La peur de l'isolement social : ce qui rend l'acceptation totale si difficile

J'ouvre un sujet de réflexion , qui part d'un constat personnel : je me suis rendu compte que ce qui rend, pour moi, l'acceptation totale de l'abdl si difficile, ce n'est en fin de compte pas tellement la peur du jugement, mais plutôt la peur de l'isolement social. La peur de me retrouver seul, sans lien sociaux, abandonné. Je pense que c'est une peur très présente et très forte pour les animaux sociaux que nous sommes. C'est dur à dépasser, j'en ai meme rêvé un jour, que je me retrouvais seul avec mes couches, c'était vraiment triste :( Qu'est-ce que ça vous inspire ?
il y a 1 heure

Ça m'inspire des milliers de vies.

Les personnes homosexuelles il n'y a pas si longtemps que ça puisque passibles de peine de prison jusqu'en 1981.

Les personnes trans, """soignées""" comme les personnes homo à grands coups d'electrochocs pour être ""converties"".

La transidentité n'est plus considérée comme une maladie psychiatrique depuis 2010 mais impose malgré tout 2 ans de suivi... Psychiatrique pour avoir droit à une opération de reassignation sexuelle.

Ça m'inspire les femmes qui font in boulot jugés masculins et qui sont rabaissées en permanence. Des hommes qui font des boulots estimés féminins et qui sont en permanence critiqués ou suspectés de toutes les perversions (sage-femme qui n'a pas de traduction masculine, puisque la sage femme, selon les interprétations lexicales, n'est pas la personne qui aide à l'accouchement mais la personne qui accouche...) nounou, assistant maternelle...

Se sentir isolé.e dans notre société, je suis certaine que beaucoup parmi nous l'ont ressenti au moins une fois dans leur vie sans appartenir aux personnes pré-citées.

Longtemps je me suis forgé un bunker doublé d'une forteresse défendue par toutes sortes d'armes de destruction massive.
Je tirais d'abord et je posais les questions ensuite.
(bon ça m'arrive encore, mais je suis beaucoup plus calme aujourd'hui... 😅)

Du coup j'ai appris à vivre sans les autres, à ne plus être dépendante affectivement. Je rejette avec violence la moindre approche trop suspecte de drague et je n'hésite pas à bloquer la personne si elle devient trop lourde.

Il arrive donc parfois qu'on crée notre propre isolement et que cela déborde sur notre compatibilité sociale.
Ce monde me fait peur aujourd'hui.
Non pas que j'en craigne sa violence, mais parce que j'ai parfois l'impression d'être la seule à voir ce qui nous pend au nez et comme j'aspire à une vie courte, j'ai pas envie de me battre.
Mais j'ai peur pour ceux qui restent.
il y a 1 heure

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