Le couvent (Roman)

Le couvent (Roman)


-Voici votre cellule, sœur Diane ; vous la partagerez avec sœur Nathalie. La mère supérieure s'effaça pour laisser la nouvelle arrivante examiner la petite pièce qui s'offrait à elle. La mine renfrognée ses parents l'avaient forcée à entrer au couvent dans l'espoir de l'assagir Diane entra dans la pièce, sans dire un mot. Trois lits constituaient tout le mobilier de la chambre ; l'un resterait inoccupé.


La porte se referma derrière elle et elle se retrouva seule avec sœur Nathalie. Celle-ci leva un regard timide en direction de Diane.


-Bienvenue à toi, sœur Diane, dit-elle. Cette dernière la dévisagea sans mot dire. Elle aurait été mignonne sans cet austère uniforme une ample bure de toile écrue qui masquaient complètement les formes, serrée à la taille par trois tours d'une corde nouée sur le devant selon une structure particulière, une coiffe en forme de pot retourné recouvert d'un voile noir descendant jusqu'aux épaules, des sandalettes qu'il fallait patiemment lacer autour des mollets et qui laissaient les pieds glacés.


Et dire qu'elle en était elle-même affublée. Elle fit toutefois un effort pour être aimable. Sœur Nathalie n'était pour rien dans ses malheurs et il valait mieux s'en faire une amie. Les deux jeunes femmes firent connaissance jusqu'à l'heure du souper. Celui-ci se déroula en silence ; il fut suivi par l'office du soir, puis les religieuses regagnèrent leurs cellules.


Diane trouva sous son oreiller une chemise de nuit : le second et dernier élément de sa garde-robe! Elle se changea en silence. Du coin de l'œil, elle observa sa compagne faire de même. Décidément, elle avait un beau corps, bien proportionné, une peau fine et douce, des seins fiers et fermes.


-Quel âge as-tu? lui demanda-t-elle.


-Dix-sept ans, répondit-elle, je suis ici depuis mes huit ans... Et toi?


-Dix-sept ans aussi, mais jusqu'à maintenant, j'ai toujours vécu hors du couvent. Je ne suis jamais sortie depuis et j'ai de la peine à me souvenir du monde extérieur. Ce doit être bizarre de porter un autre habit que cette tunique et cette coiffe, de rencontrer une foule de gens différents et... des hommes.


-Vous n'en voyez jamais, ici? demanda Diane.


-Jamais! je ne suis même pas sûre de me souvenir à quoi ils ressemblent.


Diane devint songeuse. Tout en devisant, les deux jeunes filles s'étaient glissées sous les draps.


-Il est temps de dormir, maintenant, dit Nathalie en bâillant. Elle éteignit la bougie et la pièce fut plongée dans la pénombre, provoquée par l'éclat de la lune.


Nathalie eut de la peine à trouver le sommeil. Cette évocation des hommes l'avait troublée et elle resta longtemps immobile dans son lit, les yeux grands ouverts. Elle essayait de se souvenir de ceux qu'elle avait vus. C'étaient alors des enfants de son âge ; les adultes, elle n'y faisait pas tellement attention ; mais ils étaient différents... elle se les rappelait de manière floue et ces images la troublaient d'une étonnante façon ; elle se mit à transpirer, son corps était parcouru d'étranges frissons et une fine sueur se mit à perler sur sa peau...


Elle entendit tout à coup Diane se retourner dans son lit pour se mettre sur le dos, jambes fléchies. Il lui sembla bientôt percevoir un léger bruit, presque inaudible, de frottement de tissu. Interloquée, Nathalie concentra tous ses sens sur sa voisine et il lui sembla distinguer un léger mouvement sous les couvertures.


Diane avait la tête renversée en arrière, les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes. Son souffle se fit saccadé, puis haletant. Elle vit briller une perle de sueur sur son front. Nathalie ne comprenait rien au comportement étrange de sa voisine, mais cela accrut encore ses sensations. Finalement, n'y tenant plus, elle chuchota :


-Diane? Qu'est-ce qui se passe? tu vas bien? La jeune femme sursauta, et étendit d'un coup ses jambes. Elle se tourna vers Nathalie et, après une profonde inspiration demanda :


- Tu ne dormais pas?


-Non, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Je me sens bizarre... mais toi, ça va? Qu'est-ce que tu faisais? C'est notre conversation au sujet des hommes qui t'a troublée? demanda-t-elle sans répondre.


-Euh... oui, hésita Nathalie ; Il lui semblait que cette conversation à voix basse avait quelque chose de malsain. Comment tu as deviné? J'ai ressenti la même impression... mais je sais comment la calmer! répondit Diane avec un air entendu.


-Qu'est ce que tu veux dire? murmura Nathalie, de plus en plus mal à l'aise, mais de plus en plus intéressée.


-Tu sais, on peut très bien se passer des hommes...


-Je sais bien, cela fait bientôt dix ans que je n'en ai pas vu...


-Je ne crois pas que nous parlons de la même chose.


Il y eut un silence, puis Diane reprit la parole :


-Ce... malaise, tu ne l'avais jamais ressenti auparavant?


-Je ne crois pas... enfin, si, mais jamais aussi fort.


-Je vais te montrer quelque chose!


Et sur ces mots, Nathalie vit Diane se redresser et sortir de son lit pour venir s'asseoir sur le sien. Elle ne put retenir un tremblement.


-Qu... quoi? bredouilla-t-elle.


-Chut! ferme les yeux! Nathalie, vaguement inquiète, obtempéra. Diane, d'un ample mouvement, rabattit la couverture en arrière, dévoilant la jeune fille ; sa chemise de nuit chiffonnée était troussée autour de sa taille, de sorte que le triangle sombre de son pubis était découvert. Nathalie ouvrit des yeux immenses et ses mains se portèrent à son vêtement pour le tirer nerveusement sur ses cuisses.


-Qu'est-ce que tu fais? dit-elle d'une voix tremblante. Son trouble était de plus en plus grand. Il lui semblait que les battements de son cœur ébranlaient tout le couvent.


-Chut! je t'ai dit de garder les yeux fermés. Voilà! ne les rouvre plus maintenant. Détends-toi... lààà! c'est mieux ; ne tremble donc pas autant... maintenant détends tes mains, lâche cette chemise... croise tes mains derrière ta nuque (Nathalie sentit Diane lui relever les bras vers sa tête)... voilà! ne décroise les doigts sous aucun prétexte maintenant...


Nathalie sentit que Diane montait sur le lit et s'agenouillait à la hauteur de ses genoux. Une main douce saisit sa cheville droite, tandis qu'une autre se glissait sous son genou droit. Sa jambe droite fut écartée de l'autre jusqu'à ce que son pied vînt en contact avec le mur. Diane s'agenouilla alors entre ses genoux, écartant encore la jambe gauche. Nathalie remarqua qu'elle retenait sa respiration. Elle n'osait ouvrir les yeux, n'osait faire un geste ou même dire un mot. Les mains douces effleurèrent ses cuisses et elle tressauta!


-Détends-toi... laisse-toi aller, lui murmura la voix de Diane. Cette dernière remonta le pan de sa chemise de nuit qu'elle venait de tirer vers le bas, dévoilant à nouveau son bas-ventre. Nathalie voulut serrer les cuisses, mais ses genoux se heurtèrent aux jambes de Diane. Elle n'osait décroiser les doigts. Sa respiration s'accéléra. Il y eut un contact sur ses genoux et tous ses muscles se crispèrent. Les mains de sa compagne venaient de s'y poser. Elles y restèrent un moment, immobiles...


Nathalie se détendit un peu. Les mains, douces, légères, commencèrent à glisser sur sa peau, remontant la cuisse lentement. Cette caresse procurait des sensations violentes dans son corps. Son cerveau était vide, sa bouche sèche, ses paumes moites. Les doigts de Diane passèrent les crête iliaques et vinrent se croiser sur son ventre y traçant de délicates arabesques qui arrachaient des frémissements de plus en plus fort à la jeune religieuse.


Lentement, par mille détours, les doigts remontèrent le long du torse brûlant de Nathalie, retroussant de plus en plus la chemise. Ils s'insinuèrent sous l'étoffe et montèrent de plus en plus haut. Ils parvinrent à la base de ses seins fermement dressés malgré sa position horizontale. Ils se faufilèrent entre eux, les contournèrent, revinrent en dessous, leur tournèrent autour en une danse de plus en plus rapide.


Soudain, l'un d'eux s'enhardit et commença à escalader la petite colline de chair en décrivant une lente et glissante spirale. Nathalie retint sa respiration. Le doigt était presque en haut... et soudain il redescendit. Nathalie en ressentit une sorte de soulagement en même temps qu'une profonde frustration...


Ils reprirent leur sarabande infernale. Puis les doigts osèrent remonter les seins. Les deux en même temps cette fois, chacun sur le sien... Nathalie sentit les spirales se resserrer de plus en plus... et de plus en plus lentement. Et soudain, les doigts se jetèrent sur les mamelons, turgescents à exploser sous la tension qui les animait...


Nathalie eut l'impression que des éclairs de plaisir parcouraient et électrisaient son corps, rayonnant de la pointe de ses seins ; elle ne put retenir un cri bref.


Diane sursauta et se redressa brusquement. Il se passa quelques secondes, puis elle se pencha à nouveau sur elle. Elle prit le bord de sa chemise, remontée jusque sous ses seins, le roula rapidement en un petit polochon et le tira vers le haut, dénudant la poitrine tendue vers le ciel.


-Mords ça... comme ça tes cris seront étouffés. Nathalie pris le rouleau de tissu entre ses dents. Diane reprit ses caresses, agaçant la pointe de ses seins, ce qui déclenchait à chaque attouchement des ondes de plaisir au travers de son corps. Puis, ses doigts redescendirent en virevoltant. Ils regagnèrent les genoux. La tension descendit d'un cran. Ils glissèrent sur la partie interne de ses cuisses et se mirent à remonter lentement en serpentant sur la peau fragile. La tension se remit à augmenter. Les doigts atteignirent le triangle bouclé.


Ils écartèrent les délicates lames de peau et remontèrent jusqu'à la petite crête de chair, turgescente, luisante d'humidité. Nathalie aurait voulu resserrer ses cuisses, mais elle ne pouvait plus se passer de ces caresses affolantes, elle s'abandonna complètement aux mains diaboliquement douces et habiles de sa compagne.


Elle les sentit l'explorer au cœur de son intimité et elle en ressentit de telles sensations qu'elle dut mordre de toutes ses forces dans le tissu pour ne pas gémir. Diane se pencha en avant. Nathalie sentit son haleine chaude souffler contre son ventre, son nez farfouiller dans ses poils bouclés. Son épaisse chevelure rousse se répandit sur ses cuisses.


Et soudain, le contact humide de sa langue se posa sur le point névralgique et se mit à tournoyer, entraînant la jeune nonne dans une spirale de plaisir qui la fit gémir dans son bâillon improvisé. Automatiquement, ses reins se mirent à onduler, de plus en plus vite, de plus en plus frénétiquement et soudain, elle cria son bonheur en emprisonnant la tête de sa partenaire entre ses cuisses tétanisées. Elle se redressa et attendit que l'extase de sa partenaire se fût un peu calmée et lui murmura


-Tu as aimé? Mais attends, on peut faire mieux... Elle fit alors passer sa chemise de nuit par dessus sa tête et enjamba Nathalie. Elle s'agenouilla de part et d'autre de sa tête et se pencha en avant jusqu'à ce que ses seins entrassent en contact avec la peau de son ventre.


-Fais comme moi! murmura-t-elle avant d'enfouir à nouveau son visage dans les poils bouclés de sa partenaire. Nathalie voyait et sentait le sexe roux et salivant de Diane à quelques centimètres de son visage.


Elle hésitait... Mais bientôt, des ondes de plaisirs se remirent à rayonner de son clitoris sous l'action d'une langue industrieuse et toutes ses inhibitions tombèrent. Elle empoigna les fesses rondes et blanches de sa partenaire et plongea son visage dans les poils roux.


Lorsque Diane enfouit son index et son majeur dans son vagin et les y fit aller et venir, elle l'imita et, ensemble, elles escaladèrent les pentes du plaisir jusqu'à ce que l'ivresse de l'altitude les fit mutuellement s'étreindre spasmodiquement et rouler sur les draps moites de leur sueur. En nage, Diane remit sa chemise de nuit et regagna son lit.


Elles se souhaitèrent bonne nuit avec tendresse. Finalement, la vie au couvent n'est pas si désagréable se dit-elle avant de sombrer dans un sommeil bienheureux.


Chapitre II


La nouvelle venue


Le lendemain, les deux nouvelles amies ne se quittèrent pas pour la plus grande joie de leurs supérieures qui se félicitaient de voir cette brebis égarée rejoindre si vite et avec tant de plaisir le troupeau du Seigneur. Mais les deux sœurs avaient hâte de se retrouver le soir dans l'intimité de leur cellule. Elles passèrent deux semaines idylliques, d'autant plus que Diane avait eu une idée formidable: le troisième soir, elle avait sorti de sous sa bure deux cierges qu'elle s'était mise à retailler avec application ; elle en arrondi les extrémités, sculpta des cannelures sur leur hampe. Lorsqu'elle eut montré à sa compagne comment s'en servir, leur bonheur atteignit des hauteurs inouïes...


Mais le Seigneur se chargea de remettre sur le droit chemin ses fidèles égarées en leur envoyant des pluies surabondantes. Des infiltrations d'eau se firent dans l'aile Sud du couvent, ce qui obligea toutes les sœurs et les novices qui y logeaient à déménager. La mère supérieure les répartit dans les cellules de l'aile Nord et c'est ainsi que sœur Suzanne se retrouva assignée à celle de nos deux pécheresses.


L'épreuve fut très dure pour les deux amies. Elles tentèrent bien d'assouvir leur désir en se caressant elle-même, mais après les délices passés, ces expédients semblaient bien fades et les cierges modifiés qu'elles cachaient sous leur matelas avaient perdu toute leur magie...


Durant le jour, elles ne cessaient de se frôler, de se peloter dès qu'elles étaient seules ; durant les messes, elles s'asseyaient tout au fond et se caressaient intimement par-dessous leurs amples bures. Mais cela ne faisait qu'accroître leur désir. Au bout d'une longue semaine, n'y tenant plus, elles allèrent demander à la supérieure où en étaient les réparations de l'aile Sud.


-Mes pauvres filles, nous avons commencé à récolter les fonds pour payer les réparations, mais nous sommes bien pauvres, hélas. Priez pour que nos paroissiens se montrent généreux et prenez cette épreuve de notre Seigneur du bon côté en pensant qu'elle resserre les liens de notre communauté...


Les deux novices étaient désespérées. Il faudrait des mois, voire des années avant que sœur Suzanne réintègre sa cellule. Il fallait agir! Elles commencèrent à se montrer désagréables et mesquines envers leur compagne de chambre pour la pousser à demander elle-même son changement de chambre. Et c'est ce qu'elle fit au bout d'une semaine interminable, sous le prétexte d'incompatibilité de caractère. Mais la mère supérieure lui répondit qu'il n'y avait pas de chambre libre, qu'elle devait accepter avec résignation les épreuves du ciel et qu'elle devait aimer son prochain comme elle-même. Leur manœuvre avait seulement réussi à s'attirer l'inimitié de sœur Suzanne. Il fallait changer de méthode.


C'est ainsi que ce soir là, elles attendirent patiemment que leur co-chambrière se fût endormie. Lorsque Diane fut certaine de son sommeil, elle rejoignit la couche de son amie et se glissa sous ses draps, tête la première. Et bientôt, elles oublièrent tous leurs tracas, voguant sur la mer du plaisir, laissant la marée monter en elle, bouillonner dans leurs corps enlacés, tourbillonner pour bientôt éclater en un geyser de...


-Qu'est-ce que vous faites tous les deux? C'était la voix de Suzanne qui venait d'éclater dans le silence et qui transformait le bouillonnement de leur plaisir en un bain d'eau glacée! Diane, la tête sous les draps ne pouvait rien voir, mais elle sentait que les couvertures avaient glissé et que son postérieur était à l'air libre. Quant à Nathalie, tétanisée, une sueur froide dégoulinant le long de son échine, elle tentait d'émerger d'entre les cuisses de sa partenaire pour jauger la situation.


Diane se redressa, achevant de défaire le lit et dévoilant le corps nu de Nathalie dont la chemise était retroussée sous les aisselles. Un fil de salive reliait son menton aux poils moites du sexe de son amie. Sœur Suzanne se tenait debout devant elles, pieds nus, échevelée. Les pointes de ses seins étaient tendus sous la toile de sa chemise de nuit, révélant qu'elle n'était pas insensible à la situation. C'est d'autant plus dangereux, se dit Diane.


-Je vais vous dénoncer à la mère supérieure, chuchota-t-elle, et c'est la crypte qui vous attend. Il était impossible de nier l'évidence, d'autant plus que la novice les regardait peut-être depuis un bon moment. Diane tenta le tout pour le tout. Elle tendit sa main droite, enserra un sein de sœur Suzanne et caressa du pouce son mamelon érigé.


-Ecoute, dit-elle en minaudant, on peut peut-être s'entendre toutes les trois..


- Lâche-moi, Succube! se récria-t-elle en se dégageant d'un mouvement brusque. Et, s'asseyant sur son lit, elle se mit à lacer ses sandales dans la ferme intention d'aller chercher la mère supérieure.


Diane, rouge de fureur, bondit sur elle. En la tirant par les cheveux et la jeta à terre sur le dos, planta un genou entre ses seins et serra sa gorge entre ses doigts. Complètement surprise par la soudaineté de l'attaque, sœur Suzanne tirait nerveusement sur sa chemise de nuit pour couvrir son bas-ventre que sa chute avait découvert. Avant qu'elle ait le temps de refermer ses cuisses, Nathalie eut le temps d'apercevoir le haut de ses cuisses couvert de ses liquides féminins.


-Ecoute-moi bien maintenant espèce de salope! menaça Diane. Si tu quittes cette chambre, je te casse la gueule, je t'arrache les yeux, je te coupe les seins, je te... je te... T'as bien compris? Terrorisée par le regard fou de Diane, le dos glacé par la peur et par le sol froid, sœur Suzanne fit oui de la tête en tremblant. La rousse novice relâcha son étreinte et se releva. Sœur Suzanne se mit à genoux en massant son entre-seins endolori.


-Maintenant, Sainte Nitouche, tu vas te recoucher et t'avise plus de t'occuper de nos oignons!


Suzanne obtempéra, se tourna contre le mur et ne fit plus le moindre mouvement. Diane s'étendit au coté de Nathalie et elles restèrent un moment immobiles pour se calmer. Lorsque la tension fut retombée, elles reprirent leurs caresses, sans plus s'inquiéter de réveiller leur camarade imposée, sures qu'elle n'oserait plus les déranger. C'était quand même plus agréable que de devoir s'enlacer sous les draps où l'on étouffait...


Griiiiiiinnnnnnnnnnnn! En un instant, un froid polaire figea l'océan de leur bonheur en une banquise glaciale! La porte de la chambre avait émis son grincement caractéristique. Diane se redressa par réflexe et manqua étouffer sa complice entre ses fesses plantureuses. Sœur Suzanne se tenait à côté de la porte, la main sur la poignée, prête à aller trouver, pieds nus malgré le sol glacé, la mère supérieure. Sans ces gonds salvateurs, les deux amantes ne se seraient aperçues de rien.


Suzanne s'élança par l'entrebâillement de la porte. Diane se lança à ses trousses, nue comme un ver. En un rien de temps elle l'eut rattrapée et, se jetant dans ses jambes, la plaqua au sol. En un tournemain elle lui infligea une clef de bras, empoigna ses cheveux noirs et la ramena ainsi dans leur cellule. Sœur Suzanne grimaçait de douleur, paralysée par la prise de la diabolique rouquine ; ses jambes tremblaient, de peur ou de froid.


-Passe-moi les cordes de nos bures, demanda Diane à son amie. Nathalie récupéra les trois cordes ; en tout, il devait bien y en avoir six mètres.


-Et maintenant, reprit Diane, je vais t'empêcher de courir vers ta mère supérieure chérie. Elle lui retira sa chemise de nuit et l'utilisa pour la bâillonner. Puis, au moyen de l'une des trois cordes, elle lui ligota les poignets et les bras jusqu'au coude l'un contre l'autre dans son dos, lui faisant ainsi bomber le torse. Elle la coucha à plat ventre sur le sol glacé de la cellule et attacha ses chevilles aux pieds de son lit, lui écartelant ainsi les jambes.


Finalement, elle serra la base de ses seins dans deux tours de corde chacun, comprimant les glandes vers l'avant, et attacha le restant de corde au sommier, de façon à lui maintenir le torse dressé à la verticale ; sa tête arrivait ainsi au niveau du matelas de Nathalie, à vingt centimètres du bord. Pour parachever son supplice, Diane enfonça le plus loin possible le manche du petit balai de leur chambre dans son sexe.


Les yeux écarquillés, percluse de douleurs multiples, sœur Suzanne était terrorisée, furieuse, mais totalement impuissante. Elle crispait les muscles de ses jambes et de ses bras, mais ne parvenait pas à faire le moindre mouvement. Ses seins pulpeux étranglés par la corde se veinaient de bleu, ses orteils fouaillaient la poussière, le balai était agité de frémissements qui montraient la nervosité de ses muscles intérieurs.


Nathalie, qui avait aidé sa compagne à ficeler l'importune, ne put s'empêcher de caresser ses seins déformés en noisettes, puis ses fesses qui se crispaient et se décrispaient spasmodiquement. Elle se pencha entre les cuisses écartelées et remua un peu le balai, arrachant des gémissements étouffés à la prisonnière.


-C'est marrant, dit-elle, son clitoris est plaqué contre le sol ; ça devrait refroidir son ardeur, rigola-t-elle en sentant le froid lui glacer la plante des pieds.


-Ca m'a toute excitée de la ligoter comme cela, répondit Diane si on reprenait ce que nous avions commencé?


-D'abord, j'aimerais m'assurer que cette Sainte Nitouche n'en perdra pas une miette. Elle tira la tête de sœur Suzanne en arrière et attacha ses cheveux à la corde qui brêlait ses coudes, lui tirant ainsi la tête en arrière et l'obligeant à regarder le lit de Nathalie. Les deux amies s'installèrent sur le lit et reprirent leurs ébats avec encore plus de ferveur. Elles sortirent même leurs cierges de leur cachette. Tout en se caressant, elles lançaient de fréquents regards sur sœur Suzanne, qui luttait férocement contre ses liens, malgré toutes les souffrances qu'elle ressentait.


Dans un mouvement plus ou moins contrôlé, Nathalie appuya la plante moite de plaisir de son pied dans la figure de la novice immobilisée et le contact de sa peau glacée lui fournit un regain d'excitation. Quant à Diane, tout en faisant aller et venir son cierge d'une main, elle triturait les seins gonflés à bloc de leur prisonnière dont le visage grimaçant se trouvait à quelques centimètres du sien. Lorsque le maelström eut enfoncé tous les barrages, Diane se redressa haletante et vint plaquer son sexe humide contre le nez et les yeux de la noiraude, l'inondant de salive et de sécrétions. Le contact la propulsa derechef vers de nouveaux sommets. Epuisées mais heureuses, les deux amies se rhabillèrent.


-On la laisse comme ça? proposa Nathalie.


-Non, elle ne va pas fermer l'œil de la nuit et elle risque de tomber malade. On va la ligoter dans son lit.


Aussitôt dit, aussitôt fait. Profitant du fait que les crampes engendrées par sa position douloureuse avaient presque paralysé sœur Suzanne, elles la religotèrent, chevilles rassemblées et attachées aux barreaux du pied du lit, poignets liés ensembles à ceux de la tête. Elles vérifièrent qu'elle ne pourrait pas ôter son bâillon avec ses mains et la recouvrirent des couvertures. Elles s'endormirent alors du sommeil du juste, tandis que Suzanne se tortillait dans ses draps, cherchant une position confortable.


Chapitre III


Mortification


La cloche les réveilla au matin. Sœur Suzanne s'était tellement tortillée que les draps étaient tombés sur le sol et qu'elle gisait complètement nue sur sa couche. Elle était gelée. Diane se leva en sifflotant. Elle vint s'agenouiller sur le ventre de la prisonnière.


-Je vais te libérer, mais je te préviens, si tu racontes à qui que ce soit ce qui s'est passé cette nuit, ce que tu as subi ne sera que de la rigolade en comparaison de ce qu'on te fera!... Et elle libéra sœur Suzanne. Toutes trois se rhabillèrent et se rendirent aux matines pour la messe. Après le déjeuner, nos deux espiègles virent avec inquiétude sœur Suzanne parler avec la mère supérieure et s'en aller avec elle dans son bureau.


-La salope! grommela Diane, elle va tout raconter. Mais elle ne perd rien pour attendre ; on va le lui faire regretter... Une fois à l'abri des oreilles indiscrètes dans le bureau de la supérieure, sœur Suzanne lui raconta toute la nuit, ajoutant encore d'autres méfaits pour accabler ses deux ennemies. La mère supérieure soupira.


-Sœur Suzanne, je sais que vous ne vous plaisez pas dans cette cellule, mais je trouve parfaitement ignoble d'inventer toutes ces horreurs pour traîner dans la boue nos sœurs les plus gaies et les plus assidues à la prière nos deux agnelles se retiraient en effet souvent dans le cloître, prétendument pour s'y recueillir, mais en fait pour s'y livrer à des attouchements coupables, amuse-gueule leur ouvrant l'appétit avant le festin du soir. La médisance est un pêché que vous expierez en observant le silence jusqu'à demain matin et en passant la nuit à plat ventre sur le sol de l'église, bras en croix pour prier notre Seigneur de pardonner votre égarement.


Sœur Suzanne en resta bouche bée.


-Mais, ma mère, je vous...


-Le vœu de silence prend effet immédiatement et toute enfreinte sera punie, ma fille! Sœur Suzanne se retira, la tête basse. Diane et Nathalie, qui guettaient sa sortie de loin, sentirent un grand poids se soulever de leurs épaules en voyant sa mine déconfite ; lorsqu'elle referma son voile devant son visage en signe de pénitence, elles ne purent s'empêcher d'éclater de rire. En passant à côté d'elles, la silencieuse leur lança un regard noir.


Le soir, Sœur Suzanne se rendit à l'église, retira ses chaussures et s'étendit à plat ventre devant l'autel, jambes jointes, bras en croix et s'apprêta à passer sa seconde nuit blanche. Elle entendit des pas dans son dos. La Règle lui interdisait de bouger tant que la Mère supérieure ne l'aurait pas délivrée de son vœu de pénitence et elle n'osa pas se retourner pour voir qui arrivait. Ca pouvait être n'importe qui...


-Alors Sœur Suzanne, s'exclama la voix de Diane, on commence à prendre goût au sol dur et froid? Vous êtes sur la voie de la sainteté.


-Mais vous oubliez de vous mortifier, ma chère sœur, ajouta Nathalie; heureusement, je suis là pour vous infliger votre martyr. Et d'un geste preste elle lui releva sa bure, dévoilant son petit derrière rebondi nu car la Règle interdisait le port de tout autre vêtement que la bure, le voile et les sandalettes (c'était certainement un oubli de la sainte fondatrice, mais il fallait appliquer ses commandements à la lettre).


D'un mouvement de pied elle lui écarta les genoux, s'agenouilla entre eux, l'empêchant de les réunir à nouveau et planta vivement un gros cierge de sept centimètres de diamètre dans son sexe découvert. Ce viol inattendu lui arracha un gémissement de douleur. Mais déjà, Nathalie s'était relevée et avait rabattu la bure sur ses jambes.


-Bonne nuit, ma chère sœur. Et puisse le Seigneur pardonner vos péchés, lui lancèrent-elles en regagnant leur cellule. Les muscles de la pénitente se crispèrent de rage impuissante, mais elle n'osa pas bouger. Les élancements qui provenaient de son sexe distendu rendaient sa position, qui n'était déjà guère confortable, particulièrement pénible. Elle se mit à contracter frénétiquement ses muscles intérieurs pour tenter d'éjecter l'objet importun, mais celui-ci était trop gros et trop profondément enfoncé. Le sol dur lui perçait le corps de douleurs et le froid traversait lentement sa bure pour lui congeler le ventre et les seins ; ses pieds nus étaient déjà complètement gelés.


Tremblotante de froid, se tortillant faiblement pour changer de points d'appui, le bas-ventre au supplice, la jeune novice avait de plus en plus de peine à supporter sa pénitence. N'y tenant plus, elle se tourna sur le flanc et enfouit une main tremblante entre ses cuisses pour en retirer le cierge qui la violait.


-Je vous y prends, sœur Suzanne! Ne savez-vous pas qu'en pénitence vous n'avez pas le droit de bouger tant que je vous ai pas libérée? Et encore moins pour vous livrer à je ne sais quel vice que votre esprit diabolique peut imaginer! Je prolonge votre vœu de silence de 24 heures et vous passerez la nuit prochaine ici!


A peine la voix avait-elle éclaté que sœur Suzanne s'était remise en position. Elle était morte de rage et de honte ; il avait fallu que la supérieure vienne la contrôler discrètement juste au mauvais moment! Et maintenant, dans sa hâte de se remettre en position, elle avait mal remis sa bure sous elle de sorte que des plis appuyaient désagréablement contre sa poitrine ; sans compter que ses jambes nues reposaient désormais à même la molasse glaciale.


Mais jamais elle n'oserait quitter sa position une seconde fois. Elle se plongea dans la prière pour essayer d'oublier ses souffrances, mais Dieu semblait lui bouder...


Lorsque la Supérieure vint la relever pour les matines, elle était congelée et complètement percluse. Elle eut de la peine à gagner sa place et à s'y asseoir. Discrètement, elle retira le cierge pendant un psaume pour ne pas que l'on remarquât ses gémissements de douleur. Elle surprit le regard moqueur de ses deux ennemies. Elle n'osait pas aller dénoncer leur méfait à la mère supérieure de peur qu'elle ne la crût pas d'autant qu'elle était encore sous le vœu de silence mais elles ne perdaient rien pour attendre...


Un mot avait intrigué Diane dans la menace qu'avait proférée l'autre soir sœur Suzanne : la crypte. Elle s'en enquit auprès de Nathalie qui s'empressa de l'éclairer :


-Il s'agit d'une ancienne chapelle qui se trouve au-dessous du couvent. Elle n'est plus utilisée (enfin, je crois), mais, il y une dizaine d'année c'est là que l'on emprisonnait les sœurs récalcitrantes ; mais cela fait longtemps que personne n'y met plus les pieds.


-Venez, je vais vous la montrer. Elle la conduisit dans la chapelle et de là empruntèrent un escalier en colimaçon qui les fit descendre au sous-sol. Après avoir ouvert une lourde porte de chêne noirci, elles débouchèrent dans la crypte. C'était vraiment un endroit lugubre et glacial.


L'humidité suintait des murs et du plafond, des flaques stagnaient sur le sol inégal, le salpêtre couvrait les parois et les épaisses colonnes romanes. Des cages, des chaînes, des pièces de bois vermoulues et tout un bric-à-brac d'objets étranges jonchaient le sol. Les absidioles, fermées par des grilles, avaient été transformées en cachots.


Nathalie frissonna de froid et de dégoût mais elle dut tirer son amie par la main car celle-ci semblait apprécier ce sinistre lieu ; un sourire trouble pointait sur ses lèvres. Le soir, Diane et


Nathalie revinrent trouver la pénitente dans la chapelle et remirent en place un nouveau cierge du même gabarit que le précédent. En outre, elles en enfoncèrent un second dans son anus.



Et une nouvelle nuit de souffrance commença pour l'innocente Suzanne. Cette fois, malgré la douleur et le froid, elle ne bougea pas, si bien qu'au matin, la Supérieure la délivra enfin de sa pénitence.



- Et j'espère que vous en avez tiré une bonne leçon lui dit-elle.



- Nous aussi, nous l'espérons, lui murmura au passage Diane.



* * *



Au soir, elles se retrouvèrent à nouveau toutes les trois dans leur cellule. Une atmosphère glaciale régnait, mais les deux péronnelles feignaient ne pas s'en apercevoir. Sœur Suzanne retira sa bure. Elle était épuisée par ses trois nuits blanches et aspirait à une bonne nuit dans un vrai lit. Mais, à peine avait-elle fait glisser à terre son vêtement, que Diane bondit sur elle et le jeta sur les dalles, à plat ventre, nue sur le sol glacé. Elle lui planta un genou dans les reins et lui tira la tête en arrière par les cheveux.



- Je t'avais pourtant prévenue de ne pas tout raconter à la Supérieure! Tu vas payer ta désobéissance. Suzanne tenta de se débattre, mais, percluse de crampes par trois nuits inconfortables, fatiguée et de toute manière plus faible que son adversaire, elle ne réussit pas à se dégager. Les deux novices la ligotèrent rapidement : chevilles et genoux rassemblés, poignets brêlés dans son dos, chemise de nuit entre les dents. Elles attachèrent alors la troisième corde au lien de ses chevilles, ouvrirent la petite fenêtre du soupirail haut perché de la pièce et la firent passer derrière un barreau ; elles la hissèrent et la noiraude se retrouva suspendue par les pieds, ceux-ci dépassant par le soupirail dans l'air glacial de l'extérieur ;



Nathalie la tira alors par les cheveux pour lui arquer le buste en arrière pendant que Diane lui ligotait les seins avec le restant de corde de la même façon que trois soirs auparavant.



Lorsque ce fut terminé, Suzanne se retrouva pendue contre le mur, le buste à l'horizontale, ses seins globuleux tendus vers le bas. Juste au-dessous d'elle se trouvait son lit. C'est sur ce lit que les deux coquines entreprirent de s'ébattre. Les cheveux noirs, le visage et les seins de leur prisonnière les caressaient et avivaient leurs sensations. Gelée et atrocement suppliciée, Suzanne sanglotait doucement dans son bâillon, tandis que les deux jeunes femmes lui pétrissaient ses seins douloureux.



A un moment, Diane ressentit un tel plaisir qu'elle empoigna les deux seins qui pendaient devant elle et se hissa en s'agrippant à la peau glacée de la novice, tandis que Nathalie suçotait de plus belle son entrejambes dégoulinant de plaisir. Elle termina son ascension en crochant ses mains dans son vagin et dans ses fesses et en s'y suspendant de tout son poids. C'est là que, son corps brûlant plaqué contre celui glacé de sa victime, se secouant spasmodiquement, elle atteignit le summum du plaisir, tandis que Nathalie assouvissait le sien en pétrissant les seins étranglés.



Suzanne, livrée impuissante aux griffes de ces deux vicieuses, étouffait sa rage et sa douleur dans son bâillon qu'elle triturait entre ses dents. Epuisées de plaisir, les deux novices se rajustèrent et dépendirent Suzanne.



-Rassurez-vous sœur Suzanne, nous n'allons pas entraver votre route vers la sainteté, lui dit Diane d'une voix doucereuse.Votre martyr doit continuer. Elles la détachèrent donc. Suzanne tomba sur le sol, les membres parcourut de fourmillements qui la laissaient sans forces. Ses deux ennemies purent alors lui lier les poignets devant elle et la suspendre par ceux-ci aux barreaux du soupirail ; elles relièrent ses chevilles par une courte longueur de corde et empalèrent dans son vagin le balai posé par terre, debout sur ses poils.



Les orteils tendus de la novice pouvait tout juste en toucher le bois. Pour ne pas s'empaler complètement sur l'instrument, Suzanne était obligée de se soulever par ses poignets attachés. C'est ainsi attachée, frigorifiée dans le courant d'air, les muscles des bras à demi tétanisés, le sexe douloureux, qu'elle passa sa quatrième nuit blanche.



Le lendemain, lorsqu'elles la détachèrent, la malheureuse s'effondra. Le froid, la fatigue, la douleur continue avaient eu raison de sa santé et elle était tombée malade. Elle passa donc la semaine suivante à l'infirmerie, pour le plus grand plaisir des deux amies qui purent profiter tout leur saoul de leur cellule.



Chapitre IV



La vengeance



Lorsqu'elle revint, sœur Suzanne était à nouveau en pleine forme. Elle réintégra la cellule juste avant l'heure du coucher. Diane s'approcha d'elle et la prévint:



-Ce soir, nous n'allons pas t'attacher, mais si tu nous y forces, nous n'hésiterons pas à recommencer. Et n'essaie pas de t'éclipser, tu le sais, la porte grince et en plus, je placerai mon lit devant. Suzanne ne répondit pas mais lui tourna le dos avec mépris.



Quelques minutes plus tard, les deux insatiables se retrouvaient dans leur position favorite, tête-bêche, mais cette fois Diane était en dessous, pour varier les plaisirs. Suzanne les observait avec un mélange de dégoût et d'envie. Leurs corps s'arquaient, se tordaient, leurs peaux se couvraient d'une fine sueur et leurs respirations se faisaient rauques.



Suzanne se surprit à farfouiller dans les poils moites de son pubis. L'excitation de ces deux femelles était à son comble. C'était le moment pour mettre à exécution le plan qu'elle ruminait depuis dix jours...



Discrètement, elle se leva et tira de sous son oreiller une longue corde à linge qu'elle s'était procurée. Elle s'approcha tout doucement de ces deux femelles en rut et, soudain bondit pour atterrir à califourchon sur le dos de Nathalie qui, elle, écrasait maintenant de tout son poids Diane. La surprise fut totale. En un clin d'œil, Suzanne réussit à ligoter le poignet droit de Diane la plus dangereuse de ses deux adversaires à un barreau du lit, profitant de ce qu'elle essayait de se dégager de sous le double poids qui lui pesait dessus. Le poignet gauche suivit rapidement.



Les deux femmes ruaient comme des juments sauvages, mais Suzanne réussissait à se maintenir. Elle attrapa les cheveux de Nathalie et les tira violemment en arrière, lui faisant plier douloureusement la nuque. Paralysée de douleur, celle-ci ne put rien faire pour empêcher son adversaire de se retourner sur son dos et son poids mort immobilisait Diane qui secouait ses jambes musclées dans tous les sens. Bientôt, Nathalie se retrouva également attachée aux barreaux.



Suzanne put alors attacher les chevilles de Diane, achevant de la rendre inoffensive, puis celles de Nathalie. Elle descendit alors du lit pour contempler son travail. Les deux femmes se tortillaient et tiraient sur les liens comme des enragées, conscientes d'avoir été piégées. Diane se débattait également pour respirer, écrasée sous sa partenaire qui, dans sa panique, la bourrait de coups de coudes et de genoux.



-Alors mes chères sœurs... que dirait la mère supérieure si elle vous trouvait dans cette position... Je crois que cette fois elle me croirait... Mais auparavant, je vais un peu m'amuser!Nathalie, à ces mots se mit à se débattre de plus belle. Suzanne la bâillonna puis elle lui étrangla les seins comme on le lui avait si souvent fait, arrachant des gémissements de douleur à la jeune novice.



-Alors? qu'est-ce que ça fait d'être une sainte? ricana-t-elle. Elle fit subir le même sort à la bouche et aux seins de Diane qui, elle, se montra plus courageuse. Puis elle les attacha ventre contre ventre au moyen de plusieurs tours de corde. Mais celle dont elle voulait le plus se venger, c'était Diane... et pour le moment elle était protégée sous sa partenaire. Il fallait les retourner pour que la rouquine soit toute à sa disposition. Elle attacha donc les chevilles de Diane aux poignets de Nathalie et put de la sorte les libérer des barreaux ; elle libéra de même les mains de Diane et les pieds de Nathalie. Et elle put enfin les retourner.



C'est alors qu'elle réalisa avec horreur son oubli : dans la pénombre, elle avait oublié d'attacher les poignets de Diane aux chevilles de Nathalie, la maudite rousse était maintenant en haut, c'est à dire plus libre de ses mouvements. Déjà, elle avait empoigné sa chevelure noire et la secouait douloureusement pendant que son autre main s'acharnait à détacher la corde qui la collait à sa partenaire. Suzanne lui empoigna les deux poignets et se mit à lutter pour les ramener vers les barreaux. Leurs muscles se tendirent sous leurs peaux moites, leurs haleines se mêlèrent...



Mais Diane était plus forte et ses doigts avaient déjà détaché un nœud.



-Sale pute!grogna Suzanne,si je te chope, je vais t'en faire baver!A ce moment, le regard de Diane se troubla, ses doigts s'arrêtèrent de bouger ; elle résista un moment puis sembla presque se laisser faire. Nathalie avait senti le changement. Elle se remit à se tortiller, à tirer sur ses liens, à agiter ses chevilles libres, tout en poussant des gémissements, non plus de douleur, mais d'encouragement, presque au bord de l'hystérie.



Suzanne s'étonna de ce brusque revirement, mais ne perdit pas de temps. En un instant, elle avait attaché les poignets de Diane aux montants du lit, bras largement écartés ; les chevilles de Nathalie suivirent. Suzanne planta alors le balai dans le vagin inondé de miel de Diane et l'appuya contre le mur pour le bloquer profondément dans le fourreau vivant.



Les yeux de Diane s'écarquillèrent de douleur, mais le trouble restait dans son regard. Suzanne vint alors s'asseoir sur le lit, juste devant le visage de la rouquine, elle souleva un pan de sa chemise de nuit le prit entre ses dents, dévoilant son pubis noir. Elle passa ses bras par dessus les barreaux du lit, s'installant, pencha la tête en arrière et se mit à frotter son clitoris contre le nez de Diane ; elle le fit coulisser entre les lèvres humides de son sexe, le planta dans l'orifice du vagin, sentant l'ivresse du plaisir monter en elle.



La sève de Suzanne dégoulinait sur le visage de Diane. Lorsqu'enfin elle explosa, elle lacéra de joie le dos nu de la rousse novice, dont le regard semblait encore plus trouble qu'avant. Elle rattacha les poignets de Nathalie aux barreaux, ainsi que les chevilles de Diane, libéra leurs seins et désolidarisa leurs torses et enfin retira leur bâillon. Elle sortit de leurs cachettes les cierges sculptés et le planta dans le vagin de Nathalie et dans l'anus de Diane son sexe était encore occupé par le balai.



-Je crois que vous êtes fin prêtes pour la mère supérieure.Sur ces mots, elle s'habilla et sortit de la cellule.



-Vite! il faut absolument se détacher avant qu'elle revienne, dit Nathalie en tirant sur ses liens de toutes ses forces. Mais Diane semblait étrangement amorphe. Le balai enfoncé dans son sexe lui faisait souffrir le martyr mais elle se mit soudain à caresser de sa langue le sexe humide de sa partenaire.



-Qu'est-ce que tu fais? crisa celle-ci.Ce n'est pas le moment! Il faut se libérer.La jeune fille se tortillait, mais écrasée sous sa compagne elle ne pouvait pas grand chose ; et c'était Diane la plus forte... elle, réussirait peut-être à faire sauter ses liens.



-Si on ne se libère pas, nous allons être séparées et nous ne pourrons plus jamais nous faire ça, alors attends un peu, je t'en supplie.Diane cessa ses caresses, comme réveillée et se remit à tirer sur ses liens. Tous les muscles de son corps se tendirent à craquer ; la sueur se mit à sourdre de tous ses pores ; des tremblements convulsifs se mirent à l'agiter ; Nathalie vit des fibres lâcher dans la corde de sa cheville droite. L'espoir revint en elle.



-Vas-y! Tu y es presque! Pense aux supplices de la crypte qui nous attendent si tu échoues! A ces mots, elle sentit tout le corps de Diane retomber, inerte. Elle resta un moment immobile malgré les injonctions de plus en plus hystériques de sa compagne terrorisée. Puis, elle reprit ses caresses sur le clitoris de Nathalie.



-Noooon! Arrête! Ce n'est pas ça qu'il faut faire! Mais qu'est ce que tu as? On dirait que tu veux y finir, dans la crypte ! Griiiiiiiiiinnnnnnnnnnn!



Je crois effectivement que c'est le sort qui vous attend! La porte venait de s'ouvrir sur la mère supérieure qui toisait avec dégoût leurs deux corps enlacés et les mouvements réguliers que Diane accomplissait encore sur le sexe de sa partenaire. Nathalie relâcha tous ses muscles, complètement désespérée ; tout était perdu! Son regard croisa celui de sœur Suzanne : elle exultait.



-Détachez-les, et qu'elles enfilent leur chemise de nuit! ordonna la mère supérieure. Les deux fautives se tenaient maintenant devant elle, prêtes à obéir à ses instructions ; le bas de leur visage, de même que le haut de leurs cuisses, était luisant de salive et de liquide vaginal. La mère supérieure leur ordonna de la suivre. Elle regagna d'un pas sec le couloir, sans même s'assurer qu'elles obéissaient. Les deux jeunes filles trottinèrent sur ses talons, les pieds gelés sur le sol glacial.



La mère supérieure descendit l'escalier en spirale qui menait à la crypte, ouvrit la lourde porte de chêne et alluma la torche qui éclairait le sombre souterrain ; la lueur orangée fit briller les moellons humides des murs. Elle ouvrit les grilles de deux cachots qui grincèrent horriblement dans leurs gonds ; les barreaux étaient rouillés mais encore solides.



-Entrez! Les deux novices obtempérèrent, pénétrant chacune dans un cachot différent. La mère supérieure fit jouer avec peine les deux serrures grinçantes et accrocha la clef à un clou.



-Vous passerez le restant de la nuit ici. Demain, je statuerai sur votre châtiment... Tâchez d'implorer Dieu pour qu'il m'inspire de la miséricorde.Elle avait lâché ces derniers mots avec une grimace de dégoût qui montrait que le Seigneur allait devoir accomplir un miracle bien plus grand que l'ouverture de la Mer Rouge pour attendrir son courroux. Elle éteignit la torche, plongeant le sinistre caveau dans l'obscurité. La porte de chêne se referma et le bruit du verrou glissant dans son logement résonna lugubrement dans la crypte glaciale.Nathalie se mit à sangloter dans la nuit.



-Quel horrible endroit, gémit-elle. Le sol inégal de son cachot baignait par endroits dans cinq centimètres d'une eau putride et froide. Nathalie, que ses jambes tremblantes ne soutenaient plus tomba à genoux avec un "plouf". Diane se montrait plus courageuse, bien qu'elle ne fut elle non plus pas très rassurée.



Son cachot était plus bas, et l'eau atteignait ses genoux ; elle sentait de gluants immondices flottants effleurer ses jambes, mais elle préférait ne pas chercher à en deviner la nature. Elle se mit à explorer sa cellule. Les bras tendus en avant, elle fit un petit pas sur sa gauche et toucha les pierres rugueuses de la paroi. Elle se mit à la suivre et, au bout de deux petits pas, rencontra le mur du fond. Elle l'explora à tâtons, cherchant un banc, une paillasse...



Cling! Clang! Clang! Sa main heurta une aspérité et un bruit de ferraille résonna dans le cachot aveugle, lui faisant faire un bond de surprise. Elle tâtonna et ses doigts rencontrèrent les maillons corrodés d'une grosse chaîne pendant le long du mur ; elle la suivit vers le haut, se dressa sur la pointe des pieds, mais ne put trouver son point de départ, ni même toucher le plafond ; elle la suivit vers le bas et rencontra, à environ un mètre cinquante du sol, une large bande de métal rouillé, fortement courbée et munie de charnières encrassées : un collier d'acier servant à enchaîner les prisonnières pas le cou.



En tâtonnant, elle découvrit sur le pourtour une petite serrure qui confirma son hypothèse. Diane frissonna en imaginant le rugueux et pesant contact de l'acier autour de son cou frêle. En poursuivant son exploration, elle trouva de part et d'autre, des bracelets semblables mais plus petits, destinés aux poignets. Elle trouva également plusieurs anneaux scellés à différentes hauteur dans toutes les parois et dans le sol, ainsi que une seconde paire de bracelets assez larges pour emprisonner des chevilles. Mais de banc, pas la moindre trace...



C'était très ennuyeux, car cela signifiait qu'elle ne pourrait pas se coucher sans risquer de se noyer ; la nuit promettait d'être longue... Elle revint à la grille et tenta de la pousser, mais elle était bel et bien emprisonnée. Elle remarqua alors que l'obscurité n'était pas tout à fait complète : un pâle rayon de lune projetait une faible tache sur le sol de la crypte, provenant d'un minuscule soupirail. La lueur était toutefois trop faible pour percer l'obscurité de son cachot.



Chapitre V



La crypte



Après les matines, la mère supérieure descendit à la crypte. Lorsqu'elle alluma la torche, la lueur tremblotante éclaira Diane, agenouillée de côté, appuyée contre une paroi, la chemise trempée moulant ses formes pulpeuses, ses cheveux roux mouillés collant leurs longues mèches sur sa figure et ses épaules. Nathalie avait l'air un peu plus reposée.



Elle ouvrit les grilles et leur ordonna de sortir. Elle referma alors sur leurs poignets et leurs chevilles deux lourdes menottes rouillées qu'elle avait tirées du tas d'objets hétéroclites qui gisait dans un coin. C'est ainsi qu'elles durent la suivre jusqu'au réfectoire, faisant cliqueter leurs chaînes à chacun de leurs pas. Lorsqu'elles entrèrent dans la salle, un silence lourd tomba sur toutes les sœurs ; seul le grincement du métal contre le sol le déchira régulièrement jusqu'à ce que les deux coupables toutes déconfites s'arrêtassent tout au fond.



Sœur Suzanne s'y trouvait déjà, debout à côté de la Supérieure, ne cherchant même pas à cacher un sourire rayonnant. Sur un signe convenu, elle grimpa sur un escabeau, saisit la chaîne qui reliait les poignets de Diane et lui tira les bras en l'air ; Diane dut se mettre sur la pointe des pieds, s'allonger au maximum sous la traction, avant que Suzanne n'accrochât un maillon à une sorte de crémaillère fixée dans le mur.



Nathalie subit le même sort. Les deux amies n'en menaient pas large. Dans cette position humiliante, elle ne pouvait effectuer le moindre mouvement et leur chemise de nuit remontait à la limite de leur sexe ; celle de Diane avait en outre été rendue semi-transparente par l'eau du cachot et ses seins apparaissaient en rosâtre, sous la toile qu'ils tendaient de leurs mamelons turgescents.



- Ces deux sœurs ont gravement péché!, déclama solennellement la Supérieure. Si gravement que j'ai dû réintroduire le châtiment de la crypte pour leur infliger une juste pénitence. Sœur Suzanne, dans sa sainte générosité, s'est portée volontaire pour aider ces brebis égarées à rejoindre notre troupeau. Je vous demanderai d'à votre tour lui apporter toute l'aide qu'elle pourrait vous demander pour mener à bien sa noble tâche. Vous pouvez manger maintenant. A la fin du repas, vous passerez à tour de rôle devant ces deux pécheresses et leur signifierez votre dégoût en leur crachant au visage.



Douloureusement étirées, affamées, les deux prisonnières durent rester suspendues durant tout le repas. A la fin, les sœurs et les novices défilèrent devant elles en silence, inondant leurs visages de crachats. L'une d'elle remarqua avec dégoût qu'une coulée visqueuse dégoulinait entre les cuisses de Diane. Finalement, sœur Suzanne les dépendit et les reconduisit dans la crypte où elle accrocha leurs chaînes à deux mousquetons pendant du plafond, de manière à leur maintenir les bras en l'air, à demi fléchis.



- Eh! bien, mes cocottes! leur dit-elle après avoir refermé la lourde porte de chêne et allumé une torche. Je vais extirper d'entre vos cuisses le démon qui vous dévore. Et pour commencer, je vais renouveler votre garde-robe.



Et sur ces mots, elle empoigna le col de la chemise de Diane et tira d'un coup sec vers le bas, déchirant complètement le vêtement qui tomba sur les pieds nus de la rouquine. Nathalie subit le même sort. Suzanne sortit d'un sac en jute appuyé contre un mur une sorte de tablier en cotte de mailles rouillée.



- Regardez-moi ce mignon petit gilet. Je suis sure qu'il vous ira comme un gant.



Elle le retourna pour que les prisonnières puissent en voir l'intérieure : il était garni d'une multitude de pointes acérées : c'était la silice, cet horrible instrument de torture que toutes croyaient tombé en désuétude.



Elle s'approcha de Diane et lui passa la bretelle métallique par dessus la tête pour la poser sur sa nuque ; cette partie n'était pas garnie de pointes, mais le métal glacé provoqua un frémissement de tout le corps élancé de la jeune femme. Suzanne ajusta avec soin les petits bonnets de métal sur les seins plantureux de sa victime et passa dans son dos pour y serrer les trois ceintures de cuir qui la fermaient ; avec cruauté, elle les bloqua au dernier cran, bien que le premier eût déjà suffi!



Diane poussa un hurlement et se laissa tomber ; ses menottes stoppèrent sèchement sa chute et elle eut de la peine à se remettre debout pour soulager ses poignets mordus par l'acier. Des centaines de pointes lui perçaient le ventre et surtout les seins, lui arrachant une plainte à chaque mouvement de respiration. Sa pulpeuse poitrine était presque complètement aplatie par le vêtement de métal qui s'arrêtait juste en dessous du nombril.



-Pour toi, dit Suzanne en se tournant vers Nathalie qui tremblait comme une feuille, je n'ai trouvé que ça, mais ça devrait suffire. Elle brandissait une sorte de large ceinture de cuir garnie de clous rouillés. Elle la serra sur ses seins, les aplatissant complètement sous les pointes, et la referma dans son dos. Elle décrocha leurs poignets du mousqueton et, en s'en allant, elle leurs dit.



-Je vous laisse réfléchir à votre péché durant quelques heures, c'est l'heure de la messe. Je prierai pour vous.



Le verrou se referma sinistrement sur les deux novices. Elles n'osaient pas bouger, tant le moindre mouvement était un supplice pour leurs seins perforés ; Diane surtout était paralysée par la douleur.



Elle tourna la tête vers sa compagne pour voir comment était sa silice, mais ce geste lui arracha un cri de douleur et elle remit la tête droite. Lentement, elle pivota sur un talon pour faire face à sa concubine. Dès qu'elle l'aperçut, troublante dans sa nudité cuivrée par la torche et rehaussée par la ceinture qui lui ceignait la poitrine, elle sentit sa sensation de la douleur se modifier.



Une chaleur familière embrasa son bas-ventre et elle sentit ses seins gonfler dans leur étroit logement. Elle fit un pas vers Nathalie et des dizaines de pointes la lacérèrent dans sa chair, lui provoquant une terrible douleur mêlée à une extase sexuelle non moins puissante qui aviva encore son désir.



Elle fit encore un pas et se retrouva tout contre sa compagne. Elle l'étreignit, lui arrachant un cri de douleur :



- Aïe! ne me touche pas, tu me fais bouger! Je t'en prie, caresse-moi, je n'en peux plus de désir ; je crois que mon sexe va se retourner en dehors si tu ne fais rien pour le rassasier. Nathalie ouvrit des yeux immenses de surprise. Comment Diane pouvait-elle penser à ça dans cette atroce situation?



-Je... je ne peux pas... j'ai trop mal! Je t'en supplie, Nathalie! ne me laisse pas seule avec mon désir.



Cette dernière eut un mouvement de recul qui lui fit faire une grimace. Diane l'agrippa par les bras pour la retenir ; Nathalie tenta de se dégager avec brusquerie.



-Tu ne veux pas m'aider? Tu ne m'aimes plus? pleurnicha Diane ; et comme sa partenaire essayait derechef de lui échapper, son visage se durcit.



-Alors je saurai bien t'y obliger! Et sur ces mots, elle la fit basculer et tomber sur le sol... Diane s'accroupit au-dessus de sa poitrine, les fesses à quelques millimètres de ses seins, son sexe bavant sa salive visqueuse sur le menton de son amie.



-Suce-moi, ou je m'assied ! Pour lui donner un avant-goût, elle effleura la bande de cuir, arrachant un long gémissement à la jeune femme. Nathalie n'avait pas d'autre choix que d'obéir, ce qu'elle fit de mauvaise grâce. Les sensations que Diane éprouva alors dépassèrent tout ce qu'elle n'avait jamais connu ; son plaisir fut tel qu'elle en oublia sa partenaire et se laissa aller en arrière, écrasant de tout son poids sa poitrine mutilée. Nathalie poussa un hurlement inhumain et s'évanouit.



Quelques instants plus tard, Suzanne, attirée par le cri, entra dans la crypte. Elle réveilla la jeune femme en lui donnant des claques et lui demanda ce qui était arrivé. Nathalie, furieuse contre Diane, raconta tout.



- Puisque c'est comme ça, dit Suzanne, je vais vous séparer... Elle se mit à farfouiller dans le tas d'instruments rouillés, extirpant des outils étranges et variés qui faisaient se glacer le sang de Nathalie. Suzanne trouva enfin son bonheur en extrayant une sorte de grand sac fait de larges bandes de cuir entrecroisées et renforcées de métal, qui se fermait comme une bourse au moyen d'une ceinture. Elle l'ouvrit grand sur le sol et l'on put alors voir qu'une pointe métallique rouillée de 20 centimètres de long et cinq de large à la base se dressait en son centre.



Elle empoigna Nathalie sous les bras et vint l'asseoir sur la pointe, prenant soin à ce qu'elle pénétrât dans son vagin ; le contact irritant du métal corrodé lui fit pousser de hauts cris. Suzanne lui ramena alors les genoux sous le menton, ce qui appuya sur ses seins lancinants. Elle referma le sac au-dessus de sa tête et serra la ceinture, enfermant complètement la novice.



On pouvait toutefois encore la voir, complètement écrasée recroquevillée, au travers des larges espaces entre les bandes de cuir. Suzanne suspendit le sac au plafond de la crypte, ce qui acheva de resserrer l'étau de cuir. Complètement comprimée, les seins percés de flèches, Nathalie sanglotait et gémissait.



-Quant à toi, reprit Suzanne, tu es encore plus vicieuse que je l'imaginais. Elle lui enleva alors ses menottes des poignets et les remplaça par un carcan chinois, lourd carré de bois dans lequel ses poignets et son cou étaient enfermés.



- Essaie encore de te caresser avec ça! ricana-t-elle avant de quitter la pièce. Mais au contraire, loin d'être calmée par cette nouvelle et pénible entrave, Diane se sentait encore plus excitée. Elle frottait ses cuisses l'une contre l'autre, se tortillait, gémissait lascivement, en proie aux affres du désir. Elle avisa enfin une corde humide qui pendait d'un anneau, légèrement oblique. Elle vint appuyer contre elle son clitoris et se mit à onduler des hanches, frottant la petite excroissance de chair contre le chanvre rugueux... et à monter vers le septième ciel.



Elle avait l'impression que plus elle était entravée, plus le plaisir qu'elle tirait était grand. La porte de la crypte s'ouvrit avec fracas. Suzanne entra en trombe et, saisissant la chevelure rousse de sa prisonnière la projeta violemment en arrière, l'arrachant à son extase.



- Sale petite traînée! Tu ne penses vraiment qu'à ça! Mais ne t'en fais pas, je crois que j'ai ce qu'il te faut... Diane, couchée sur le dos, folle de frustration, tentait vainement de se redresser, tirée en arrière par le poids du carcan. Celui-ci lui masquait Suzanne de sorte qu'elle ne pouvait voir ce qu'elle faisait, l'entendant seulement farfouiller dans le tas.



La noiraude revint vers elle en tenant un objet cliquetant. Elle referma une ceinture métallique glacée autour des hanches de Diane, puis lui fit passer entre les cuisses une seconde pièce de métal. La prisonnière sentit des pointes se planter dans son clitoris, dans les lèvres de son sexe, et tout le long de son périnée ; Suzanne resserra cette pièce au maximum, arrachant un long hurlement à sa victime.



Elle inséra ensuite, par un trou ménagé dans cette sorte de ceinture de chasteté, une tige de métal qu'elle enfonça profondément dans son sexe. Seule l'extrémité munie d'un anneau de la tige émergeait maintenant du slip de métal. Suzanne se mit à faire tourner l'anneau, ce qui fit sortir de la tige neuf pointes qui s'écartèrent de leur axe, distendant les fragiles muqueuses et les lacérant sans pitié. Tous les muscles de Diane se tendirent, se tordirent à éclater, Elle poussa un atroce hurlement et parvint à se redresser.



Suzanne appuya son pied dans sa figure et la repoussa en arrière. Elle lui retira le carcan chinois pour le remplacer par un carcan simple, en forme de poutre. Elle la retourna alors sur le ventre, de façon à ce qu'elle appuyât de tout son poids sur les pointes de son silice. Finalement, elle enroula une chaîne autour de chacune de ses chevilles qu'elle put ainsi suspendre, largement écartelées, au plafond de la crypte ; ses genoux ne touchaient plus terre.



Cette fois, Diane était complètement refroidie. La double douleur qui lui tenaillait le bas-ventre et lui perforait le thorax la faisait crier sans discontinuer. Le carcan l'empêchait de se relever ou de se retourner de sorte qu'elle était condamnée à se tortiller à plat ventre sur le sol, ses chevilles se tordant dans leurs fers...



Suzanne fit alors passer devant les yeux noyés de larmes de sa victime un objet ressemblant à une brosse à bouteille à poils métalliques.



-Je vais te labourer le cul avec ça! la menaça-t-elle. Elle vint s'agenouiller entre les cuisses largement ouvertes de Diane. Celle-ci se trémoussa de plus belle dans une dérisoire tentative de fuite. Mais, ainsi écartelée, son anus était largement offert, semblant guigner au travers du trou ménagé dans la ceinture de chasteté. Suzanne appuya la pointe de son instrument sur le sphincter crispé de terreur.



-Détends-toi, ou ça va être pire... Puis, sans autre avertissement, elle enfonça l'instrument de tout son long dans le rectum sans défense. Diane poussa un hurlement inhumain, ses ongles se retournèrent sur le bois de son carcan, ses chevilles tirèrent si fort sur leur chaîne que les maillons pénétrèrent profondément dans ses chairs et que du sang se mit à dégouliner le long de ses mollets. Le visage des deux sœurs étaient étonnamment semblables : grimaçant, tous muscles crispés, traits déformés, yeux injectés de sang, l'écume suintant aux commissures de leurs lèvres retroussées sur leurs dents serrées... mais ce masque hideux qui les déformait était dû chez l'une à la haine, chez l'autre à la souffrance.



La sueur de Suzanne se mêlait au sang de Diane, leur haleines rauques se répondaient rythmiquement. Mais le rectum de la prisonnière offrait de moins en moins de résistance à l'outil de son bourreau ; les parois labourées par les griffes métalliques étaient déchiquetées et le sphincter n'avait plus aucune force.



Le jeu perdit de son intérêt et Suzanne se redressa, pensive. Le manche de la "brosse" émergeait encore entre les fesses luisantes de sang et de sueur. Diane hoquetait, cherchant péniblement à contenir ses halètements sifflants pour ne pas attirer l'attention, un instant détournée, de son ennemie. Soudain, le visage de Suzanne s'illumina d'un joie sadique.



-J'ai trouvé comment faire de toi une nonne modèle! Diane n'osa pas répondre. Elle sentit que Suzanne lui retirait sa ceinture de chasteté. Elle laissa en place les deux instruments qui violaient ses orifices, de sorte que la rouquine n'en ressentit aucun soulagement. Sa tortionnaire s'agenouilla entre ses cuisses largement écartées et se pencha sur son pubis. Diane se tordait la nuque pour essayer de voir ce qui l'attendait, mais son corps suspendu faisait écran.



-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIII! beugla-t-elle. Suzanne venait de refermer sur son clitoris les mâchoires d'une grosse pince complètement rouillée. La petite crête de chaire ensanglantée était complètement aplatie entre les pièces finement dentées pour une meilleure prise de l'outil.



Et voilà que la cruelle novice se mettait à tourner, à faire vibrer, à tirailler la pince, arrachant à chaque mouvement de nouveaux cris à sa victime impuissante.



-Tu aimes, hein? qu'on te tripote par ici? railla Suzanne. La suppliciée n'avait pas assez de souffle pour nier. Elle n'avait même probablement pas entendu la question, noyée dans sa douleur aveuglante. La prise sur la partie la plus fragile et la plus sensible de son corps se resserra encore, déclenchant de nouveaux élancements.



Puis, Suzanne se mit à tirer, tirer, tirer ; toujours plus loin ; la fine et blanche peau du mont-de-Vénus s'étirait incroyablement loin, déformant les lèvres sexuelles refermées sur la tige métallique. On vit apparaître de fines craquelures dans la chair fragile, des vaisseaux sanguin éclatèrent sous l'épiderme. Suzanne tirait encore...



Tétanisée, Diane avait cessé de crier ; elle luttait pour trouver son souffle. Il y eut un bruit ignoble de déchirement et Suzanne tomba à la renverse ; un débris sanguinolent émergeait entre les mâchoires de sa pince. Cette fois la douleur fut si intense que Diane perdit connaissance!



* * *



Lorsqu'elle revint à elle, ce fut pour se trouver nez à nez avec le bas-ventre de Suzanne. A quelques centimètres de son visage béaient les lèvres dégoulinantes de sa tortionnaire. Elle prenait tellement de plaisir à supplicier son ennemie que tout l'intérieur de ses cuisses était luisant de liqueur féminine ; ses lèvres gonflées d'excitation frémissaient d'anticipation et dévoilaient l'entrée sombre et gluante de son vagin spasmodique. A peine Diane avait-elle ouvert les yeux que Suzanne lui plaquait son sexe moite contre la figure. En même temps, elle asséna un violent coup de cravache sur ses fesses rebondies.



-Suce-moi succube! sois punie par où tu as péché! La malheureuse n'avait pas le choix. Elle se mit à lécher le sexe ruisselant de son bourreau, écartant les petites lèvres, tantalisant l'orifice, agaçant le clitoris gorgé de désir et de luxure.



-Oooooooh, ouiiiii! gémissait Suzanne en la stimulant à coups de cravache. Heureusement, elle était trop excitée pour placer ses coups avec précisions et ceux-ci frappaient surtout les fesses claires de la rouquine ; pourtant il arrivait que la lanière de cuir bouilli s'infiltrât entre les deux ballons de chair blanche et rouge et cinglât l'anus violé, le périnée et le pubis mutilé.



-Miséricorde! Satan a donc élu domicile dans notre saint couvent! s'exclama une voix stridente, celle de la Supérieure.



Aussitôt, tout mouvement s'interrompit dans la crypte. On n'entendait plus que la respiration sifflante de Diane. Les deux nonnes formaient un tableau digne de l'enfer de Dante : accroupie devant le corps nu et affreusement torturé de la rouquine, Suzanne, complètement échevelée, jambes largement ouvertes, avait remonté sa bure derrière sa nuque, de sorte qu'elle se tenait quasiment nue, la main droite crispée sur une cravache, la gauche serrant à pleine main son sein droit au mamelon violet de turgescence.



-Sœur Suzanne! Vous étiez chargée de châtier ces deux pécheresses, mais je vois que vous êtes tombée encore plus loin dans l'antre de Lucifer. Dieu sait comment, un démon luxurieux s'est introduit dans votre corps en s'infiltrant entre vos cuisses et s'y est installé. Je ne vois qu'une solution pour arracher votre bas-ventre impudique à ses griffes acérées : l'exorcisme!



Le sang se glaça dans les veines de sœur Suzanne ; la cravache glissa à terre, sa main gauche retomba à son côté.



-Suivez-moi Sœur Suzanne. Quant à ces deux pécheresses, elles attendront votre guérison dans ces cellules. Sœur Suzanne se remit sur ses pieds et rajusta sa bure sur son pubis ruisselant de salive vaginale. Pieds nus, tête baissée, elle suivit la Mère Supérieure



.



Chapitre VI



L'exorcisme



La bâche du camion se rabattit. La nuit était tombée, de sorte que cela ne jeta pas plus de clarté dans la benne couverte. Une cage de métal oblongue, y était solidement amarrée dans une position couchée. Derrière les épais barreaux brunis par la rouille remuait une pâle figure.



Deux hommes vêtus de soutanes désamarrèrent la cage et l'empoignèrent, chacun à une extrémité. Elle contenait une jeune fille vêtue uniquement d'une bure froissée qu'elle essayait de rajuster sur ses longues jambes claires ; ses longs cheveux noirs augmentaient encore sa pâleur.



Sœur Suzanne car c'était elle l'encagée effarée par l'interminable voyage à l'aveuglette, essayait de percer l'obscurité et regardait de tous les côtés. Elle était apparemment en pleine campagne, au sommet d'une petite colline. Le seul bâtiment était une petite église vers laquelle les deux moines la portaient.



La lourde porte bardée de métal s'ouvrit en grinçant et se referma derrière eux. Ils pénétrèrent dans la nef romane, sombre, menaçante, lugubrement éclairée par de rares cierges. Suzanne n'aperçut ni sièges, ni chaire, ni orgue, ni aucun mobilier ou ustensile utilisé pour la messe. Seul se dressait l'autel au centre du chœur, sombre, glacial, monolithique. Un prêtre au visage engoncé sous un capuchon les accueillit d'une voix de basse qui semblait sortir du sépulcre.



-Bonsoir, mes fils ! Posez donc votre fardeau ici... un peu plus à gauche... voilà... Non, non ! mettez le debout... comme ça... Je vous remercie, mes fils. Que le Seigneur vous accompagne sur le chemin du retour.



Les deux moines se hâtèrent de quitter les lieux. Le Prêtre referma à clef la lourde porte et revint à la cage. Ses sandales résonnaient lugubrement sous les voûtes massives de la nef. Il passa un gros crochet sous l'un des barreaux du plafond de la cage et alla manœuvrer un treuil installé un peu plus loin. L'antique machinerie émit des grincements stridents ; lentement, la cage se souleva du sol pour s'arrêter à trois mètres du sol.



Sans un mot, le Prêtre s'en alla en direction de l'entrée et disparut dans l'obscurité, abandonnant Suzanne à son sort. La jeune femme se retrouva seule dans la sinistre pénombre.



Elle sentait les barreaux glacés de sa cage lui meurtrir la plante des pieds ; il fallait qu'elle veillât constamment à ne point glisser et passer une jambe au travers. La cage était trop étroite pour qu'elle pût s'asseoir, mais trop large pour qu'elle pût se laisser soutenir par les parois. Ses mains se crispaient sur deux barreaux.



La nuit fut longue pour la malheureuse, ainsi privée de sommeil. Toutes ses pensées allaient pour les dernières semaines écoulées. Elle haïssait ses deux sœurs ; avant leur arrivée, elle parvenait à contrôler ses pulsions à force de prières et de mortification. Leur rencontre avait ouvert tout grand les portes de son âme et Satan s'y était engouffré avec voracité ; elle se rappelait Ses délicieux et impie péristaltismes lorsqu'Il avait pénétré son corps par son orifice sexuel. Ces deux sœurs diaboliques étaient Ses succubes. En repensant à ses propres actions dans la crypte, Suzanne était horrifiée et dégoûtée. Heureusement, le prêtre exorciste allait extirper au forceps de son bas-ventre lubrique les démons qui s'y vautraient dans le stupre.



* * *



Le soleil n'était pas encore levé lorsque le prêtre arriva, tenant une lanterne blafarde à la main.



Il jeta un regard concupiscent sur le corps transi de sa prisonnière ; d'où il était, il avait une vue imprenable sur les longues jambes et l'entrejambes de Suzanne. La jeune femme n'en avait cure ; abattue par la fatigue, le froid et la honte, elle regardait fixement droit devant elle. Des boucles noires étaient collées sur son front par une sueur glacée.



Le prêtre s'affaira un moment en marmonnant autour de ce qu'elle avait, de nuit, pris pour un autel mais qui se révéla plus proche d'un chevalet de torture. Il semblait taillé dans un gros bloc de marbre, arborant une forme de croix de St-André. D'impressionnants bracelets de métal capitonnés de cuir clouté étaient scellé dans son entablement.



Elle vit le prêtre ouvrir un panneau dans le corps de l'autel, y manœuvrer quelque commutateur et de petites lueurs s'allumèrent sur cette sorte de console dissimulée dans le socle. En agissant sur certaines moulures du chevalet, le prêtre pouvait faire varier l'intensité de ces témoins. Le prêtre referma ce tabernacle et rien ne le signala plus aux regards.



Il revint vers la cage qu'il fit descendre jusqu'au sol. Il en fit sortir la prisonnière ankylosée qui se laissa conduire docilement à l'autel. Le prêtre marmonnait en permanence des mots inintelligibles dans sa barbe hirsute et chenue.



-Grrrrmmmf... enfin du boulot... gnongrmf... falloir le garder... humhumhum... en fais mon affaire mmmmmmm...



Il étendit Suzanne sur le marbre noir glacé et plaça soigneusement ses membres dans les bracelets.



-Mmmmf d'abord le cou...mmmm... poignets... gnnnnnhh... chevilles... mmmmmmvoilà !



Suzanne était maintenant solidement immobilisée ; ses mains et ses pieds dépassaient du chevalet et elle sentait une arête de pierre lisse et froide juste sous ses fesses. Le prêtre allumait des cierges tout autour du chœur lorsqu'il y eut un bruit de voiture à l'extérieur.



Quelques instants plus tard, la mère supérieure pénétrait dans l'église et s'approchait de l'autel. Elle se pencha sur sa nonne.



-Courage, ma fille ! le Père Ingolf est un maître en démonologie et exorcisme. Il va essayer de découvrir si vous êtes réellement possédée par le Diable ; si, comme je le pense, c'est le cas, il cherchera à le reconnaître puis à lui arracher votre corps et votre âme. Je suis venue pour vous aider à supporter cette terrible épreuve.



- Oui, ma Mère ! Je souhaite ardemment que Dieu me reprenne dans son Royaume.



La Supérieure lui passa une main sur la joue avant de se retirer un peu à l'écart. L'exorciste s'approcha à son tour, une petite fiole à la main.



-grmmmlmmm... commencer par le test de l'eau grmmmm bénite...



D'une main, il pesa sur le menton frémissant de Suzanne et lui entrouvrit les lèvres. Il y glissa sa fiole et en versa une bonne rasade entre les dents éclatantes de blancheur. Un liquide atrocement amer se répandit dans la bouche de la jeune femme ; bientôt, à l'amertume s'ajouta une saveur piquante digne des piments les plus costauds. Les larmes lui vinrent aux yeux ; elle recracha l'infâme liqueur avec une grimace de dégoût des plus horribles.



-grmmmmf dégoût... mmmroommm... vomissements... gromph... mauvais augure...



Sa propre réaction à l'eau bénite terrifiait la jeune Nonne. L'emprise de Satan sur son corps était plus grand qu'elle ne le croyait. Quant à la Mère Supérieure, elle regardait sa fille avec un air effrayé et miséricordieux.



-Groumf... Passons au test du... ahem... crucifix... brrrrrmmmf.



L'exorciste empoigna le col de la tunique de Suzanne ; il le déchira sur une vingtaine de centimètres et en écarta les pans, dévoilant un grand triangle ne peau nue sur le haut de sa poitrine dont la pointe se trouvait entre ses seins fermes. Il déposa un crucifix de métal dans l'espace ainsi découvert et Suzanne le vit discrètement appuyer sur la tête de Jésus, ce qui produisit un léger déclic. Elle sentit un liquide se répandre sur sa peau directement sous la croix qui s'étendait d'entre ses seins jusqu'à la base de son cou et, transversalement, juste au-dessus de la naissance de ses seins.



Le prêtre murmurait une prière inintelligible. Le liquide commença à la démanger, à la chauffer, à la brûler, à piquer dans ses chairs comme une procession de guêpes en furie. Des larmes jaillirent de ses yeux, elle crispa tous ses muscles ; elle sentait comme une croix de feu s'enfoncer dans son thorax ; elle se mit à se débattre pour essayer de faire tomber le crucifix.



Mais ses liens tendus et le poids de l'objet sacré s'alliaient pour vaincre ses efforts frénétiques.



-AAAAAAAAaaaaah ! Retirez-moi ce truc ! Je vous en supplie ! finit-elle par hurler. Le prêtre obtempéra aussitôt. Un tracé cruciforme écarlate et cloqué apparut sur sa poitrine blanche. La Mère Supérieure ne put réprimer un mouvement de recul. Elle se signa et ses lèvres articulèrent sans un son un "Mon Dieu !" d'horreur.



-Hem hem hem... se confirme, grommela l'exorciste. grmbl grmbl... examen décisif... rmmmf...



Il se mit alors à psalmodier des prières en latin d'une voix de basse étrangement claire. La Supérieure retenait son souffle, Suzanne n'osait faire le moindre mouvement. L'exorciste répétait inlassablement la même litanie, de plus en plus passionné. Il s'était rapproché imperceptiblement de l'autel et était désormais penché au-dessus du corps étalé de sa "patiente". De la main droite, il traçait des signes de croix au-dessus de la jeune femme ; sa main gauche était appuyée sur le bord de l'entablement, elle glissait insensiblement en direction d'une moulure sculptée dans le bloc de nuit marmoréenne ; il se mit à jouer distraitement avec ce bas-relief tout en continuant ses psalmodies lancinantes.



Suzanne commença à ressentir des picotements dans ses chevilles et ses poignets écartelés.



Cette sensation disparut rapidement pour être remplacée par des spasmes incoercibles dans ses pieds et dans ses mains ; ses doigts et ses orteils se crispaient tout d'un coup, violemment et douloureusement, pour se relâcher tout aussi soudainement. C'était une situation extrêmement désagréable ; ses extrémités se tétanisaient un temps juste assez long pour l'amener à la limite du seuil de la douleur avant de se relâcher.



Le Père Ingolf se mit psalmodier de plus en plus fort. Ses signes de croix se firent de plus en plus rapides et larges. Suzanne sentait ses spasmes tétaniques augmenter en violence et en étendue : ses mollets et ses avant-bras commençaient à se contracter eux aussi ; puis, ses bras et ses cuisses furent atteints des mêmes invincibles et aléatoires trépidations. Chaque choc était plus intense que le précédent et la laissait plus fatiguée et plus endolorie. A chaque spasme, ses membres complètement tétanisés se meurtrissaient contre ses entraves.



Simultanément, elle ressentit une curieuse sensation : les muscles intérieurs de son vagin et de son rectum se tétanisaient eux aussi et envoyaient des ondes de plaisir vers son cerveau.



Elle était ainsi scindée entre deux émotions opposées : la douleur qui convergeait de ses membres et le désir qui rayonnait de son sexe. Elle sentit son sexe s'échauffer et s'inonder.



Et soudain, pour sa plus grande honte, l'exorciste releva le bas de sa chemise, dévoilant son entrejambes... les lèvres huileuses de son sexe béaient, bougeaient sensuellement, laissant dégouliner leur luisante humeur. Son anus également s'ouvrait et se refermait tel un diaphragme, happant l'air comme une bouche lascive.



Suzanne sentait tout cela, mais elle était impuissante à refréner cette pulsion tout comme elle ne pouvait surmonter les mouvements de ses membres. Il semblait qu'un démon avait pris possession de son corps...



Ses pulsions, sans s'accroître en intensité, augmentèrent en fréquence. Son bas-ventre fit surtout les frais de ce changement de régime : son utérus, son vagin et son rectum se mirent à subir contraction sur contraction. A chacune d'elle, un jaillissement de salive était expulsé d'entre les lèvres turgescentes de son pubis ; des fils blanchâtres reliaient son mont-de-Vénus trempé au marbre noir de l'autel et celui-ci au sol de molasse de l'église.



Et soudain, elle jouit. Tout son corps s'immobilisa, vainqueur de ses spasmes ; Suzanne poussa un hurlement de louve en chaleur qui fit monter le rouge à la face de la Supérieure. Puis elle retomba, épuisée et heureuse. Son plaisir fut de courte durée, car les spasmes reprirent aussitôt le dessus et recommencèrent le travail de sape morale et physique. Mais Suzanne, juste après son orgasme, avait bénéficié de quelques secondes de répit, de lucidité. Elle avait alors remarqué que l'exorciste semblait provoquer les tétanies en appuyant sur une moulure de l'autel ! Ce n'était donc pas un démon infernal qui provoquait ces spasmes mais bien plutôt un phénomène électrique. Ce Prêtre était un charlatan qui essayait de faire croire à sa possession!



-Au secours, hurla-t-elle.Ne me laissez pas entre les mains de ce...



OUUUUUUUCHHHHHHH !!!!



Une secousse encore plus violente que les autres traversa tout son corps. Le moindre de ses muscles se crispa de sorte qu'elle se raidit comme un bloc de bois ; des étincelles dansèrent devant ses yeux, ses oreilles se mirent à siffler, une incroyable douleur se rua de tous les points de son organisme vers son cerveau paralysé. Ses poumons mêmes étaient tétanisés de sorte qu'elle ne pouvait respirer. La tension s'interrompit. Elle prit une grande bouffée d'air et allait réitérer son appel à l'aide lorsque le choc électrique la paralysa derechef et lui fit expulser tout l'air de ses poumons. Ces spasmes se succédèrent régulièrement une vingtaine de fois avant de s'arrêter.



Mais Suzanne était vannée. Elle avait l'impression d'avoir couru un marathon en apnée. Dans un état de semi-conscience elle entendit cette conversation entre le prêtre et la nonne :



-Hahem... Ma fille, nous avons affaire à un... grmmmf... démon redoutable. grmmbbbmbml... Le plus dangereux que j'aie jamais rencontré dans ma carrière... Le vaincre, humhum... si cela m'est possible, va demander des processus extrêmement puissant et... groumf... difficiles à mettre en oeuvre. brmmmbr... Je crains que votre sensibilité ne soit mise à rude épreuve si vous assistez à cet... rhhhm... exorcisme. Etes-vous sûre de vouloir rester avec moi?



La Mère Supérieure était déjà blanche d'horreur face à ce qu'elle avait déjà vu. Elle accepta sans trop de difficulté de laisser le Père Ingolf s'occuper seul de cette sinistre affaire.



-Je vous appellerai pour vous faire part des... grmblblbl... résultats. Rentrez sans crainte dans votre couvent, hemhem... le sort de votre malheureuse brmmf... pensionnaire est entre mes mains.



Suzanne ne put s'empêcher de frémir à ces mots. Elle voulut protester, gémir, demander à la Mère Supérieure de rester, mais son corps était sans forces et elle entendit désespérée l'écho de son pas rapide s'éloigner et mourir...



Quelques instants plus tard, le prêtre fermait les portes de l'église au moyen d'un imposant verrou transversal.



-Hahemmbrmm... Nous voilà seuls, ma jolie ! dit-il en revenant à l'autel. Suzanne avait redressé la tête pour suivre ses mouvements. Elle commençait à peine à reprendre ses esprits et ses forces.



-Vous êtes un charlatan ! l'accusa-t-elle.Vous savez aussi bien que moi que je ne suis pas possédée et que...



-Tu le sais, grmf... je le sais ! la coupa-t-il. Mais ta chère Mère Supérieure brmmmmf.... est persuadée du contraire et elle m'a donné les pleins pouvoirs humf...sur ton corps et ton âme... et je compte bien en profiter ! grrrrmbmblblbl... commençons par te humf... déshabiller !



A ces mots, Suzanne sentit une chape de glace recouvrir son corps immobilisé. Elle se trouvait entre les mains d'un fou sanguinaire ! Elle se mit à tirer frénétiquement sur ses entraves. Le Père Ingolf sortit d'un coffre un fouet constitué d'une dizaine de lanières de cuir parsemées de gros nœuds. Il en caressait négligemment sa main gauche tout en auscultant le corps étalé de sa victime, semblant chercher la cible idéale. Et soudain il se déchaîna.



Le visage contracté et rougeaud, il se mit à abattre son fouet sur le corps distendu de Suzanne. Un déluge de morsures aiguës se déversa sur son ventre et sa poitrine. Chaque nœud imprimait profondément sa douleur, chaque lanière cisaillait sans pitié d'abord sa bure, ensuite sa peau. La noiraude se tordait sur l'autel glacé, tirant de toutes ses forces sur ses entraves. Sa tête se tournaient violemment à gauche, à droite, à gauche, pivotant dans le cercle d'acier lui ceignant le cou. Un hurlement suraigu se répercutait entre les épais murs romans.



L'exorciste ne s'arrêta que lorsque la bure fut entièrement déchiquetée. Il en balaya les lambeaux imbibés de sang qui restaient collés à la peau.



-Je... vous en supplie... sanglota-t-elle. Pour... l'amour de... Dieu... Arrêtez de me... torturer.



- grmmbbblmf... Pas question... mmmf... pour une fois que... gnnnnh... je rigole...



Il arracha les derniers pans de tissus qui pendaient encore sous son dos, dégouttant des larmes de sang. Son torse zébré d'écarlate, luisant de sang et de sueur se soulevait rapidement faisant osciller ses seins encore fermement dressés.



-gngngngnmf... pas propre tout ça... rmmmbl... faudrait nettoyer...



Il escalada l'autel et se mit debout, les pieds de part et d'autre des hanches de Suzanne. Elle le vit soulever sa soutane et baisser un slip jaunâtre pour en faire sortir un étrange appendice de chair velue. Elevée depuis sa plus tendre enfance parmi les sœurs, elle n'avait encore jamais rien vu de tel. Elle n'eut pas le temps de s'interroger plus avant, un jet d'urine en jaillit pour asperger son torse maculé. Une odeur désagréable commença à atteindre ses narines, tandis que des picotements douloureux se mettaient à brûler ses plaies vives. Le prêtre nettoya avec soin de son pinceau nauséabond la poitrine haletante de Suzanne. Ensuite il fit remonter son jet en direction du visage de la jeune femme. Elle coucha sa tête sur le côté pour éviter l'infecte fontaine qui du coup, se vida dans son oreille et dans ses cheveux. Mais la source se tarit aussitôt.



-Ouvre la bouche et avale ! rugit-il, la main crispée sur son organe. Suzanne fit signe que non.



-Ouvre la bouche, sale pute ! laisse Satan sortir de ton corps de chienne par cet orifice !... Tu ne veux pas?... très bien ! à ta guise, mais sache qu'un exorciste possède des instruments pour forcer Belzébuth et ses incubes à s'enfuir par les voies naturelles d'une salope lascive comme toi !



Suzanne réprima un frémissement. Le prêtre descendit de l'autel, fouilla dans son coffre et en sortit un curieux instrument métallique : deux plaques reliées par une charnière et prolongées chacune par un manche ; les plaques étaient munies de petits crampons antidérapants. Il remonta sur l'autel et s'agenouilla sur ses biceps. Elle vit appuyer la charnière de son engin entre ses lèvres et presser contre ses dents serrées. La force augmenta et commença à causer une douleur aiguë dans ses gencives. De peur que ses dents ne se brisassent, elle ouvrit la bouche et aussitôt l'engin s'enfonça entre ses mâchoires, emplissant tout l'espace ; seuls les manches émergeaient de ses lèvres. Le prêtre se mit à les écarter, la forçant à ouvrir la bouche plus largement, encore plus largement, douloureusement plus largement, insupportablement plus largement... mais elle ne pouvait rien faire, ni pour se débarrasser de cet engin, ni pour résister à l'atroce écartèlement de ses maxillaires.



Elle sentait le condyle buter et crisser dans son logement. Un horrible et sinistre craquement résonna soudain dans sa boîte crânienne tandis qu'une douleur aveuglante rayonna dans tout son corps...



-AAAAAAAAAAaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh!!!!!!



Son hurlement inhumain eut horrifié tout autre que l'exorciste. Celui-ci venait de lui réduire en miette l'articulation de la mâchoire qui désormais pendait mollement, uniquement parcourue de tremblements dus aux efforts que Suzanne tentait pour refermer sa bouche désormais libérée de l'effroyable instrument.



-grmmbl... Essaye seulement de refermer ta grmmf gueule...



- 'ous ê'es com'lè'e'ent 'ou, sanglota-t-elle, sa langue s'agitant grotesquement comme ver rose se tortillant dans une pomme pourrie. L'exorciste lui immobilisa complètement la tête au moyen d'une sangle passant sur son front. Impossible désormais de pivoter la tête...



Il se remit debout et reprit son soulagement interrompu. Sa pisse infecte jaillit et s'écoula dans la bouche hideusement béante, non sans avoir auparavant éclaboussé le visage de la jeune femme, emplissant ses yeux et ses narines de nauséabond liquide. Pour ne pas étouffer et pour sa plus grande honte, elle fut obligée de tout avaler. Le prêtre ricana en se rajustant et en descendant de son perchoir. Il marmonna quelque chose au sujet des autres orifices. La tête immobilisée, elle ne pouvait voir ce que faisait son bourreau, mais elle l'entendait marmonner en fouillant dans son coffre. Sa mâchoire disloquée pendouillait lamentablement sur son cou ; chaque mouvement provoquait des élancements fulgurants qui faisaient jaillir de nouvelles larmes dans ses yeux inondés. Elle baissa les yeux au maximum et put voir, derrière ses pommettes, l'homme se pencher entre sur son entrecuisses. Il tenait dans ses mains un de ces pistolets-agrafeurs utilisés pour fixer des panneaux en carton dans le bois.



Elle frémit en imaginant tout ce qu'il pouvait faire endurer avec cet objet anodin sur à son bas-ventre sans défense... Un doigt rugueux s'introduisit dans son vagin, pinça la petite lèvre droite, la tira sur le côté, l'étira douloureusement... le pistolet appuya contre la fragile peau... !!!! TCHAKKKK !!!!



-AAAAAAAAAAaaaaaaIIIIIIiiiiiiiiii !!!!!!



Le cruel bourreau venait d'agrafer le tendre pétale rosé contre l'intérieur de sa cuisse ! C'était la partie inférieure de la lèvre qui était ainsi clouée dans sa propre chair ; la partie supérieure se recroquevillait encore comme une paupière sur la petite vallée conduisant au clitoris. Sans pitié, l'exorciste le saisit, l'étira et l'agrafa. Il poursuivit sa sinistre tâche en complétant la symétrie sur la petite lèvre gauche. Les hurlements de Suzanne emplissaient la nef, se répercutaient entre les colonnes et les pilastres massifs. L'exorciste semblait se délecter de ces témoins directs de l'efficacité de ses méthodes. Il contempla un moment son œuvre avec satisfaction : l'entrejambes de sa victime semblait maintenant orné d'une sorte de fleur rose étirant ses pétales aux quatre points cardinaux, surmontée d'un pistil encore enfoui dans sa bourre, ouvrant en son centre une gueule qui s'enfonçait vers de sombres et mystérieux tréfonds. C'est à peine si l'on distinguait les quatre agrafes enfoncées dans les chairs délicates.



Il s'occupa alors de son anus en y enfonçant un étrange instrument en forme de squelette de parapluie refermé, composé de trois baleines.



Les gémissements de la victime, qui commençaient à se calmer, reprirent de plus belle à cette nouvelle humiliation. Ils augmentèrent encore lorsque le prête commença à ouvrir le "parapluie" en tournant la molette fixée au bout du "manche". Le sphincter essaya de résister à cet écartement forcé, mais il fut rapidement vaincu et irrémédiablement distendu-déchiré. Le prêtre retira le manche, laissant dans le rectum une sorte de Y maintenant l'ouverture écartée de cinq centimètres ; de petites pointes situées au bout des trois branches empêchaient que l'instrument ne fût délogé autrement qu'à l'aide du "manche".



Suzanne était complètement brisée de douleur et d'humiliation. Elle se sentait totalement ouverte et offerte. Le père Ingolf vint alors libérer son front de la sangle qui l'immobilisait. Il retira également la partie de l'autel qui soutenait son occiput, de sorte que Suzanne se retrouva avec la tête pendant en arrière.



Derechef, il exhiba son sexe maintenant dressé en une formidable érection ; il empoigna les cheveux de la jeune femme au raz de sa tête pour pouvoir contrôler ses mouvements. Elle vit le gland rougeaud darder dans sa direction et s'approcher. Elle ne pouvait détourner son visage de ce mât de chair gorgé de sang et de sperme. Le gland violacé vint appuyer contre ses lèvres et s'enfonça sans peine dans sa bouche ; sa mâchoire inerte se souleva pour laisser passer cette verge malpropre, sans qu'elle pût rien faire pour l'en empêcher ; ce mouvement même réveilla la douleur sommeillant dans ses os fracassés.



Il se mit à besogner sa face larmoyante, enfouissant son organe au plus profond de sa gorge, manquant l'étouffer à chaque coup de boutoir. Si elle l'avait pu, elle l'aurait mordu, mais elle était obligée se subir passivement ce viol impie. Les testicules velus venaient battre ses yeux à chaque accoup.



Le prêtre déchargea rapidement son stock de sperme gluant dans la gorge de sa victime ; en lui pinçant le nez et en restant profondément enfoui dans sa bouche, il l'obligea à avaler l'entier de sa libation malodorante. Le volume et la pression de l'éjaculation étaient telles qu'une partie reflua et vint s'accumuler dans ses narines pincées ; une autre s'engagea dans les bronches...



Il se dégagea enfin et se rajusta, tandis que Suzanne hoquetait et toussait, des fils blanchâtres pendouillant de ses lèvres flasques et de ses narines rougies. Le nez bouché par cette moque immonde, elle devait redresser la tête pour que sa mâchoire s'ouvrît et qu'elle pût ainsi respirer par la bouche. Elle haletait ainsi, péniblement, la bouche béante, toussotant, les dents reliées par d'innombrables fils translucides.



Le prêtre en profita pour attraper sa langue dans une pince et la tirer au-dehors. Avec horreur, elle le vit approcher une épingle de nourrice de sa langue distendue et la transpercer en son milieu, à un centimètre de sa pointe ; il perça ensuite sa lèvre supérieure et referma l'épingle. La douleur était mineure en comparaison de ce qu'elle avait déjà subi et qu'elle endurait encore, mais elle n'osait imaginer à quel supplice atroce ce préliminaire allait conduire. L'exorciste regagna son poste entre ses genoux. Suzanne ne pouvait désormais plus rentrer sa langue...



Le père Ingolf approcha un hameçon acéré du clitoris de sa victime. Lentement, sadiquement, cruellement il transperça de part en part la petite boule de chair sensible, arrachant un hurlement suraigu à la jeune nonne. Une fil de pêche était accroché à l'hameçon ; il l'attacha à l'épingle de nourrice après l'avoir décrochée de la lèvre de Suzanne. Celle-ci était maintenant douloureusement tiraillée entre deux souffrances : maintenir sa tête droite en dépit des crampes dans les muscles de son cou ou se reposer et induire d'aveuglantes souffrances dans sa langue et dans son clitoris. Pour accroître encore sa douleur, le prêtre s'amusait à jouer de la guitare avec le fil tendu sur son torse.



Ingolf alla s'asseoir un peu plus loin et jouit du spectacle de sa lutte contre la douleur et les crampes. Dans ses efforts pitoyables, tous les muscles de son corps étalé se contractaient anarchiquement. Sa langue sortait à une distance incroyable de ses lèvres ; à l'autre bout du fil, son clitoris sanguinolent était horriblement allongé, extirpé de son capuchon comme un escargot de sa coquille. La chair était si distendue que l'on pouvait voir l'acier de l'hameçon par transparence ! Puis, il se lassa de cette vision et quitta le chœur pour aller vaquer à quelque autre occupation. Suzanne le vit s'en aller avec un mélange de soulagement et de peur. Elle savait qu'il lui serait totalement impossible de se libérer de ses entraves mais elle ignorait combien de temps les muscles perclus de son cou tiendrait encore...



* * *



Le prêtre revint des heures plus tard. Suzanne était exténuée. Tous ses muscles étaient douloureux d'avoir lutté vainement contre ses entraves ; sa peau était couverte d'une sueur glacée ; son clitoris avait gagné deux centimètres...



Il tenait une sorte de clystère, mais un clystère dont la pointe était métallique et étrangement acérée. Il grimpa sur l'autel et s'assit à califourchon sur le ventre de la noiraude, face à elle. Il appuya la pointe effilée de sa seringue géante sur le mamelon de son sein gauche. La petite crête de chair s'érigea à ce froid contact. Il appuya plus fort le clystère, ce qui refoula le mamelon dans l'aréole ; encore plus de pression et la pointe perça la fine peau pour s'enfoncer de cinq centimètres dans le globe de chair ferme. L'exorciste se mit alors en devoir d'appuyer sur le piston. Suzanne sentit un liquide froid s'injecter douloureusement sous la peau de son sein gauche. Lentement, la pression interne augmenta, l'épiderme commença à s'arracher aux glandes et aux cellules adipeuses, à se distendre pour accueillir le liquide supplémentaire.



Avec horreur, elle vit son sein gonfler en même temps qu'une douleur insoutenable lui crucifiait la poitrine. Le père Ingolf ne s'arrêta que lorsqu'il eut injecté un litre dans le sein qui avait maintenant doublé de volume. Il enroula soigneusement autour du mamelon perforé un fin fil de cuivre destiné à obturer la "valve".



Il répéta cette opération sur le sein droit, veillant à ce que les deux seins eussent la même taille. Suzanne était maintenant grotesquement difforme avec ces deux galles tremblotantes extrudant de sa poitrine ; les mamelons cerclés de cuivre à leur base, jaillissaient de cette tige métallique comme deux boutons de fleurs rouges. Le fil de pêche coulissait, coincé entre ces deux ballons de chair élastique. L'exorciste se rassasia longuement de ce spectacle. Il finit toutefois pas libérer la langue et le clitoris de leur liaison contre-nature ; il laissa toutefois l'épingle de nourrice et l'hameçon en place.



Il retira également toutes les sangles pour reconduire Suzanne à la cage, non sans lui avoir ligoté les mains dans le dos au préalable. La cage fut rehissée et le prêtre quitta l'église. Sans doute avait-il quelque affaire à régler.



Chapitre VII: L'évasion



***



Suzanne se retrouvait seule dans ce lugubre et sombre édifice. Sous ses pieds nus, les froids barreaux de la cage la meurtrissaient. A chaque tremblement, sa mâchoire inerte se balançait contre son cou. Une douleur aiguë rayonnait à partir de son sexe effeuillé. Ses seins surgonflés l'empêchaient de voir ses pieds... <BR



Mais, à force de patience, elle parvint enfin à libérer ses poignets. Elle porta aussitôt ses mains à son sexe mais dut se rendre à l'évidence : il lui était impossible de retirer les agrafes ou de dérouler le fil cerclant ses mamelons. Elle tirailla un moment sur l'hameçon planté dans son clitoris mais ne put trouver le courage de l'en extirper tant le moindre frémissement était douloureux. Par contre, elle retira sans trop de problème l'épingle de nourrice de sa langue.



Elle pensa alors à utiliser cet outil comme d'un crochet pour ouvrir le cadenas de la cage. Mais il lui fallait pour cela se tourner face à la porte, ce qui, avec sa poitrine surdimensionnée dans cet espace étroit, lui causa bien des tourments. Le crochetage du cadenas ne se révéla pas trop compliqué, car la serrure était d'ancienne facture. Enfin la porte s'ouvrit...



Il lui restait à rejoindre le sol, trois mètres plus bas : elle sauta ! L'atterrissage sur les dalles de molasse glaciales fut rude ; ses seins torturés rebondirent, ce qui engendra de violentes douleurs. Il fallait maintenant sortir de cette église infernale. Et là le désespoir l'envahit : la porte était fermée à clef, les vitraux étaient protégés des vandales par des grilles métalliques...



Elle courut dans tout l'édifice à la recherche d'une issue, de plus en plus frénétique, de plus en plus terrifiée. Et soudain le grincement fatidique de la porte résonna dans la nef sombre : l'exorciste était de retour !



Elle n'eut pas le temps de se cacher qu'il l'avait déjà aperçue. Il referma soigneusement la porte à clef et se munit d'un long fouet de cuir analogue à celui utilisé par les dompteurs ; il devait bien mesurer dans les trois mètres de long. D'un pas rapide il se dirigea vers Suzanne qui se mit à reculer en tremblant.



-'e 'ous en 'rie... 'i'ié ! supplia-t-elle, les mains jointes devant elle comme pour la prière.



-Grmmmblbl... Maudite créature démoniaque...



Son bras se détendit ; la lanière siffla dans l'air lourd et froid ; elle claqua sèchement en s'enroulant autour de la taille svelte de la jeune nonne ; le souffle coupé par la douleur et la violence du coup, elle tomba à genoux. Le prêtre réarmait déjà son coup. Le fouet vint cette fois s'abattre sur sa poitrine hypersensible ; elle poussa un hurlement de douleur et tenta de se remettre debout pour fuir la morsure du cuir. Un nouveau coup dirigé cette fois contre son dos la remit aussitôt à quatre pattes.



Son corps nu était totalement à la merci de son bourreau.



-Chienne lécheuse de l'anus de Satan ! A genoux ! et supplie-moi de te ramener dans le droit chemin ! ordonna-t-il tout en ponctuant son injonction en cinglant à peine plus légèrement les cuisses et les fesses de sa victime. En tremblant, elle obéit et s'inclina devant son tortionnaire.



Celui-ci s'approcha et ligota prestement ses poignets au moyen d'une corde épaisse et rugueuse. Il la tira alors sans ménagement par cette laisse et l'amena à buter contre un banc dont le dossier lui écrasa l'estomac.



Pliée en deux par le bois usé par le temps et plein d'échardes, elle le vit attacher sa laisse en avant, lui étirant les bras. Ses pieds furent également attachés, écartés l'un de l'autre par un mètre. C'est dans cette position inconfortable qu'il l'abandonna un bref instant pour aller chercher dans son coffre une énorme pince aux mâchoires semi-lunaires dentées.



La tête ainsi penchée vers le bas, une salive abondante se mit bientôt à dégouliner de ses lèvres béantes.



-Groumf... t'ôter toute envie de fuir...



Il plaça la pince autour de sa cheville droite et se mit à serrer. La douleur crût exponentiellement tandis qu'elle sentait ses chairs être réduites en bouillies, ses os être compressés les uns contre les autres...



Elle se tortilla, lutta contre ses liens implacables mais insuffisamment tendus pour l'immobiliser complètement. Ses mouvements n'empêchèrent nullement Ingolf de lui fracasser les tarses et les métatarses, ainsi que la malléole ! Craquements, croustillements, froissements... autant d'intolérables bruits qui se propageaient dans tout son corps impuissant.



Un long hurlement retentit dans l'église. Sans se départir de son calme, le père Ingolf réitéra son travail sur la cheville gauche. Il la libéra de toutes ses entraves pour la remettre dans la cage. Cette fois, il lui attacha les poignets séparément à deux arêtes opposées du sommet de la cage. C'est ainsi qu'elle fut rehissée. Elle oscillait désormais entre deux douleurs : s'appuyer sur ses pieds fracassés ou se suspendre à ses frêles poignets. Elle se sentait complètement désespérée, sans la moindre chance de salut. Les douleurs l'empêchèrent de fermer l'œil de toute la nuit. Bientôt, sa bouche démembrée restant grande ouverte, la soif s'ajouta à ses tourments.



Ce fut pourtant avec horreur qu'elle vit l'aurore dissiper l'obscurité de la sinistre nef.



Quelle nouvelle torture ce jour allait-il lui apporter?



* * *



La pierre infiltrait ses doigts glacés dans le dos nu de Suzanne. Elle sentait sous ses reins le bord aigu du socle lui briser le dos. Sa respiration était sifflante à cause de la corde qui, attachée autour de son cou, la maintenait contre le piédestal de cette statue entre les pieds de laquelle sa tête reposait.



Ses poignets étaient attachés sur le côté, lui immobilisant les bras en T.



Ses genoux étaient remontés vers sa poitrine turgescente et des cordes maintenaient ses chevilles largement écartées.



Ses seins monstrueux lui obturaient la vue, mais l'image qu'elle se faisait de son pubis complètement exposé, de son sexe béant aux pétales effeuillés, de son anus écartelé l'emplissait de honte.



Les muscles de ses cuisses et de son abdomen tremblaient de fatigue, mais elle n'osait les reposer en abaissant ses jambes: ses genoux écartés étaient reliés à l'hameçon de son clitoris par deux ficelles coulissant dans des anneaux incrustés dans ses mamelons gonflés! Crampes, élancements émanant de son sexe et des ses seins, douleurs dans le dos, humiliation, froid... c'est au milieu de ces souffrances indicibles qu'elle avait passé les dernières heures, seule, impuissante, espérant et redoutant à la fois le retour de son bourreau. Elle l'entendit revenir au bout d'un temps qui lui parut des siècles.



Ses seins et les jambes de la statue lui bouchaient complètement la vue, mais elle entendit qu'il se plaçait entre ses jambes tremblantes. Elle sentit ses doigts farfouiller dans les poils de son mont-de-Vénus, semblant y introduire une substance huileuse. Il y eut un grattement, une lueur... et soudain la morsure du feu embrasa son bas-ventre!



Ce salaud avait mis le feu à son sexe!



Un long hurlement jaillit des mâchoires disloquées de Suzanne. Elle tirait comme une forcenée sur tous ses liens, les faisant pénétrer dans ses chairs, tordant ses chevilles brisées selon un angle atroce dans la vaine tentative d'éteindre les flammes entre ses cuisses écartelées. Dans ses spasmes de douleur, ses seins et son clitoris se trémoussaient au bout de leurs fils, telles des marionnettes dansant la gigue. Une odeur infecte se dégageait du brasier vivant...



Lorsque tous les poils furent consumés, le feu s'éteignit de lui-même, bientôt suivi par les cris de la possédée. Les poils de son pubis étaient désormais remplacés par des cloques purulentes. Mais Ingolf n'en avait pas encore terminéavec l'épilation: il étendit de la graisse sous les aisselles, autour de l'anus et sur les mollets de la jeune nonne avant d'y mettre le feu...



Après cette opération nécessaire, il s'accorda un petit plaisir: il trouvait que sa victime résistait trop bien à l'envie d'étirer ses jambes ankylosées et il avait quelques idées pour l'obliger à plus de mobilité...



Il commença par attacher à chaque cheville un petit sac rempli de billes de plomb de deux kilos chacun ; ce poids supplémentaire accrût les tremblements des abdominaux de Suzanne. Ensuite, il exhiba une cravache ; la malheureuse frémit en voyant ce sinistre instrument, anticipant les douleurs qu'elle allait ressentir lorsque le cuir viendrait poser son baiser brûlant sur sa peau délicate. Le prêtre leva le bras... et l'abaissa d'un mouvement sec et précis:



Swwwiishhhhhh! SNAP! Aïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïïe!



Le coup venait de s'abattre sur les orteils de son pied gauche, propulsant une onde de douleur à sa moelle épinière qui aussitôt réagit en tentant d'éloigner l'appendice de la source de douleur... provoquant aussitôt un élancement encore plus aigu dans son clito et dans la pointe de son sein gauche!



Swwwiishhhhhh! SNAP!



Swwwiishhhhhh! SNAP!



Swwwiishhhhhh! SNAP!



Trois coups rapides se succédèrent, entrecroisant leurs marques écarlates sous la plante du pied meurtris. Suzanne tenta de contrôler ses mouvements, mais la douleur paralysait son cerveau de sorte que ses attributs féminins furent derechef soumis à la torture...



Ingolf passa au pied droit, puis revint au gauche, puis encore au droit... et ainsi de suite durant un temps interminable. Seule l'évanouissement de sa victime put calmer son ardeur sadique...



Chapitre VIII



Nouvelles règles



- Je crains... grmmmf..., ma fille, que nous n'ayons affaire à un démon de... ahem... première puissance.



Le visage de la mère supérieure pâlit à ces mots.



-Mon Dieu! Sœur Suzanne! Avez-vous pu...?



-Hélas... hem... non! Je crains que cela ne soit au-dessus de mes... groumf... modestes possibilités que d'extirper cet... grmblblb... incube de son pauvre corps.



-Miséricorde! Voulez-vous dire que nous allons être obligés...?



L'exorciste émit un grognement affirmatif.



-Mon Dieu! Mon Dieu! Mon Dieu! se lamenta la Mère Supérieure.



-Grmmmf... Et il y a pire! grmmblbl... J'ai peur que d'autres de vos filles ne soient... hem... possédées. Il me faudrait faire une... mfff... enquête dans votre couvent...



La Mère Supérieure était atterrée: le Diable dans son couvent! Au sein de ses agnelles innocentes !



-Pourrais-je voir Sœur Suzanne?



-Mmmf... si vous y tenez... grrrr... mais c'est un bien triste spectacle...



Le prêtre conduisit la Nonne dans la crypte de l'église. Il ouvrit une porte et la lueur de sa lanterne se répandit dans le sombre souterrain. La Mère Supérieure ne put réprimer un mouvement de recul devant le spectacle qui s'offrit à ses yeux: un large pilier soutenait la voûte basse ; contre celui-ci s'écartelait une forme pâle, nue, suspendue par les poignets à deux grosses chaînes qui les ceignaient ; ses chevilles également étaient enchaînées écartées, mais la prisonnière semblait craindre de s'appuyer sur elles.



Son corps était atrocement mutilé et déformé. Sa bouche grande ouverte laissait s'écouler sur ses seins globuleux des fils de salive ; de même, de son sexe écartelé s'échappaient des humeurs innommables. Hormis sur sa tête, il ne restait pas le moindre poil sur ce corps torturé.



Suzanne releva la tête et un flot de bave s'écoula sur son menton. La terreur se lisait dans ses yeux qu'elle fixa sur la Mère Supérieure. Elle tenta d'articuler quelque chose, mais cela resta incompréhensible. Horrifiée par ce spectacle, elle s'en détourna bien vite pour quitter cette crypte démoniaque. Le regard fou de Suzanne, son aspect atrocement impie et lubrique l'avait convaincue de l'horrible réalité démasquée par l'exorciste.



-Mon père, lui dit-elle lorsqu'ils furent remontés dans la nef, je vous fais entièrement confiance pour chasser le démon de mon couvent: je vais aller me recueillir à Rome auprès de notre saint-père. En attendant, je confie mes filles et mon couvent à votre sagesse et votre sainte autorité en vous priant de les ramener sur la voie de notre Seigneur.



-Grmblblb... c'est là une sage décision, ma fille. Hem... soyez sûre que je ferai tout pour... groumf purifier vos enfants des démons qui les obsèdent, répondit l'exorciste, dissimulant un sourire sardonique derrière ses mains jointes comme pour la prière.



*****



Un concert de chuchotements résonnait dans le réfectoire du couvent où toutes les Nonnes se trouvaient maintenant réunies. Le sujet de conversation était pour toutes le même: qui était le nouveau Supérieur qui devait remplacer leur Mère durant son pèlerinage à Rome?



Et soudain toutes se turent comme le Père Ingolf apparaissait devant elles. Il portait une ample bure noire serrée à la taille par une grosse corde. Son apparence était réellement lugubre, semblant conforter la rumeur qu'il officiait comme exorciste. Il promena sur l'assemblée un regard terrible qui en fit frémir plus d'une.



-Mes filles, commença-t-il (il ne grommelait plus le moins du monde, mais personne ne pouvait le remarquer), je suis ici pour remplacer votre Mère Supérieure. Vous savez qu'elle m'a donné les pleins pouvoirs pour diriger ce couvent ; peut-être savez-vous, continua-t-il en balayant l'assemblée d'un regard suspicieux, qu'un démon de grande puissance s'est infiltré dans votre établissement et a semé ses germes parmi certaines d'entre vous. QU'IL TREMBLE!



Toutes les sœurs frissonnèrent...



-Je suis venu l'extirper de vos entrailles pour le renvoyer dans les tréfonds de l'Enfer dont il n'eût jamais dû sortir. Dans cette tâche ardue, j'attends de votre part une pleine et totale coopération: les récalcitrantes ne peuvent être que des âmes perdues pour notre Seigneur car déjà trop profondément empalées sur les cornes de Satan.



Certaines sœurs sentirent une étrange sensation les envahir à ces mots et il y eut un léger remous dans leurs rangs...



-Pour commencer, et pour faciliter mon œuvre, je vais changer certaines de vos habitudes: Premièrement, vous dormirez dorénavant toutes ici même dans le réfectoire sur vos matelas que vous amènerez tout à l'heure. Secondement, vous allez toutes changer votre bure contre une tunique. Faites-le dès maintenant, les tuniques sont là. Il indiquait un tas de tissu blanc posé devant lui.



Les sœurs s'entre-regardèrent. Voulait-il qu'elle se changeassent devant lui. Un flottement gêné et un début de brouhaha commença à se répandre dans l'assemblée.



-J'AI DIT: TOUT DE SUITE! hurla le Prêtre.



Il y eut alors une certaine confusion parmi les Nonnes qui se mirent à s'affairer de tous côtés, poussant les premiers rangs vers le tas de tunique, jouant des coudes pour reculer au fond du réfectoire...



-ASSEZ! Retirez toutes vos bures! .......... Allons! Plus vite que ça!



Dans un silence honteux uniquement troublé par le frou-frou du tissu, les Nonnes se déshabillèrent. L'une après l'autre, elle se redressèrent, cachant leurs seins et leur sexe du mieux qu'elles pouvaient.



Ingolf parcourut ses filles du regard, s'attardant sur les plus jeunes et les plus belles, passant rapidement sur les plus vieilles du reste peu nombreuses.



-Retirez également vos sandales. Dorénavant, vous marcherez pieds nus....... Voilà! Vous pouvez maintenant venir chercher votre tunique.



Il y eut une ruée sur le tas de vêtement, les sœurs n'hésitant pas à se bousculer pour arriver les premières aux pieds de leur Supérieur qui regardait ce troupeau de femelles nues et chamailleuses avec un sourire satisfait. Mais les Nonnes furent fort surprises en enfilant leur nouvel uniforme ; la tunique tenait plus de la chemise de nuit que de la bure sacerdotale: sans manches, plutôt moulante, s'arrêtant au-dessus du genou, fendue sur les deux côté jusqu'en haut des cuisses, elle était fabriquée avec un tissu très léger et translucide.



Lorsque toutes les Nonnes l'eurent revêtue et se tinrent devant lui en se tortillant et en tirant sur l'ourlet pour tenter de cacher leurs genoux, le Prêtre repris la parole:



-Très bien! Vous pouvez serrez la corde de votre ancienne bure autour de votre taille....... Pour m'assister dans ma tâche, il me faut l'aide de trois d'entre vous. Je vais les choisir moi-même, car il faut absolument que je sois sûr de leur pureté.



Il se mit alors à se promener au milieu des Sœurs, brandissant devant lui un crucifix et auscultant chacune sous toutes les coutures. Le silence régnait, lourd d'humiliation. Au bout de ce long examen, Ingolf choisit trois Nonnes parmi les plus belles, les plus jeunes et les plus musclées: sœur Adèle, sœur Furia et sœur Agnès. Elles furent les seules autorisées à remettre leurs sandales et il leur annonça qu'elles bénéficieraient d'un costume particulier.



-Bien! Nous allons maintenant passer à la troisième nouvelle règle: je veux que désormais votre corps soit totalement dépourvu de tout poil, hormis sur la tête ; car c'est dans ces attributs sataniques que le démons aiment à se cacher.



Un brouhaha indigné salua cette annonce et des dizaines de mains s'agitèrent en signes de croix frénétiques, mais Ingolf, élevant la voix, poursuivit:



-J'ai apporté ici des rasoirs. Vous allez vous placer deux par deux et chacune rasera l'autre. Passez partout: les jambes, le bas-ventre, les aisselles! et vous répéterez cette opération aussi souvent qu'il sera nécessaire. Celles qui s'aviseraient de désobéir seraient implacablement punies!



Le réfectoire se transforma bientôt en un salon bien peu catholique: sur toutes les tables étaient couchées des femmes, jambes écartées, entre les cuisses desquelles s'affairaient d'autres femmes.



Ingolf patrouillait dans les rangs, contrôlant que ses instructions étaient scrupuleusement suivies. De temps à autre, il félicitait telle ou telle "coiffeuse" ou alors la corrigeait. Une fois même, il prit lui-même la place de celle-ci et appliqua quelques coups de rasoir pour la plus grande honte de sa "cliente"! Lorsqu'elles eurent terminé, le prêtre leur ordonna de toutes se coucher sur le dos, alignées et de tenir leurs jambes écartées et levées pour qu'il puisse contrôler leur travail.



Certaines, parmi les plus dévotes, obéirent aussitôt ; la plupart hésitèrent, se regardant l'une l'autre ; un troisième groupe, très minoritaire chuchotait âprement, visiblement courroucées. L'une d'elle pris son courage à deux mains et, s'avançant vers Ingolf elle protesta:



-Ce que vous nous demandez est contraire à toutes les règles. Je suis persuadée que jamais le Seigneur voudrait nous voir nous livrer à telles actions. Je refuse de...



-SILENCE! hurla le Supérieur, la coupant net.



Il la fusilla du regard et continua d'une voix forte:



-De quel droit oses-tu t'opposer à moi? Je suis ton Supérieur et par dessus tout, je suis prêtre, c'est à dire l'interprète des volontés de Dieu. Mais je sais bien ce qui t'a poussé à une telle audace... c'est le démon qui s'est infiltré dans ton ventre et qui te tient entre ses griffes!



Il reprit haleine en balayant l'assemblée d'un regard furibond. Personne n'osa souffler mot ; la protestataire pas plus que celles qui l'avaient poussée. Satisfait de son impact, le prêtre poursuivit avec un sourire sardonique au coin des lèvres:



-C'est pour purger cette maison engorgée de vice que je suis venu ici! Je connais les méthodes pour accomplir ma tâche et je ne laisserai une petite traînée de ton espèce entraver les justes quoique mystérieux dessein divins... Amen.



Il ponctua ce discours par une violente gifle dont la violence obligea la jeune Nonne à faire un écart pour garder son équilibre. Il se tourna alors vers ses assistantes:



-Adèle! Furia! Agnès! Saisissez-la! ligotez-la avec sa ceinture et retirez-lui sa tunique! Ce n'est pas une de vos sœurs, c'est un envoyé de Lucifer!



A ces mots, un frisson de peur parcourut l'assemblée. Les trois assistantes entourèrent la plaignante encore étourdie par la gifle, l'empoignèrent des six mains et, en un clin d'œil lui ligotèrent les poignets dans le dos ; sur les conseils de l'exorciste, elles la couchèrent à plat ventre et lui ligotèrent les chevilles avec la même corde, lui maintenant ainsi les jambes pliées et les bras tendus. Enfin, elles déchirèrent sa tunique et utilisèrent les lambeaux pour la bâillonner.



-Bien! Déjà un démon de trouvé! dit le prêtre. Y a-t-il encore des objections?......



-Non?.... Alors faites ce que je vous ai demandé!



A la hâte, toutes les Nonnes se couchèrent sur les tables et empoignèrent leurs jarrets pour dévoiler leur sexe épilé. A la vue de tous ces pubis nus pointés vers lui, Ingolf sentit une bouffée de chaleur envahir son bas-ventre et il se félicita que son ample bure cachât son érection monumentale... En même temps, il se félicita d'avoir réussi à mener à bien ce projet qu'il caressait depuis tant d'années: il tenait enfin en son pouvoir toute une communauté de femmes soumises entre ses mains, et il comptait bien en abuser...



Il parcourut les rangées de table s'arrêtant devant chaque Nonne pour l'ausculter avec soin. Il commença par ses trois assistantes qui purent ensuite se redresser et le suivre dans son inspection. Une fois de plus, il fut étonné de voir combien les femmes étaient aussi différentes par leur visage que par leur sexe. Replets ou maigres, profondément plissés ou lisses, rose pâle ou plus foncés, longs ou larges, béants ou crispés, ventrus ou plats, frémissants ou endormis ; le clitoris aussi variait aussi beaucoup par sa taille, sa couleur, sa "timidité".



Il nota que plusieurs Nonnes avaient mouillé ou mouillaient encore. Sans dire pourquoi à ses assistantes, il leur demanda toutefois de noter leur nom. Il était arrivé aux deux tiers des Nonnes lorsqu'il remarqua que l'une d'entre elle était mal rasée: on voyait encore nettement des poils longs d'un millimètre se dresser autour de ses lèvres. Il pinça la chair délicate entre son pouce et son index, compressant le clitoris et le haut des lèvres. Aussitôt, la jeune femme porta ses mains à son bas-ventre...



-Ne lâche pas tes genoux, maudite vipère!



Les larmes aux yeux, crispée par la douleur, elle reprit sa position de mauvais gré. Le prêtre accentua sa pression sur la chair délicate et entama un lent mouvement de rotation.



-Sexe mal rasé! Ca peut être un indice de possession! Mais c'est probablement plutôt un signe que le Diable se prépare à entrer par cet immonde orifice (il enfila toute la longueur de son index dans le vagin desséché, arrachant un bref cri de douleur et de surprise à la jeune Nonne rouge de honte). C'est pourquoi, par prudence, je m'en vais l'oblitérer!



Il exhiba alors une sorte de pince à cheveux, concave, métallique, pourvue de deux rangées de dents acérées ; un grelot y était fixé. Sous le regard terrifié de sa victime, il écarta les mâchoires de la pince et l'approcha de son sexe ; il appuya l'instrument contre son mont-de-Vénus dont il épousait admirablement la forme ; il le positionna soigneusement, veillant à ce que les ses extrémités encadrassent bien toute l'ouverture depuis le clitoris jusqu'à la commissure inférieure des grandes lèvres ; il appuya alors plus fort contre la peau frémissante... et relâcha le ressort! Un jappement de douleur échappa des lèvres de la victime comme la cruelle mâchoire se refermait sur son organe le plus sensible. Ingolf se pencha pour examiner son travail: c'était parfait! les lèvres étaient correctement pincées l'une contre l'autre, les pointes, disposées en quinconces, avaient percé la peau et traversaient les deux couches de chair, le clitoris lui-même était percé parcourut par l'ultime dent. Au moyen d'une clef minuscule, il verrouilla la pince en position. Finalement, il déchira le pan de devant de la tunique, dénudant tout le bas-ventre de la mal-rasée et exposant ainsi aux yeux de tous sa faute.



Le père Ingolf reprit son inspection, toujours suivi par ses trois cerbères. Les Nonnes n'osaient faire le moindre mouvement ; à peine osaient-elles respirer...



Aucun autre incident n'interrompit la tournée et finalement, les Nonnes purent reprendre une attitude plus décente.



*****



Nathalie, le flanc complètement endolori par les aspérités du sol, entreprit péniblement de se retourner. Ce n'était pas chose facile avec ses bras tirés vers le haut dans son dos, ses articulations scapulaires tordues et lancinantes. La fatigue l'empêchait de rester debout pour maintenir ses épaules dans une position plus confortable et la position couchée était trop inconfortable pour lui permettre de dormir plus de cinq minutes d'affilée ; de surcroît, ses chevilles reliées par dix centimètres de chaîne ne facilitaient pas sa tâche. Elle faisait vraiment peine à voir, avec son corps tordu, sale, baignant dans dix centimètres d'eau croupissante, les poignets et les chevilles usés par les fers épais et rouillés.. on ne les ouvrait jamais .. qui les enserraient.br>Elle avait maigri, s'était affaiblie ; le manque de sommeil dessinait de profonds cernes sous ses yeux hagards. Ses cheveux gras et moites collaient sur son front et ses épaules. Depuis combien de temps moisissait-elle dans cette cellule malsaine? Elle n'eût su le dire, perpétuellement immergée dans cette semi-obscurité. Elle réussit péniblement à s'asseoir... et se laissa retomber sur l'autre flanc.



***



Diane entendit le cliquetis des chaînes de Nathalie ; elle s'imagina le corps torturé de son amante tirant sur ses entraves. Cette pensée provoqua des contractions de désir dans son vagin affamé. Elle tenta de penser à autre chose, mais son esprit revenait toujours à cette vision envoûtante... Son sexe se mit à saliver et des fils visqueux commencèrent à dégouliner d'entre ses lèvres turgescentes. Elle trouva la force de tirer sur ses bras largement écartés auxquels elle se laissait pendre... ils étaient enchaînés à deux anneaux fixés à la limite du plafond et du mur du fond de son cachot...pour se reposer. Elle réussit à se mettre debout sur ses jambes maintenues largement écartées par des chaînes qui reliaient ses chevilles à des anneaux placés symétriquement dans le sol par rapport à ceux du plafond.



Dans cette posture, l'eau saumâtre lui arrivait au-dessus des genoux. Elle tira sur ses chaînes, tentant d'approcher ses mains de son corps, mais c'est à peine si elle pouvait toucher ses flancs. Elle se tordit, se dressa sur la pointe des pieds, tentant d'amener ses seins à portée des doigts de sa main droite. Il s'en fallait de quelques centimètres qu'elle y parvînt. Elle dut une fois de plus se résoudre à se caresser les flancs, accroissant encore son désir et sa frustration...



Finalement, vaincue par la fatigue, elle s'écroula à genoux et laissa son torse pendre à ses bras et sa tête pencher en avant et répandre ses cheveux roux dans l'eau salie de ses urines et de ses excréments. Le grincement caractéristique de la porte de la crypte raviva son attention. De la visite? Déjà? Un jour s'était donc déjà écoulé depuis son dernier repas? Une torche illumina la salle et un prêtre apparut derrière la grille du cachot. Il jeta un bref regard sur Diane et sur la cellule voisine et se concentra sur d'autres arrivantes. Diane vit deux Nonnes entrer à la suite de l'inconnu.



Elle eut de la peine à reconnaître sœur Agnès et sœur Adèle, car elles portaient un étrange accoutrement: une tunique rouge sang, sans manches, s'arrêtant au-dessus du genou, serrée à la taille par un triple enroulement d'une chaîne noire crochée sur le devant par deux mousquetons ; la tunique était dotée au niveau des seins de deux poches coniques en cuir noir qui les abritaient et les rehaussaient, munie sur la pointe d'une pointe de métal longue de plus d'un centimètre ; en regardant mieux, Diane s'aperçut que, sous les pointes de métal, il y avait un trou dans le cuir par lequel on pouvait voir les mamelons turgescents des deux Nonnes.



Elles portaient également des brassards noirs incrustés de clous arrondis et des sandales de facture standard, mais noires et au talon rehaussé de trois centimètres. Un masque noir leur couvrant le haut du visage parachevait leur habillement. Elles devaient encore porter une ceinture sous la chaîne et une sacoche de cuir... une sorte de grosse bourse... y était accrochée, ainsi qu'un fouet...



Les deux Nonnes déposèrent sur le sol la caisse qu'elles portaient, qui ressemblait à un cercueil d'enfant ; de nombreux trous étaient percés dans les parois, mais Diane ne parvenait pas à distinguer ce qu'il y avait à l'intérieur. C'est alors qu'une troisième Nonne, vêtue comme les deux autres...c'était sœur Furia... apparut, portant sur son épaule le corps nu d'une jeune femme que Diane ne parvint pas à identifier. Elle la laissa tomber sur le sol irrégulier où elle atterrit avec un cri étouffé.



Diane reconnut alors sœur Christine, bâillonnée et ligotée. Cette vision raviva le désir sous-jacent de Diane, mais la fascination du spectacle la retint de chercher à nouveau à se caresser.



Furia détacha sœur Christine et alla l'enchaîner dans la cellule contiguë à celle de Diane.



Le prêtre ne bougeait pas, se contentant de suivre ses assistantes du regard. Pendant que Furia s'occupait de Christine, ses consœurs ouvrirent le "cercueil" et en extirpèrent un corps féminin horriblement déformé: ses coudes étaient ligotés l'un contre l'autre dans son dos, ce qui infligeait une douloureuse traction sur ses épaules et ses pectoraux ; ses chevilles également étaient ligotées l'une contre l'autre et maintenaient ses jambes fléchies par une lanière qui s'enfonçait entre ses fesses. Sa bouche restait curieusement grande ouverte et sa mâchoire se balançait mollement au gré des secousses. Le plus horrible était ses seins: surgonflés, distendus, ballonnés, démesurés... on eût dit une de ces grenouilles qui gonflent leurs joues pour coasser. Leurs mamelons étaient percés d'un anneau auquel était attaché une lanière qui les reliait aux poignet de Suzanne... car c'était elle... cette traction l'obligeait à garder les bras fléchis et écartait de côté les seins globuleux.



Elle remarqua au passage que la lanière des chevilles allait s'attacher à un hameçon fiché dans son clitoris... Elle ne fut même pas détachée ; Adèle fixa autour de son cou un lourd collier d'acier rouillé qu'elle relia par une lourde chaîne au pilier central. Suzanne fut laissée ainsi à plat-ventre sur le sol inégal. Afin qu'elle ne puisse se retourner sur le flanc ou sur le dos, Agnès fixa encore un écarteur entre ses genoux, les lui séparant de près d'un mètre.



-Nous régleront votre cas plus tard, dit le prêtre avant de quitter les lieux, suivi de ses trois chiennes de combat.



***



Dans le réfectoire maintenant aménagé en dortoir, les conversations chuchotées allaient bon train. Toutes les Nonnes étaient assises aux tables qui avaient été resserrées à l'une des extrémités de la salle et, comme on avait dû se débarrasser de certaines, les sœurs étaient obligées de se serrer les unes contre les autres ; ce n'était pas désagréable étant donné que leur court vêtement les condamnait à grelotter en permanence. Elles attendaient l'arrivée des plats avec impatience en échangeant les dernières nouvelles:



-Il paraît que le cercueil contenait sœur Suzanne...



-Est-ce que vous savez pourquoi nous avons dû amener toutes ces poutres dans l'église?



-Et ces coups de marteaux qui en provenaient?



-Peut-être que le Supérieur fait construire de nouveaux bancs?



-C'est ce que sœur Mathilde a cru apercevoir...



Etc. Et soudain, le silence se propagea comme une traînée de poudre parmi les Nonnes. Le prêtre venait d'apparaître à l'entrée de la salle, suivi par ses cerbères. Seule sœur Mathilde, emportée dans la narration de ce qu'elle avait entr'aperçu, ne le remarqua pas et continua à chuchoter assez fort. Le prêtre s'avança, l'air renfrogné. Sœur Mathilde finit pas se taire et, confuse, se recroquevilla sur son banc. Ingolf continua d'avancer dans l'allée entre les deux rangs de matelas posés à même le sol, de plus en plus furieux. Un silence de mort régnait dans le réfectoire...



-DEBOUT! Sales petites pisseuses impudentes! hurla-t-il soudain.



Toutes les Nonnes sursautèrent à ce soudain éclat. On se lève quand entre le Supérieur! C'est une question de politesse. Toutes se levèrent dans un tonnerre de banc raclant le sol et restèrent immobiles, frémissantes. Ingolf s'approcha d'un pas lent, sans un mot...



-Bâillonnez cette chienne trop bavarde! dit-il d'un ton calme.



Aussitôt, les trois cerbères bondirent sur sœur Mathilde ; Furia la saisit par les coudes qu'elle colla l'un contre l'autre dans son dos, l'immobilisant d'une poigne de fer ; Adèle lui empoigna la tête, une main sous la gorge, l'autre sur le front ; enfin Agnès lui enfourna dans la bouche une grosse balle de caoutchouc noir munie d'une lanière de cuir qu'elle cadenassa derrière sa nuque. La bouche de sœur Mathilde était douloureusement distendue par la boule et ses dents se crispaient vainement sur le caoutchouc. Les trois chiennes la relâchèrent et vinrent se replacer derrière leur maître. Celui-ci reprit la parole:



-Je sais comment vous guérir de cette paresse... Croyez-moi vous allez vous tenir debout, dorénavant! A QUATRE PATTES SUR VOS MATELAS! ET VITE!



Les Nonnes terrifiées se ruèrent sur leurs paillasses et se mirent dans la position ordonnée, leurs pieds nus dépassant du matelas.



-RELEVEZ VOS TUNIQUES, QUE JE VOIE VOS CULS!



Elles obéirent en tremblant. Le prêtre donna à voix basse des instructions à ses assistantes, puis, pendant que sœur Agnès d'elle quittait au pas de course le réfectoire, il arpenta l'allée, contemplant ces rangées de culs blancs. A plusieurs reprises, il donna un coup de pied dans les chevilles d'une Nonne pour les lui faire écarter de façon à ce qu'il pût voir leur sexe épilé. En passant devant celle qui portait le pince-sexe il ne put retenir un rictus. Sœur Agnès revint, portant une petite valise noire. Elle l'ouvrit et les trois assistantes se servirent des objets qu'elle contenait.



Il y en avait deux types: l'un ressemblait à un gros cylindre de six centimètres de diamètre, métallique ; l'autre consistait en une sorte de poche de cuir épais, garni d'un clou acéré de trois centimètres de long, muni de deux lanières cadenassables. Agnès et Adèle prirent chacune une poignée de ces "poches" tandis que Furia se chargeait des cylindres. Et chacune se mit au travail. Les poches venaient s'appliquer sous les talons et les lanières se refermaient sur le pied et autour de la cheville ; elles obligeraient ainsi leur porteuse à marcher sur la pointe des pieds si elles ne voulaient pas s'empaler sur ce véritable talon-aiguille.



Q



uant aux cylindres, Furia les enfonçait sans pitié et d'un coup sec dans le rectum de ses victimes qui hurlaient de douleur et d'humiliation ; les six centimètres d'épaisseur de métal distendaient cruellement leur intestin vierge sur une longueur de vingt centimètres ; mais leur souffrance ne faisait que commencer ; lorsque Furia avait fait pénétrer l'horrible instrument jusqu'à ce qu'il ne dépassât plus de l'anus que trois ou quatre centimètres, elle faisait tourner une clef dans la base de ce gode, ce qui faisait sortir de la hampe une dizaine de pointes qui venaient se ficher dans la muqueuse rectale!



Impossible dès lors de le retirer sans la clef. Durant un quart d'heure la salle résonna des cris et des gémissements des sœurs sodomisées. La seule qui ne cria pas fut sœur Mathilde, mais ce n'était pas faute d'avoir essayé... Lorsque toutes furent enfichées et talonnées, le prêtre leur permit de retourner à table où les attendait leur repas qui commençait à refroidir. C'était un spectacle cocasse que de voir toutes ces jeunes femmes avançant sur la pointe des pieds, grimaçant à chaque pas à cause des douleurs qu'induisait le gode fiché dans leur rectum. Elles se rassirent sur leur banc, mais devaient se tenir obliquement, ne prenant appui que sur une fesse ; les crampes et les douleurs les obligeaient à changer fréquemment d'assise.



Quant à sœur Mathilde, Agnès avait ôté un bouchon dans son bâillon ce qui lui permit, si ce n'est de manger, du moins de boire de la soupe et de l'eau. A un certain moment, un élancement plus violent que les autres, rayonnant de son anus, provoqua un spasme involontaire chez l'une d'entre elle ; ce faisant, elle bouscula sœur Jeanne qui se renversa de la soupe sur le devant de sa tunique blanche. Le liquide chaud la brûla bénignement mais lui arracha un cri de surprise.



Tous les regards se braquèrent sur elle ; le devant trempé de sa tunique était devenu quasiment transparent et moulait sa poitrine avec précision ; ses mamelons, érigés par le contact de la soupe, pointaient sous le tissu humide.



Le prêtre murmura quelque chose à l'oreille de ses chiennes et celles-ci se levèrent d'un bond et se ruèrent sur la maladroite. Furia décrocha la chaîne qui ceignait sa taille et l'enroula prestement autour du cou, des coudes et des poignets de sœur Jeanne, crochant les mousquetons, elle acheva de la ligoter sans qu'elle eût osé protester ; mais la terreur se lisait dans son regard implorant. Sans la moindre pitié, Adèle déchira le haut de sa tunique et lui en rabattit les pans sur les flancs, libérant ses seins lourds.



-Je vais t'apprendre à baver, sale petite truie! dit-elle en sortant de sa sacoche une longue et fine lanière de cuir rouge. Elle se mit à l'enrouler à la base du sein gauche, serrant la chair molle, faisant peu à peu se durcir la mamelle en une sorte de gros oignon rougeaud à la pointe turgescente ; lorsque le sein eut acquis la fermeté d'un grain de raisin, Adèle passa à l'autre sein qui subit le même sort ; elle termina sa tâche en faisant passer la lanière derrière son dos et par-dessus ses épaules avant de l'attacher. Jeanne grimaçait de douleur, des larmes coulaient sur ses joues... Furia lui libéra enfin les bras. Elle déchira le devant de sa tunique de façon à ce qu'elle ne puisse plus couvrir sa poitrine.



-Tu recoudras ta tunique pour qu'elle tienne sur tes épaules, ordonna-t-elle tout en réenroulant sa chaîne autour de sa taille.



-Attends, reprit Adèle, tu oublies quelque chose...



Elle montra deux petites pinces dentées reliées par une chaînette à laquelle étaient accrochés trois grelots. Elle mordit les deux pinces sur les mamelons gorgés de sang de la malheureuse Nonne qui ne put réprimer un cri de douleur.



*****



Le reste du repas se passa sans incident, ainsi que la journée. Les Nonnes se livraient à leurs occupations habituelles sous l'œil lubrique du père Ingolf qui les voyait avec un plaisir sadique se dandiner d'une manière involontairement lascive sur la pointe des pieds, l'arrière de leur tunique légèrement soulevé par le gode. De temps à autre, un tintement de grelot annonçait l'arrivée de l'une ou l'autre des sœurs punies.



La nuit fut très agitée pour les Nonnes. Ni le gode, ni les talons aiguilles ne leur avaient été retirés. Le gode surtout les dérangeait car elles ne savaient dans quelle position s'étendre pour soulager la douleur qui leur vrillait le cul. De surcroît, il y avait moins de matelas que de Nonnes, ce qui les obligeait à une promiscuité inaccoutumée. Il arrivait fréquemment qu'en se retournant, une sœur heurtât le gode de sa voisine, la tirant du demi-sommeil qui l'avait gagnée. La nuit passa ainsi très lentement, constamment interrompue par des gémissements ou des cris de douleurs ; les tintements répétés des grelots n'étaient pas pour améliorer leur condition. Plus le temps passait, plus elles commençaient à ressentir le besoin de vider leurs intestins scellés par le gode monstrueux...



Chapitre IX



La purification



Le matin arriva lentement. La cloche sonna les matines et les Nonnes se levèrent péniblement, hagarde et endolories par leur nuit atroce. Elles firent la queue aux toilettes où sœur Agnès était chargée de leur retirer le gode pour leur permettre de vider leurs intestins perclus, avant de le remettre en place. Elles gagnèrent ensuite sur la pointe des pieds la chapelle pour l'office du matin.



Une surprise les y attendait: les bancs avaient disparu pour être remplacés par des sortes de longs tréteaux alignés dans l'axe de l'église. Les cerbères leurs montrèrent qu'elles devaient s'asseoir à califourchon sur ces nouveaux sièges. La position se montra très rapidement intenable: les tréteaux étaient trop hauts pour qu'elles pussent s'appuyer des pieds sur le sol, de sorte que tout leur poids reposait sur leur entrejambes ; elles avaient alors le choix entre s'appuyer sur le gode anal ou sur leurs labia et clitoris... cruel dilemme entre les alternatives duquel elles ne cessaient d'osciller en grimaçant.



Elles essayaient de soulager au maximum leur poids en s'appuyant sur leurs mains, mais leurs paumes devinrent bientôt tout endolories et garnies d'échardes. Inutile de dire qu'elles avaient de la peine à suivre le sermon du père Ingolf. Celui-ci prenait un malin plaisir à multiplier les prières qui exigeaient que les Nonnes joignissent leurs mains devant elle. Les tréteaux avaient pour autre avantage de relever les pans des tuniques, dévoilant entièrement les jambes de ses filles, désespérément tendues vers le sol, et parfois laissaient même entrevoir leur sexe.



Quant à leur visage, il offrait toutes les variations de la souffrance et de la crispation. Le sermon fut soudain interrompu par un gémissement de douleur et l'une des sœurs tomba du tréteau. Elle se releva en se frottant le pubis et se mit à invectiver le prêtre qui la fixait d'un regard courroucé.



C'était sœur Carine. Ingolf fit claquer ses doigts et aussitôt ses chiennes bondirent de leurs chaises. Carine tenta de se défendre et réussit à décocher un coup de pied dans le ventre de sœur Adèle, la projetant sur le sol pliée en deux et vomissante ; elle empoigna Agnès par les cheveux qu'elle tira furieusement tandis que cette dernière avait croché ses ongles dans ses bras pour tenter de l'en empêcher. Mais Furia arriva par derrière et saisissant à pleines mains ses seins, elle s'en servit pour la tirer en arrière. Aveuglée de douleur, Carine lâcha prise. Elle sentit aussitôt la chaîne de Furia s'incruster dans sa gorge, s'enrouler autour de sa poitrine en lui écrasant les glandes mammaires, s'infiltrer entre ses cuisses et pincer ses lèvres entre les maillons; ses coudes furent enchaînés l'un contre l'autre et elle fut poussée à plat ventre sur le sol.



Agnès se chargea alors d'enrouler sa propre chaîne autour de sa tête, la faisant passer dans sa bouche et sur ses yeux avant de lui plier la nuque en arrière en passant la chaîne dans son dos, entre ses fesses pour la faire remonter devant elle et finalement l'enrouler à la base de ses seins qui jaillissaient de sa tunique déchirée. Elle fut conduite contre une grosse colonne et ses chevilles furent enchaînées de part et d'autre, lui écartant douloureusement les jambes ; finalement, ses chevilles furent enchaînées à un anneau fixé plus haut dans le pilier, ce qui, avec ses bras attachés dans son dos, l'obligea à se pencher en avant.



Adèle, qui s'était entre-temps remise du choc, lui déchira sa tunique lambeau par lambeau, offrant son corps enchaîné entièrement nu à la vue de toutes. Totalement immobilisée, bâillonnée, aveuglée, sœur Carine n'en luttait pas moins encore contre ces chaînes qui la faisaient visiblement souffrir. Lorsque l'épuisement et l'impuissance eurent assourdi les gémissements de la révoltée, Ingolf reprit la parole:



-Comme vous le voyez, Lucifer a envahi ce saint lieu. J'avais déjà découvert quatre Nonnes possédées ; en voilà une cinquième... et je subodore qu'il y en a d'autres. Mais je connais toutes les ruses du démon et je saurai les mettre au jour. Furia, Adèle, Agnès! Amenez les instruments et les possédées!



Les trois chiennes quittèrent en hâte l'église pour revenir en traînant Nathalie dont les poignets joints dans son dos étaient enserrés dans des fers rouillés. Elle était nue, maigre, hagarde, ses cheveux étaient mouillés, elle semblait avoir de la peine à marcher ; ses chevilles portaient la marque des fers qui ne l'avaient pas quittée depuis des jours, mais qui étaient désormais libres ; ses coudes aussi étaient enchaînés, ce qui la forçait à bomber le torse et à mettre en évidence ses seins ; ses dents se crispaient sur un épais bâton attaché derrière sa nuque ; ce "bâillon" n'étoufferait pas ses cris, mais l'empêcherait d'articuler.



Adèle et Agnès portaient une cage cylindrique d'un mètre de haut pour environ septante centimètres de diamètre. Les barreaux étaient largement espacés en carreaux de trente cm de côté, sauf sur le bas de la cage où le maillage était plus étroit. Le fond était composé de deux barreaux disposés en croix. En regardant mieux, on pouvait s'apercevoir que la cage n'était pas vraiment composée de barreaux, mais plutôt de bandes de métal orientées de façon à présenter leur côté tranchant vers l'intérieur.



Agnès ouvrit une porte et Furia força Nathalie à y pénétrer. La porte fut refermée et cadenassée, la cage suspendue dans les airs à un mètre trente du sol. Nathalie comprit aussitôt toute l'horreur de sa situation. Assise dans le fond de la cage, elle devait plier la nuque pour ne pas se heurter au plafond ; en outre c'est à peine si elle avait la place de maintenir ses jambes repliées devant elle. Ce faisant, les lames-barreaux de la cage lui sciaient le dos et les bras. Ses orteils dépassaient entre les barreaux plus resserrés du bas, deux lames s'infiltrant entre ceux de chaque pied. Mais la douleur la plus pénible provenait de son anus et de son périnée qui supportaient presque tout son poids sur l'une des lames transversales du fond de la cage.



Avec ses bras enchaînés, il lui était difficile de changer de position dans cet espace exigu et chaque mouvement faisait osciller sa prison au bout de la chaîne. Bientôt, la pression entre ses orteils devint insoutenable au point qu'elle essaya de modifier son équilibre. Elle essaya de replier sa jambe et réussit à faire rentrer ses orteils à l'intérieur de la cage. Elle appuya alors son talon sur une barre du fond et les pelotes sur l'un des montants. Puis elle fit de même avec l'autre pied... Sa condition s'était un peu améliorée...



Entre-temps, les chiennes avaient amené Suzanne et, sans modifier en rien le cruel harnachement qui lui déchirait les chairs, elles étaient en train de la sangler sur une sorte de haut tabouret ; son dos reposait sur le "siège" et une large ceinture l'y solidarisait, ventre tourné vers le haut. Pendant que Agnès et Adèle augmentaient sa courbure en arrière en pressant sur ses genoux écartelés et sa gorge, Furia l'immobilisa dans cette douloureuse position en faisant passer une chaîne dans sa bouche désarticulée et en la reliant à l'écarteur de ses cuisses.



Le tabouret fut fixé au sol pour éviter qu'il ne basculât. Finalement, un bâton fut également fixé entre ses dents. Il y eut soudain un bruit de chaînes provenant du plafond. Les lames de métal sciaient dans la plante des pieds de Nathalie et elle essayait de se déplacer un peu ; son anus également était en feu et elle se disait que si elle parvenait à faire reposer son poids sur une fesse plutôt que sur son périnée, les douleurs seraient bien plus supportables.



Les cerbères amenèrent alors Diane elle aussi bâillonnée par un bâton qui se laissait docilement mener par une chaîne passée autour de son cou. Agnès et Adèle montèrent à la hâte un étrange engin: il s'agissait d'un carcan vertical placé perpendiculairement à un tréteau.



Diane fut déposée dos contre le tréteau et le carcan fut refermé sur son cou et ses poignets. Le tréteau s'arrêtait au niveau de son coccyx ; ses chevilles furent sanglées aux pieds du tréteau, lui arquant le dos en arrière et lui écartant les cuisses. Ses seins dressés furent placés entre deux planchettes qui furent serrées l'une contre l'autre et attachées, écrasant sans pitié ses glandes mammaires. Cette position dévoilait de manière odieusement obscène les parties génitales de la jeune femme et tout le monde put voir le liquide visqueux qui bavait de son vagin grand ouvert.



Rapidement, le tréteau causa de violentes douleurs dans le dos tordu de la rouquine dont le corps se couvrit de sueur. Le sang qui lui descendait au visage la gênait terriblement et elle tentait de garder la tête haute, mais les muscles de son cou ne la soutenaient jamais très longtemps...



- AAAAAAAIIIIIIIIII OOOOOOUUUUUHHHH!.



La jambe gauche de Nathalie venait de passer par l'une des ouvertures du bas de sa cage. La malheureuse appuyait maintenant sur ses labia et son clitoris. Elle essaya de remonter sa jambe, mais à chaque fois son genou se heurtait au barreau et l'empêchait de la faire revenir dans la cage ; son équilibre avait été modifié et semblait interdire tout retour en arrière. Aussi atroce qu'avait été sa situation précédente, celle-ci était encore bien plus cruelle et Nathalie s'insulta d'avoir voulu en changer ; son pied avait soudain glissé et elle avait atterri de tout son poids sur son sexe délicat.



A cette vue, toutes les Nonnes crispèrent les yeux et grincèrent des dents, ressentant une partie de sa souffrance dans leur propre entrejambes. Mais déjà les chiennes d'Ingolf amenaient la dernière prisonnière: Christine. Elles la couchèrent à plat ventre sur le sol avant de lui enchaîner les chevilles en croix, puis en y reliant ses poignets, dans son dos. Ses coudes furent enchaînés l'un contre l'autre et un bâton-bâillon glissé entre ses dents crispées avant qu'elle soit suspendue par ses quatre extrémités.



Cette position lui désarticula douloureusement les épaules et la hanches et tira fortement sur ses pectoraux et abdominaux. Ses pieds et ses mains blanchirent rapidement par manque d'irrigation. Alors, Ingolf reprit la parole:



-Mes filles, ces cinq putains de Belzébuth sont exposées devant vous. J'espère avoir purifié ce couvent de leur présence impie, mais je ne puis en être sûr. Vous allez maintenant faire preuve de votre innocence en venant aggraver les tourments de ces truies lascives. Levez-vous et punissez ces succubes sataniques de leur présence sur cette terre!



Craignant de se faire accuser de complicité, les Nonnes se ruèrent sur leurs cinq malheureuses sœurs et rivalisèrent d'ingéniosité pour leur arracher des hurlements: gifles, coups de poings et de pieds plurent sur sœur Carine, enchaînée à sa colonne ; Diane hurla sous les pincements et les coups infligés à ses seins et son sexe découvert, de même que Christine. Suzanne fut légèrement épargnée, car la monstruosité de ses seins et la cruauté de sa position emplissait de terreur ses anciennes camarades.



Quant à Nathalie, c'était celle qui semblait le plus à l'abri, de sorte que ce fut celle sur laquelle on s'acharna le plus... Certaines se suspendirent à sa jambe libre, accroissant la pression du barreau sur son sexe. On la pinça à travers la cage, on lui cracha au visage ; sœur Jeanne entreprit de tirer par accoups sur sa cheville droite, faisant à chaque fois tinter les grelots qui reliaient ses seins violacés ; Nathalie comprenant avec horreur où elle voulait en venir, résista de toutes ses forces, mais lorsque sœur Hélène joignit ses efforts à sœur Jeanne, elle ne put plus résister: sa seconde jambe traversa les barreaux et elle se retrouva assis à califourchon sur l'étroite bande de métal qui lui écrabouillait le clitoris et séparait ses lèvres.



Avec ses mains attachées, Nathalie n'avait aucun moyen de réintégrer ses jambes et ne put que tenter de donner des coups de pieds à ses anciennes amies. Un effet secondaire de cette nouvelle position fut de dégager sa poitrine qui put dès lors offrir une nouvelle cible aux attaques des Nonnes.



Jeanne imagina d'utiliser un cierge pour brûler son sexe martyrisé dont les lèvres semblaient embrasser le barreau qui l'écrasait. Ses poils prirent feu et l'ensemble du mont-de-Vénus fut dévoré par les flammes. Après son sexe, ce fut le tour de ses pieds et des seins de sentirent la morsure du feu. Nathalie hurlait sans discontinuer, se tordait dans sa cage, essayait d'échapper aux mains cruelles de ses sœurs...



Sœur Hélène reprit l'idée du cierge mais en utilisa la cire bouillante qu'elle fit couler sur les corps distendus des quatre autres possédées. Sœur Patricia surprit tout le monde en revenant de la buanderie avec un sac de pincettes qu'elle se mit à crocher sur les corps des suppliciées avec une dispendieuse générosité: mamelons, seins, clitoris, labia, visage, orteils... tout y passa et aucune des prisonnières ne fut épargnée.



Quand son sac fut vide, elle se servit d'épingles pour continuer à les tourmenter, s'ingéniant à les planter dans les seins et les sexes offerts qui se mirent à ressembler à des hérissons...



-HALTE! cria soudain la voix de l'exorciste. Je vais maintenant me mettre à la recherche des possédées présomptives. A GENOUX! FRONT A TERRE! ET LEVEZ BIEN HAUT VOS PETITS CULS!



Les Nonnes obéirent promptement et bientôt Ingolf n'eut plus devant lui que les disques clairs des postérieurs dressés des ses filles. Il se promena de l'une à l'autre et passait à chaque fois son index rugueux entre leurs labia déplumées. Les sœurs frissonnaient d'humiliation mais n'osaient protester.



Lorsqu'il eut testé sœur Jeanne, il fit un signe à ses chiennes qui, en un clin d'œil, couvrirent la malheureuse de chaînes et lui arrachèrent sa tunique: elle se retrouva cruellement ligotée, le sexe écartelé par un maillon, poignets et chevilles liés dans son dos, un bâton en travers de la bouche. Ses compagnes tremblèrent au son de la lutte, mais n'osèrent se retourner pour voir qui était enchaînée ni pourquoi. Ingolf reprit son inspection.



Sœur Patricia et sœur Lise subirent le même sort. Quand il eut inspecté toutes les Nonnes, Ingolf leur permit de se relever.



-J'ai trouvé trois autres possédées! Regardez-les! Leurs sexes bavent de plaisir à la vue de leurs sœurs torturées! c'est un signe qui ne trompe pas! ce sont des putains diaboliques!



Effectivement le pubis rasé de ces trois sœurs luisait de leur mouille... Deux grosses cordes furent enroulées à la base des seins de Sœur Jeanne, par-dessus les lanières rouges, et elle fut suspendue par eux trente centimètres au-dessus du sol. Sœur Patricia fut enfermée dans un coffre tout juste assez grand pour l'abriter. Quant à Sœur Lise, elle fut suspendue par les chevilles, jambes douloureusement écartelées.



-Demain, reprit Ingolf, ces huit traînées pourront à nouveau sucer leur Maître dans les tréfonds de l'Enfer!



Chapitre X



Crucifixions



Durant toute la nuit, les murs de l'église se renvoyèrent les gémissements et les plaintes des suppliciées. Le soleil se leva enfin sur la nef dans laquelle régnait un silence que seule une extrême fatigue avait pu imposer. La cloche sonna les Nonnes entrèrent et s'alignèrent sur les bas-côtés, le Prêtre s'avança entre les colonnes suivi de ses chiennes rouges. Il vint se placer au milieu du chœur, devant les possédées qui recommençaient à remuer faiblement.



-Mes filles! Le jour que vous attendez toutes depuis longtemps est enfin arrivé: Ce matin, l'esprit de Dieu va réinvestir cet établissement blasphématoire et en expulser les âmes impies. Notre Seigneur m'a désigné pour appliquer Sa loi implacable et m'a communiqué pendant mes prières le mode d'exécution qui devait être appliqué: ce sera la crucifixion!



Un frémissement parcouru l'assemblée.



-Oui, mes brebis, je sais ce que vous pensez: c'est trop d'honneur que de leur faire subir le même supplice que Notre Seigneur. C'est pourquoi nous allons, tel Saint-Pierre, faire preuve d'imagination. Je vous invite maintenant à me suivre dans le cloître.



Il retraversa les rangs et derrière lui s'assemblèrent en silence les Nonnes qui n'osaient trop regarder du côté des possédées autour desquelles les chiennes s'affairaient. Ils arrivèrent dans le grand cloître dans le jardin duquel huit longues croix de bois étaient alignées sur le sol.



Les Nonnes se répartirent dans le péristyle tandis que le Prêtre s'asseyait sur une petite estrade. Les trois assistantes ne tardèrent pas à arriver, conduisant en laisse Sœur Patricia.



Liste des crucifixions:



• Face à la croix, des pointes à hauteur de poitrine, clouée par le sexe et les mains



• Le sexe reposant sur une lame aiguisée, chevilles remontées en arrière



• Le torse pressé en avant par des pointes dans le dos, jambes obscènement écartées, les pieds étant cloués la plante contre les cotés de la croix



• Face à la croix, clouée par les pieds à la barre transversale, pliée en arrière et poignets cloués avec les pieds



• Pieds cloués de part et d'autre de la barre transversale derrière le tendon d'Achille, poignets cloués dans une perche fixée à son cou, seins transpercés par une chaîne accrochée à un gode planté dans son sexe



• Face à une croix fine, seins attachés de l'autre côté, en dessus de la traverse, poignets cloués lâchement à celle-ci, chevilles enchaînées de l'autre côté et alourdies, perche verticale entourée de fil barbelé



• Face à la croix, clouée par les seins et les poignets, chevilles enchaînées. Genoux maintenus écartés par une barre transperçant ses seins



* * *

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Par TSM
Publié il y a 3 ans
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