mes chaussettes, puis ma chemise, lui laissant le temps de me laisser l’intimité nécessaire pour me déshabiller. Son regard montrait toujours son fort mécontentement. Je commençais alors à défaire mon pantalon. Julie alors se retira.

« Je t’attends dans la salle de bains ! Tu as deux minutes pour m’y rejoindre. »

Julie m’attendait, assise sur le coin de la baignoire. Elle me fit signe d’approcher, puis elle baissa mon pantalon de pyjama. Je n’eus pas vraiment le temps de réfléchir avant de me retrouver les fesses nues devant elle.

« Ouah ! Ça a dû être une sacrée fessée ! On voit les traces laissées par la brosse. Je comprends qu’il faille faire attention. Je vais m’occuper de cela.

Elle me mit de profil par rapport à elle et, la main gauche posée sur mon ventre, elle étala la pommade sur mes fesses de sa main droite. Elle me massa alors les fesses, doucement, puis plus énergiquement. Elle passait partout où la moindre rougeur signalait le passage de la brosse. Elle s’appliquait sur les marques les plus flagrantes. Elle reprit de la pommade jusqu’à ce qu’elle soit satisfaite du travail effectué.

« Bon, voilà pour ce soir, nous continuerons demain. Une seule application ne suffira pas. »

Elle me remonta le pantalon de pyjama et me donna une petite tape sur les fesses.

« File dans ta chambre, je t’y rejoins ! »

Un peu hébété, je sortis de la pièce pendant qu’elle se lavait les mains. Je précédais Julie, mais de peu. Je l’attendais debout au pied de mon lit.

« Allez, mets-toi au lit ! »

Elle ouvrit les draps de mon lit, attendant que je m’y glisse.

« Mais, Julie, il est juste vingt-et-une heures, c’est trop tôt ! Je ne peux pas me coucher à cette heure-là.

– Bien sûr que si ! Tu vas te coucher maintenant. Tu as besoin de récupérer de la fessée, cela demande beaucoup de repos. De toute façon, habituellement, tu te couches trop tard. Une bonne nuit de sommeil te fera du bien.

– Mais …

– Je ne veux pas de caprice pour aller au lit. Faut-il que je me fâche ? »

Je n’étais pas certain de ce qu’elle voulait dire par là, mais je ne voulais pas qu’elle se sente obligée de m’en faire la démonstration. Avec la menace d’une visite de Sœur Gabrielle, je préférais éviter qu’elle se sente dans l’obligation de me punir. Je cédais et j’entrais dans mon lit. Julie me borda, puis elle éteignit la lumière.

« C’est l’heure de dormir, je ne veux plus t’entendre. Si je dois revenir … »

Elle laissa sa phrase en suspens. Je préférais qu’elle ne la finît pas.

Pendant quelques minutes, j’entendis la télévision dans le séjour au bout du couloir. Je me sentais comme un petit garçon mis au lit en tout début de soirée pendant que les grands regardaient encore la télévision. Etait-ce bien étonnant que Julie me considère maintenant comme un e n f a n t , après avoir pris soin de mes fesses ?

Je m’endormis sans même m’en rendre compte.

Axel, consultant à St Marie - chapitre 19

Je sentis la lumière et un air plus froid entrer à grands flots dans ma chambre. On avait ouvert la fenêtre. Puis, mes couvertures furent rabattues sur le lied de mon lit.

« Debout, mon petit paresseux ! C’est l’heure de se lever. Le petit déjeuner est prêt. »

J’ouvris un œil, sur le point de m’insurger contre ce réveil trop matinal.

« Qu’est-ce que c’est que … »

Julie s’était assise sur le bord de mon lit. Le souvenir de la soirée d’hier me ramena à la prudence. Je ravalais mes protestations naissantes.

« Qu’est-ce que c’est que ce garçon ronchonneur quand il se réveille ? »

Elle tapota mes fesses en un simulacre de fessées, puis elle passa sa main dans mes cheveux.

« Je t’attends dans la cuisine. Cinq minutes, pas plus ! »

Laissant la porte de ma chambre ouverte, Julie disparut avant que j’aie pu assimiler ce qui Venait de se passer. Elle avait gravi une marche dans son attitude maternelle à mon égard. Je me levais pensif, réfléchissant à ce qui m’attendait dès ce matin : un massage de mes fesses par Julie. Irait-elle encore plus loin dans mon infantilisation ?

« Axel, dit-elle depuis la cuisine, j’ai dit cinq minutes, pas plus ! »

Risquer la confrontation dès le matin ? Obéir ? Julie disposait de l’arme ultime : le recours à Sœur Gabrielle. Je n’avais pas d’autre choix que de répondre à sa demande.

« Tu en as mis du temps ! Viens ici, mon grand ! »

Dès que je fus suffisamment prêt d’elle, elle descendit mon pyjama sur mes genoux.

« Tourne-toi ! »

Elle passa sa main sur mes fesses nues. La peau était encore sensible, mais ce matin, j’arrivais à supporter le contact de son pouce passé doucement sur mes fesses, sans grimacer. Seuls quelques endroits étaient encore trop fragiles pour que je supporte ces attouchements. Je crispais les fesses quand Julie y passait ses doigts.

« Et oui, c’est là où la brosse a laissé les plus gros bleus. Il faudra envisager bien plus d’une journée de pommade. »

Elle remonta alors ma culotte.

« Va t’asseoir et on déjeune. »

Julie avait posé un coussin sur la chaise où je devais m’asseoir. C’était une attention louable, mais elle soulignait combien mon statut de grand garçon ayant reçu la fessée devenait de plus en plus public.

« Heureusement que Marc n’est pas là. »

« Axel, tu vas prendre ta douche. Dès que tu as fini, tu m’appelles. »

Je me dirigeais vers la salle de bains avec un sentiment de frustration. Je n’arrivais pas à reprendre le contrôle de ma vie. Depuis hier soir et le coup de téléphone de Sœur Gabrielle, je ne faisais plus qu’obéir aux consignes de Julie qui avait régenté chacun de mes actes. Je n’avais pas trouvé le moyen de m’en sortir sans entrer en conflit avec elle, perspective qui déclencherait certainement une visite de Sœur Gabrielle ce qui ne pouvait qu’empirer la situation.

Jusqu’à maintenant, la fessée était présente, mais comme un événement virtuel. Me soumettre à la fessée demandait l’intervention d’une tierce personne. Julie en était restée aux allusions voilées. Qu’en serait-il quand j’aurai reçu une correction en présence de Julie ? La suivante serait probablement de sa main. Je devais sortir de cette situation avant d’en arriver là. Mais comment ? La seule solution que j’avais trouvée était d’obéir. C’est ce que je faisais depuis hier soir.

Mes sentiments vis-à-vis de Julie étaient compliqués. J’aurais aimé qu’elle comprenne mon dilemme et que, tout en prenant soin de mes fesses puisque Sœur Gabrielle l’avait ordonné, elle maintienne des relations d’égal à égal dans les autres moments. D’un autre côté, j’étais rassuré qu’elle ait pris en main, c’était le cas de le dire, les contusions qui ornaient mes fesses. Je savais qu’elle ferait tout son possible pour les faire disparaître le plus vite possible et avec elles, la souffrance que me provoquaient beaucoup des mouvements que je devais faire quotidiennement.

Il n’était sans doute pas possible d’obtenir les deux. Julie pouvait-elle me considérer comme un adulte toute la journée alors qu’elle devait, deux fois par jour, s’occuper de soigner mes fesses comme celles d’un petit garçon parce qu’il avait reçu la fessée ? Je me rendais compte qu’à l’instar de mon affection pour Sœur Gabrielle, j’étais loin d’en vouloir à Julie. Puisqu’elle avait accepté de prendre soin de moi, je pouvais bien accepter son autorité, le temps que dureraient ces soins, aussi frustrant que ce soit de devoir lui obéir.

Obéir à Julie, ce n’était pas encore exactement cela qui me gênait. Comme l’avait dit Sœur Gabrielle, elle avait la tête sur les épaules et je savais qu’elle prendrait, sur beaucoup de points, des décisions plus réfléchies que les miennes. Bien sûr il y avait l’embarras de me trouver déculotté devant elle, mais c’était inévitable. Ce qui me frustrait réellement c’était que ses décisions à mon égard, m’obligeaient à revenir sur les compromis que je faisais avec moi-même, surtout quand je savais qu’ils me conduisaient à des comportements déraisonnables, des comportements d’a d o l e s c e n t attardé.

Mon coucher avancé, la veille au soir, en avait été un exemple emblématique. Je me savais gros dormeur. Les onze heures de sommeil que Julie m’avait imposées, répondaient à mon besoin. Depuis mon a d o l e s c e n c e , parce que c’était cela être grand, je me couchais tard. Les levers tôt, pour répondre à mes obligations scolaires dans un premier temps, puis professionnelles, me laissaient en manque de sommeil chronique. Contrairement à mes habitudes, je me sentais, ce matin, parfaitement reposé.

La décision de Julie était la bonne, intérieurement, je ne pouvais que le reconnaitre. Mais il avait fallu me l’imposer contre mon gré. Sur le moment j’avais ressenti de la colère contre Julie, elle paraissait bien futile ce matin. L’honnêteté aurait dû m’amener à lui en demander pardon, mais il aurait fallu reconnaitre publiquement qu’elle avait raison. Mon ego me l’interdisait.

Ma douche achevée, je ne pouvais me résoudre à appeler Julie. Je drapais ma serviette de bain autour de ma taille. Je ne savais plus comment faire. Je n’eus pas très longtemps à attendre.

« Axel, es-tu prêt ? »

Elle avait pris la voix courroucée, sans doute avait-elle trouvé que ma douche s’éternisait.

« Oui, Julie, ça y est !

– Ouvre-moi la porte ! »

Il n’était plus temps de lambiner. C’est une Julie irritée et soupçonneuse qui entra dans la salle de bains.

« Que faisais-tu ? Cela fait une éternité que l’eau ne coule plus. Tu as eu tout le temps pour t’essuyer, et après, qu’attendais-tu »

Julie n’attendais pas vraiment de réponse. Elle m’ôta la serviette et elle vérifia que je m’étais séché correctement. Elle passa la serviette dans la raie de mes fesses, puis dans le pli de l’aine de chaque côté de mon entrejambe.

Elle prit le tube de pommade. Elle me positionna debout devant elle comme la veille au soit et elle m’appliqua le pommade sur mes fesses.

« Ce n’est pas pratique, il faut que je m’y prenne autrement. »

Elle réfléchit un petit moment et me fit pivoter face à elle, puis, en me tirant par le poignet elle m’obligea à me pencher et je dus m’allonger sur son genoux gauche. J’avais le buste au-dessus de la baignoire et mes pieds touchaient le sol. Je sentis le massage reprendre, plus ferme, plus assuré.

« Ah, fit-elle, c’est beaucoup mieux ! »

Julie avait trouvé une position qui lui convenait. Pour moi, elle était plus inconfortable, d’une part parce que je me sentais plus en déséquilibre et d’autre part et surtout parce que j’étais placé idéalement pour recevoir la fessée. Heureusement, les soins qu’elle prodiguait à mes fesses se terminèrent sans autre incident.

« Ce n’est pas encore ça ! Il y en a encore au moins pour un jour ou deux. »

J’avais l’impression que Julie se parlait à elle-même sans prêter attention à ma présence.

« Il faudrait éviter que le tissu frotte sur les ecchymoses les plus graves … J’ai une idée ! Je sais ce que nous allons faire. »

Julie me prit alors par la main et nous nous dirigeâmes vers ma chambre.

« Voyons ce que je vais te mettre. »

Elle fouillait dans mon armoire et en ressorti un tee-shirt assez long qu’elle me passa par-dessus ma tête. Il me descendait au ras des fesses.

« Tu vas rester comme cela tant que tu seras à l’intérieur de l’appartement. Avec les fesses à l’air, tu vas guérir plus vite.

– Mais, … mais … je … je ne peux pas. Il me faut une culotte, un pantalon.

– Non, non ! C’est mieux si tu n’as rien pour frotter contre ta peau.

– Je ne veux pas rester … comme ça.

– Dois-je comprendre que c’est encore un caprice ? Préfères-tu une fessée d’abord ? De toute façon, tu resteras les fesses nues comme je l’ai décidé. »

Julie ne se référait plus à l’autorité de Sœur Gabrielle. Elle envisageait de me fesser elle-même. C’était une escalade que je ne voulais pas encourager.

« Tu ne vas pas me faire une colère parce que je risque de voir tes fesses. Avec le tee-shirt, on ne voit presque rien de tes fesses. En plus, ici, il n’y a que moi et j’ai déjà vu tout ce qu’il y a à voir do côté de tes fesses. Même si tu me les montres une fois ou deux dans la journée, ça ne changera rien. Est-ce compris ? »

Encore une fois, je jugeais préférable de me soumettre.

« Si tu me refais un caprice d’ici ce soir, ce sera la fessée, tant pis si cela retarde ta guérison. Est-ce bien entendu ? »

Il n’y avait plus rien à rajouter.

Toute la journée durant, Julie veilla à ce que je sois occupé. Elle m’expédia ranger ma chambre pour commencer. Son inspection, alors que j’avais déclaré avoir achevé ma tâche, la laissa insatisfaite. Elle me renvoya réorganiser mes vêtements dans mon armoire. Je dus recommencer une troisième fois après avoir reçu une leçon de pliage de culottes. Je poursuivis ensuite par le ménage de la salle de bains. Faire la vaisselle tomba également dans mon escarcelle.

Elle me mit au lit pour la sieste juste après le déjeuner. J’eus à peine le temps de grogner qu’une menace de sa main me fit obéir. A ma grande surprise, je m’endormis et c’est Julie qui dut me réveiller.

Le reste de l’après-midi fut consacré à la rédaction de mon rapport. Elle ne m’autorisa pas à y travailler dans ma chambre, mais je dus le faire sur la table de la cuisine où « elle pouvait me surveiller ». Elle vérifia à plusieurs reprises que j’avançais dans mon travail et en début de soirée, je regardais avec satisfaction ce que j’avais produit. Le travail avait avancé bien plus vite que d’habitude. Julie m’en félicita, j’en fus assez fier.

Les deux repas de la journée furent l’occasion pour Julie de laisser cours à ses exigences : ne pas parler la bouche pleine, dire « s’il te plait » et « merci », se tenir droit sur sa chaise, ne pas mettre ses coudes sur la table, fermer sa bouche pour mâcher, manger tout ce qu’il y a dans son assiette, …

Je m’eff o r ç a is de répondre à ses exigences. Il ne m’était pas facile de me positionner à l’égal de Julie pour réclamer mon droit me comporter comme je le souhaitais, alors que j’étais les fesses nues en sa présence et sous la menace potentielle d’une fessée cautionnée par l’autorité de Sœur Gabrielle.

J’avais tout juste fini la vaisselle, quand Julie m’annonça l’heure de la pommade. Elle me prit la main et je la suivis dans la salle de bain.

« C’est pratique, plaisanta-t-elle, il n’y a pas besoin de te baisser la culotte. »

Je ne trouvais pas son humour grandiose, mais si je m’abstins de le lui faire savoir, je restais de marbre, imperméable à ses traits d’esprit. Julie me coucha sur ses genoux comme elle l’avait fait la veille. Elle m’enduisit les fesses de pommade et quand elle commença à l’étaler, nous faillîmes chuter tous les deux dans la baignoire. Julie nous rattrapa au dernier moment. Placé comme je l’étais, je n’aurais rien pu faire d’autre qu’am o r t ir notre chute.

« Ce n’est pas pratique, ici. Viens, nous allons faire autrement. »

Elle me conduisit dans le séjour. Elle s’installa sur le canapé, puis elle me coucha de nouveau sur son genou.

« Tiens, c’est commode, je peux regarder la télé ! »

Elle alluma le poste et le massage se poursuivit tandis que, dans mon dos, j’entendais le son de la série que Julie regardait. Quand l’action s’emballait ou que le suspens était à son comble, elle arrêtait son geste. Sa main restait alors posée sur mes fesses et se crispait parfois au gré de l’action se déroulant sur l’écran.

Plus le massage durait, plus je me détendais. J’avais oublié la honte d’être cul-nu sur les genoux de Julie.

« Axel ! Axel ! Réveille-toi ! »

Je mis un peu de temps à comprendre où j’étais. Ce n’était pas mon lit sur lequel j’étais allongé. C’était bien la voix de Julie qui murmurait à mon oreille. Je levais la tête pour reprendre tout à fait conscience.

J’étais toujours à plat ventre sur les genoux de Julie. Elle tapotait mes fesses pour me réveiller.

« Dis donc, tu ne vas pas dormir là et je ne peux pas te porter dans ton lit. Viens, je vais te coucher. »

Elle me raccompagna dans ma chambre où elle fit passer le tee-shirt par-dessus ma tête. Alors elle le remplaça par le haut de mon pyjama. Elle m’assit sur mon lit et elle m’enfila le bas. Elle me fit basculer la tête sur l’oreiller, rabattit les couvertures. Comme je grognais un peu elle prit une plus grosse voix pour dire.

« Tu ne voudrais pas une fessée juste avant de dormir ? »

Je sentais qu’elle-même n’y croyait pas. Comme la veille, elle me borda, puis la lumière éteinte, elle vint me faire un bisou sur la joue et une caresse dans les cheveux.

« Tu sais, chuchota-t-elle dans mon oreille, je préfère quand tu es sage, comme ce soir. Bonne nuit, mon grand garçon. »

J’étais prêt à dormir.

La journée suivante ressembla comme à s’y méprendre à la précédente. Je la passais les fesses nues à travailler sous la houlette de ma colocataire. J’avançais à grands pas dans la rédaction de mon rapport d’étude.

Julie me passa encore de la pommade sur les fesses le matin et le soir. Cela se passait maintenant dans le séjour, sur le canapé, et le massage du soir se prolongeait jusqu’à ce qu’une fois endormi, une coupure dans le programme TV laisse à Julie le temps de me mettre au lit.

Le changement de lieu me laissait un sentiment mitigé. C’était bien plus confortable que le coin de la baignoire et je goûtais particulièrement le moment du soir où je m’abandonnais complètement sur les genoux de ma colocataire, au point de m’y endormir. Dans la salle de bain, la pièce avait une connotation hygiénique qui pouvait expliquer qu’on s’y tint déshabillé. C’était même une habitude dans ce lieu. Notre transfert dans le séjour laissait moins de doute quant au rapport qui s’était construit entre Julie et moi. J’étais maintenant le petit garçon dont elle prenait soin. Je n’étais pas certain que cela me convienne mais je ne voyais pas trop comment en sortir, tout en me complaisant dans cette situation et en ne faisant aucun effort pour récupérer totalement mon statut d’adulte.

Ce soir-là, elle me déclara guéri. J’étais content de pouvoir remettre une culotte et un pantalon, mais j’étais, en même temps, déçu de ne plus bénéficier des caresses de la main de Julie. Son emprise sur mon emploi du temps resta aussi forte. Deux fois dans la journée, elle me menaça d’une fessée. Je cédais aussitôt la menace énoncée.

J’avais pris rendez-vous avec la professeure Girard en milieu de semaine. Je pouvais lui apporter une abondante production que la vigilance de Julie m’avait permis de rédiger. J’en fus félicité.

« Je ne savais pas que vous étiez capable d’un tel ouvrage en aussi peu de temps. Vous ne nous y avez pas habitué. Je m’en souviendrai ! »

L’orientation à donner dans mon rapport fut définitivement fixée. Nous étions certains, elle comme moi, que la fessée était au centre du système éducatif de St Marie et qu’elle permettait d’atteindre un haut niveau scolaire moyen ainsi que de récupérer ceux qui s’étaient aventurés sur des chemins de traverse. Un modèle à contre-courant des idées généralement admises sur l’éducation.

J’esquissais timidement l’idée de cesser de fréquenter St Marie, arguant du fait que j’avais suffisamment de matière pour rédiger mon rapport. Je fus vertement rappelé à l’ordre.

« Compte-tenu de l’argent qu’il y a en jeu pour financer les recherches du laboratoire, grâce aux futurs marchés qui pourraient être passés avec le fondation qui finance St Marie, il n’est pas question d’avoir le moindre problème de mise en œuvre de la convention. »

La professeure Girard me rappela à mes engagements. Elle ne fut pas menaçante, mais elle ne laissa pas place à la discussion.

« Nous nous sommes engagés à mettre à disposition de St Marie un chercheur à plein temps jusqu’aux vacances de Noël. Vous avez accepté cette mission, vous l’assumerez jusqu’au bout. »

Le temps restant fut consacré au plan du document que je devais rendre. Il n’y avait plus à revenir sur les points précédents, surtout avec la professeure Girard à la direction scientifique de l’étude.

Axel, consultant à St Marie - chapitre 20

Je passais la suite des vacances sous la stricte surveillance de Julie. J’avais l’impression que le contrôle se renf o r ç a i t chaque jour. Son exigence que j’avais admise les premiers jours me pesait de plus en plus. Je voyais finir les vacances sans que j’aie pu paresser comme je le faisais habituellement. Julie me maintenait au travail toute la journée.

Il y avait d’abord les tâches ménagères dont je devais faire plus que ma part. Enfin, … une part aussi importante que la sienne, … ou presque aussi importante. Ce n’était pas dans mes habitudes. De plus, elle était tout le temps sur mon dos à m’expliquer comment il fallait faire ou à me faire remarquer quand ce n’était pas bien fait. Elle exigeait alors que je recommence.

Le reste de la journée était consacré à rédiger mon rapport d’étude. Il avançait bien plus vite que je l’avais imaginé. Julie contrôlait tout ce que j’écrivais. Elle était impitoyable sur l’orthographe et la grammaire alors que ce n’était pas mon fort. Je n’avais droit qu’à de courtes pauses et elle me remettait au travail dès qu’elle estimait que mes repos avaient assez duré.

J’avais commencé à marquer mon agacement par des soupirs d’abord discrets, puis, de plus en plus appuyés. Julie ne semblait rien remarquer. Quelques jours avant la fin des vacances, je les accompagnais alors de haussements d’épaules, à chaque fois qu’elle me faisait observer que mon travail n’était pas fait avec suffisamment d’application et que je devais recommencer. Je sentais la tension monter, mais je ne voulais pas céder.

C’était l’avant dernier jour des vacances. Dès le petit déjeuner, Julie me fit remarquer que je n’avais pas rangé tout ce qui avait servi pour le petit déjeuner. Je lui obéis tout en marquant mon exaspération. Puis, elle m’ordonna de faire la vaisselle avant d’aller faire ma toilette. Je décidais de passer outre. Je n’avais pas eu le temps de me réfugier dans la salle de bain, que Julie me rattrapa et me ramena dans la cuisine.

« Je t’ai dit de faire la vaisselle en premier et tu vas obéir. »

Elle me menaça d’une fessée avec sa main. Elle avait fait cela des dizaines de fois sans aller plus loin. Je savais que ce n’était pas un risque réel. Cependant, afin d’avoir la paix, je me mis à la vaisselle du petit déjeuner. J’avais presque fini quand Julie vint inspecter ce que j’avais fait.

« Recommence ce bol et cette cuillère. Ils ne sont pas propres !

– Tu trouves qu’ils ne sont pas propres ? Et bien voilà, maintenant ils sont impeccables ! »

Je laissais tomber le bol et la cuillère au sol. Le bol s’éparpilla au sol, en un nombre infini de morceaux. Je n’avais pas vraiment voulu cela et je regardais mon œuvre avec consternation. Julie réagit plus promptement. Elle me saisit par le bras et elle m’entraîna vers la chaise de la cuisine. Elle me coucha en travers de ses genoux. Je mis ma main en protection sur le fond de la culotte de mon pyjama. Je tentais de me relever, mais son coude pesant sur ma colonne vertébrale m’empêchait d’aller très loin.

« Axel, je vais te donner une fessée en punition de cette colère. Soit tu me laisses faire, soit j’appelle Sœur Gabrielle ! »

L’arme fatale. Elle utilisait l’arme fatale. J’enlevais lentement ma main qui protégeait mes fesses. Aussitôt, Julie glissa ses doigts sous l’élastique de mon pyjama et le baissa.

« Tu vas recevoir une sérieuse fessée. Si tu m’empêches de te la donner de quelque façon que ce soit, je préviens Sœur Gabrielle. Pas de main pour protéger les fesses, et tu restes sur mes genoux jusqu’à ce que je t’autorise à te lever. »

J’étais déjà résigné à mon sort. Cette fessée n’était que l’aboutissement du processus qui avait commencé avec le coup de téléphone de Sœur Gabrielle. Il était inévitable d’arriver à cette extrémité.

Peut-être Julie n’avait-elle pas une grande expérience en tant que fesseuse, sans doute n’y a-t-il pas besoin d’une formation pour apprendre à donner la fessée, ma colocataire sut trouver la bonne méthode pour m’administrer une correction mémorable. Il est difficile de comparer la rigueur des fessées qu’on a reçues. Je ne sais pas dire si elle fut plus sévère ou moins douloureuse que celles que Sœur Gabrielle m’avait données à main nue. Il est un seuil au-delà duquel, il n’est plus possible, pour celui qui est puni, de sentir la différence.

Julie réussit aisément à le dépasser. Je m’en rendais facilement compte quand je ne pus plus que me tortiller sur ses genoux, perdant le contrôle de mes gestes dans un premier temps, puis gisant en ne réagissant plus qu’à sa main tombant sur mes fesses. Je ne pouvais retenir mes larmes malgré le sentiment d’humiliation que je ressentis, au début de la fessée, à me laisser aller sur les genoux de Julie. Passé ce seuil, il n’y a plus de sentiment de honte, juste l’espoir que cette claque soit la dernière. Après une volée de claque plus fortes, Julie mit fin à la fessée.

Elle me fit glisser de ses genoux presque tout de suite. Je me retrouvais à genoux à sa droite.

« Cesse de pleurer, je veux que tu m’écoutes. »

Tout à la douleur qui embrasait mes fesses je ne faisais pas trop attention à ce qu’elle me disait. Julie me plaqua contre ses genoux et sa main claque mes fesses une bonne dizaine de fois.

« Est-ce que tu m’écoutes ?

– Oui, j’écoute !

– Puisque tu tiens à te comporter comme un e n f a n t , je vais te traiter comme un petit garçon. Dorénavant, cela veut dire la fessée à chaque fois que tu la mériteras. Mais ce n’est pas seulement cela. J’attends une obéissance absolue. Tu n’auras le droit de faire que ce que t’autoriserai. Pour commencer, à la douche ! »

Elle me remit debout d’une claque sur les fesses. Je la suivis vers la salle de bain, marchant maladroitement avec mon pantalon de pyjama tombé sur mes chevilles. Julie prit sa place habituelle sur le bord de la baignoire, puis elle me coucha sur ses genoux. Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’interroger sur ses intentions avant qu’elle me retire mon pantalon de pyjama. Remis debout, ma veste suivit le même chemin.

« Monte dans la baignoire, dit-elle en soulignant son ordre d’une claque sur mes fesses ! »

Elle fit couler l’eau à la bonne température, puis :

« Met-toi à genoux »

Julie m’arrosa avec la pomme de douche. Elle me mit du shampoing sur les cheveux et elle le fit mousser. Elle me lava les cheveux qu’elle rinça quand ils furent propres. Puis elle passa le gant savonné sur mon visage, dans mes oreilles. Elle savonna mes bras l’un après l’autre. Alors elle descendit sur mon dos.

Il était clair que Julie avait l’intention de me laver entièrement. J’étais consterné de devoir la laisser faire et ma honte devint intolérable plus elle s’approchait de mes fesses et de mon sexe.

« Je vais le faire, Julie ! Aïe ! »

Julie avait réagi à ma proposition par une claque sur les fesses.

« Tu me laisses faire. Les petits garçons ne sont pas capables de se laver tous seuls correctement. Il faut que ce soit une grande personne qui s’en occupe. »

Elle passa le gant sur mes fesses et elle dut me fesser pour que je la laisse laver la raie de mes fesses. Elle passa alors à mon buste puis mon ventre.

« Lève-toi ! fit elle en me claquant les fesses. »

Quand elle approcha le gant de mon entrejambe, je mis mes mains devant mon sexe.

« Ça suffit ! »

Elle se retourna pour prendre un objet que je n’identifiais pas tout de suite. Elle revint vers moi, tenant sa brosse à cheveux à la main. C’était une brosse en bois dont le dos en bois était assez large, et plat. Me tenant par le bras, elle me fit faire un quart de tour, me positionnait de profil par rapport à elle.

« Aaahrg ! »

Je hurlais dès la première application de la brosse sur mes fesses nues. Julie recommença sur l’autre hémisphère de mon postérieur, puis, alternant à chaque fois, elle me fessa sans discontinuité. La douleur, sur mes fesses déjà sensibles, était insupportable. Je mis ma main libre sur mes fesses pour les protéger. Cela n’interrompit pas la volée avec la brosse qui tombait maintenant sur mes doigts. Quatre, cinq, six fois. Je ne pouvais plus le supporter. J’écartais mes mains et ce furent mes fesses qui redevinrent la cible de la brosse.

Je dansais d’un pied sur l’autre dans la baignoire dans une inutile tentative pour évacuer la cuisson de mes fesses. Je ne songeais même pas qu’il m’était possible de me libérer de l’emprise de Julie, ce qui mettrait fin à la punition. Bien m’en prit. Rétrospectivement, je n’osais imaginer les conséquences si j’avais osé une telle désobéissance.

Ce fut un garçon obéissant, les fesses cramoisies, qui écarta les jambes obligeamment, quand Julie lui en donna l’ordre. Quand elle lava mon entrejambe, je n’eus qu’un léger geste de recul. Elle passa le gant sur mon pénis et mes testicules sans que je proteste. Les larmes qui coulaient encore sur mes joues et la brûlure sur mes fesses suffisaient à me rappeler à l’obéissance.

Lavé puis rincé de la tête aux pieds, Julie me fit sortir de la baignoire. Elle me sécha, passant la serviette sut toutes les parties de mon corps. Je la laissais faire, sachant que le dos de sa brosse à cheveux était toujours prêt à servir.

« Eh bien, dit-elle en me passant la serviette une dernière fois dans le pli de l’aine, ce n’est pas une mince affaire de te donner une douche. Si demain tu recommences à être aussi désobéissant quand je te laverai, je te fesserai bien plus sévèrement. »

Elle posa la serviette, puis elle me donna une petite claque sur les fesses.

« Dans ta chambre que je t’habille ! »

Elle me retint par le bras.

« Je n’ai pas apprécié que tu cherches à éviter la fessée en interposant ta main. Je vais te punir pour cela. Marche ! »

Une nouvelle claque sur les fesses et nous nous dirigeâmes vers ma chambre.

Je laissais Julie m’habiller. Cela fut vite fait : un tee-shirt, une culotte et un short. Mes fesses étaient trop douloureuses pour esquisser le moindre geste qui aurait pu être interprété comme de la désobéissance. Les gestes de Julie étaient fermes. Elle ne me laissait aucune initiative. Je voyais bien à son air fermé qu’elle était encore fâchée après moi. Elle n’en avait pas fini avec moi.

Cela se confirma aussitôt mon habillage terminé. Elle fouilla dans mon armoire et elle en sortit ma ceinture en cuir.

« Dans le séjour ! »

Elle fit suivre son ordre par une claque sur ma cuisse que le short court laissait nue. Je n’eus aucun répit. Elle s’assit sur le canapé et, dans le même mouvement, elle me coucha en travers de ses genoux. Aussitôt, elle baissa mon short et ma culotte prit le même chemin. Je ne songeais ni à me dégager de la position alors que je n’y étais même pas retenu, ni à protester contre la fessée à venir. En quelques dizaines de minutes, Julie avait gagné la légitimité de me punir, sans avoir besoin de faire appel à la menace de l’intervention de Sœur Gabrielle. Je m’apprêtais à subir la fessée que Julie avait décidé de m’administrer. Je la suppliais faiblement, sans espoir que cela m’évite la correction qu’elle m’avait promise.

« Pardon, Julie, pardon, … je ne le ferai plus, … pardon. »

Ma soumission légitimait son droit à me punir. Julie se livra à quelques préparatifs. A plat ventre, je ne pouvais voir quelles dispositions elle prenait dans mon dos. J’attendais, allongé sur ses cuisses, laissant mes fesses à sa disposition. Elle posa sa main sur mon dos. Cela ne me maintenait pas vraiment en place, mais m’indiquait plutôt le cadre à ne pas dépasser.

« Si tu interposes ta main, tu auras une autre fessée ! »

Je sentis, à la tension de ses muscles, qu’elle prenait son élan. Je m’attendais au claquement de sa main sur mon postérieur et à la cuisson qui s’en suivrait. Je restais estomaqué à la douleur qui parcourut mes fesses. Ce n’était pas la main de Julie. Je comprenais maintenant à quoi elle destinait la ceinture. Elle me l’appliquait régulièrement, changeant l’endroit de mes fesses où la ceinture tombait : bien au centre sur mes deux globes fessiers, d’un côté, puis de l’autre, à la jonction avec mes cuisses.

Julie appuya un peu plus fort sur mon dos pour éviter que mes gesticulations ne me fassent tomber de ses genoux. Je ne les maîtrisais plus. Je ne retenais plus ni mes larmes, ni mes cris. Il n’y avait plus de honte à extérioriser la douleur qui ne cessait de croître. Mes seuls actes conscients visaient à retenir ma main afin qu’elle n’aille pas couvrir mes fesses.

Je fus presque surpris quand la fessée s’arrêta. La ceinture aidant, elle avait été intense, mais pas particulièrement longue. Julie me laissa récupérer sur ses genoux sa main caressait les fesses qu’elle venait de meurtrir si fortement.

« Là, c’est fini. Tu as reçu ta punition comme un grand garçon. Chut, … chut. »

Elle me garda sur ses genoux le temps que mes pleurs se calment un peu. Alors, elle me fit glisser à genoux à sa droite et elle posa ma tête sur ses genoux, passant sa main dans mes cheveux.

« Est-ce une assez grosse fessée pour que tu apprennes à m’obéir ? Qu’en penses-tu ?

– Oh, oui, oui Julie.

– Je crois que je serai obligée de te fesser encore plusieurs fois, avant que tu ne sois vraiment sage, n’est-ce pas ? »

Julie effleurait mes fesses de sa main. Quand elle touchait l’un des endroits où l’extrémité de la ceinture avait claqué, je sentais des frissons parcourir mon dos. Cependant, cela me soulageait. J’avais l’impression que ces frôlements diffusaient la douleur et l’atténuaient.

« Bon, fit-elle, un bon moment au coin et ta punition sera terminée. »

Elle me remit debout et m’indiqua, du doigt, un angle de la pièce vers lequel je me dirigeais sans attendre. Je plaçais mon nez au plus loin que je le pouvais et je croisais mes bras dans le dos.

« Bien, je vois que ce n’est pas la première fois que tu vas au coin. Sœur Gabrielle a dû t’y mettre également. Je ne veux plus te voir bouger, sauf si tu penses que tes fesses ne sont pas assez rouges. Nous allons laisser tout cela refroidir un peu avant de te mettre au travail. »

Au regard de l’heure qu’il était quand Julie m’autorisa à sortir du coin, j’avais dû y rester une demi-heure. La routine qui était désormais la mienne se mit alors en place : tâches ménagères et travail sur mon rapport d’étude. La seule différence aujourd’hui, c’est que je le faisais avec une gêne permanente sur les fesses et une difficulté à m’asseoir.

Julie me gronda plusieurs fois dans la journée. A chaque fois, mon cœur faisait un bon dans ma poitrine : était-ce un motif suffisant pour une fessée ? Fort heureusement, j’y échappais en rectifiant aussi vite que je le pouvais ce qui avait motivé la remontrance. Mais il était difficile de tenir très longtemps sans contrevenir à une exigence majeure de Julie.

Il était un peu plus de dix-huit heures et Julie m’avait autorisé à fermer mon ordinateur et à ranger mes livres. La journée de travail avait été suffisante selon elle. Quelques minutes plus tard, Julie se dirigea vers la cuisine pour préparer le dîner. Elle revint avec le visage fermé qu’elle prenait pour me gronder.

« Axel, ne t’avais-je pas dit de descendre la poubelle après le repas de ce midi ? »

Effectivement, cela faisait partie de du travail que Julie m’avait assigné depuis quelques jours.

« C’est au moins la troisième fois que tu oublies depuis le début des vacances. »

Julie avait encore raison. Bien qu’elle me le rappelât chaque jour, si je ne le faisais pas immédiatement, j’avais tendance à oublier.

« Dépêche-toi de le faire tout de suite, puis nous rediscuterons de ton étourderie chronique.

– Mais, Julie, je suis en short, je ne peux pas descendre comme cela.

– Je ne vois pas pourquoi. En quoi le fait d’être en short t’empêche de descendre la poubelle ?

– C’est à cause des marques de la ceinture, on les voit en-dessous du short. Est-ce que je peux mettre un pantalon ?

– Quel faiseur de caprices tu fais ! Quelle importance crois-tu que les voisins vont accorder aux marques que tu as sur les cuisses ? Et même s’ils s’en rendent compte, ce ne sera que la vérité. Ils sauront que tu as été désobéissant et que tu as reçu une fessée. Certains t’ont peut-être entendu pendant que je te fessais, tu n’as pas été particulièrement discret. »

Je n’avais pas envisagé que les voisins puissent déjà être au courant.

« De toute façon, tu ferais mieux d’y aller maintenant, en short et avec les marques sur les cuisses, avant que je ne décide de t’accompagner. Je te donnerai alors une fessée dans le hall de l’immeuble. Tous les voisins qui passeront, pourront voir non seulement les traces de la ceinture sur tes cuisses, mais également celles qui sont sur tes fesses. »

Je n’avais pas envie de tester la résolution de Julie. Je pris la poubelle et, marques sur les cuisses ou pas, je la descendis dans le local prévu à cet effet. Je croisais quelques voisins, au bonjour desquels je répondis. Je ne restais pas assez longtemps pour vérifier s’ils avaient aperçu les marques laissées par la ceinture sur mes cuisses.

Julie m’attendait dès mon retour.

« Viens avec moi, je vais m’occuper de tes oublis à répétition. »

Elle me conduisit dans la cuisine où elle avait provisoirement abandonné la préparation du dîner. Elle plaça une des chaises face à l’espace dégagé. Elle prit place sur la chaise. En pesant sur mon épaule, elle me mit à genoux entre ses deux pieds, puis elle me courba sur sa cuisse gauche. Elle baissa alors mon short et ma culotte. Elle posa sa main sur mes fesses.

« J’ai l’impression, mon garçon, que si je ne fais rien tu continueras tes oublis quotidiens et je serais obligée de te rappeler chaque jour ce que tu dois faire. Je vais changer tout cela. Dorénavant, au premier oubli, je t’en ferai la remontrance. Au deuxième, tu seras fessé. Je suis certaine que tu vas apprendre très vite à être plus attentif à ce que tu dois faire. Pour la poubelle, je crois que c’est le troisième oubli. Veux-tu parier avec moi que ce sera le dernier ? »

Ce fut « simplement » une fessée à la main, mais sur mes fesses commotionnées par la ceinture, ce fut rapidement comme si Julie utilisait une brosse. Elle fut très vite certaine que la leçon avait porté. Mes cris et mes pleurs en étaient une preuve suffisante.

« Bien, fit-elle, pour cette fois ce sera suffisant. Au prochain oubli, ce sera la ceinture. »

Elle me donna une formidable claque sur mes fesses tuméfiées.

« Je crois qu’une généreuse application de pommade sera nécessaire ce soir. En attendant, tu vas attendre le dîner au piquet. »

Julie me prit par l’oreille et elle m’amena le long du mur, près de la porte.

« Le nez contre le mur et les mains sur la tête. Tu ne bouges plus ! »

Debout en pénitence dans la pièce où Julie finissait de préparer le dîner, j’avais l’impression de suivre tout ce qu’elle faisait. Si j’étais bien plus intégré dans ses activités, il était évident que, bien qu’étant le nez contre le mur, ma pénitence se faisait dans un lieu qui me paraissait plus exposé que lorsque j’étais au coin.

« Reculotte-toi pour passer à table ! »

J’avais les bras tout ankylosés, mais Julie venait de mettre fin à ma longue station au piquet. Je l’avais entendue mettre la table, ce qui m’avait permis de tenir les dernières minutes, sachant que la fin de ma pénitence approchait.

Je pris des précautions pour m’asseoir sur ma chaise. Je n’arrivais pas à regarder Julie en face, sans compter échanger avec elle comme si la journée s’était déroulée avec la routine habituelle. Julie assura la conversation pendant le début du repas. Elle sollicitait peu ma participation et je ne lui répondais que par monosyllabe. Vers le milieu du repas, elle laissa vivre un long silence qui devint pesant. Je vis, à son attitude, qu’elle venait de prendre une décision.

« Je n’ai pas l’intention de passer mes repas face à un garçon qui fait la tête. Je vois, dit-elle, que tu boudes, si je ne me trompe pas. Est-ce exact ? »

Je secouais la tête pour infirmer son point de vue.

« Explique-toi, alors ! »

Julie dut insister une deuxième fois, avec une voix qui devenait menaçante, pour que je consentisse à prendre la parole.

« J’ai honte.

– De quoi as-tu honte ?

– D’avoir eu la fessée alors que … je suis trop grand. »

Julie sourit et je sentis la naïveté de ma réponse.

« Je comprends que tu ais honte, c’est normal. Quel que soit leur âge, tous les garçons à qui une grande personne doit donner la fessée, ont honte qu’on doive les punir, les déculotter, les mettre au coin pour leur montrer qu’ils ont fait une bêtise. Avoir honte aide à se souvenir de la punition et de ce qui l’a provoquée. Puisque dorénavant je vais te traiter comme un petit garçon, j’espère bien que tu auras honte à chaque fois que je te baisserai la culotte pour te fesser. »

Le simple fait d’évoquer aussi ouvertement cette éventualité comme une évidence, me fit rougir. C’était la promesse de futures fessées.

« Pour moi, quand tu as été puni, la faute que tu avais commise est pardonnée. Ce n’est pas anormal qu’un petit garçon fasse des bêtises, il faut juste l’en punir. Une fois que c’est fait, tu n’as plus de raison de bouder ou alors c’est que c’est un nouveau caprice. As-tu compris ce qui arrive, dans cette maison, aux petits garçons qui font des caprices ? »

Je hochais la tête et je replongeais dans mon assiette, finissant ce qui y restait, mais surtout tentant par là une diversion facile à déceler.

« Plus de bouderie, n’est-ce pas ?

– Oui, Julie. Je vais faire attention. »

Nous mangeâmes en silence tous les deux, puis Julie relança la conversation. Je répondais en faisant des phrases complètes, ce qui contenta ma colocataire.

Le soir venu, Julie me coucha une nouvelle fois sur ses genoux pour me passer de la pommade sur les fesses.

« Je ne voudrais pas que Sœur Gabrielle te voit revenir avec les fesses toutes marquées. Elle pourrait penser que je n’ai pas bien fait mon travail. »

Julie me laissa allongé sur ses genoux et elle me transféra dans mon lit quand je commençais à bailler. Me déshabiller, me mettre au lit, un câlin et un bisou, et j’étais dans la sécurité et le confort de mon lit.

Le dernier jour des vacances ressembla au précédent. Je laissais Julie me donner la douche, m’habiller, me déshabiller, me gronder quand je le méritais. Je reçus une seule fois la fessée. Bien qu’elle ait baissé ma culotte, cela allait de soi, elle ne fut pas très sévère. Julie n’utilisa que sa main. J’obtempérais à ses moindres consignes, c’était de loin préférable d’être un garçon sage et obéissant.

JLG

Hors ligne
Publié il y a 7 mois
Vu: 176 fois

Pour laisser un commentaire, merci de vous connecter

Après la fessée

Après la fessée

La Voisine

- Pas encore! Un excès de colère emporta Sophie. Le fait en soi était...

Pendules à l'heure

Une sublime histoire érotique de fessée, rapportée avec goût. La curiosité...

Elles se déculottent pour leur fessée

Elles se déculottent pour leur fessée

Axel consultant à St Marie

Sœur Marie Joseph sortit de la salle en grommelant. Elle f o r ç a i t le...

Vous avez demandé de l'éducation anglaise ?

Vous avez demandé de l'éducation anglaise, vous allez être servi !

Le Maître De Musique

Une histoire érotique admirablement écrite par un artiste des mots sensuels....

Villa des myosotis la maison des fessées

Villa des myosotis la maison des fessées J'y étais enfin : Villa des...

Une déculottée et fessée pour ces messieurs

Une déculottée et fessée pour ces messieurs

Déculottée fessée

Déculottée fessée